Les reines de sang : Cléopâtre la reine fatale T.2

Scénario : Thierry Gloris & Marie Gloris
Dessin : Joël Mouclier
Éditeur : Delcourt
Date de sortie : 7 novembre 2018
Genre : Histoire

Le scénario est superbement emballant, entre les rêves impliquant les divinités égyptiennes et la réalité des faits sans ménagement : il y a de quoi espérer un film ! D’autant plus que Joël Mouclier a un certain talent pour les fresques historiques… peut-être moins pour maintenir la constance souhaitée pour une bande-dessinée.

Présentation de l’éditeur :

Second volet de l’histoire de la plus célèbre des reines d’Égypte. Cléopâtre a conquis le cœur de Marc Antoine, celui de Jules César et celui du peuple égyptien en régnant sans partage sur la fertile Égypte.

La belle Cléopâtre pousse Jules César à faire respecter le testament de son aïeul Ptolémée XII qui souhaitait qu’elle règne avec son frère sur le trône d’Égypte. Évidemment son pharaon de frère ne voit pas cela d’un bon œil et tente de s’en prendre à elle. Le torchon brûle et la guerre s’engage entre les deux hommes, entraînant dans son sillage, mort et destruction.

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Mon avis :

Quand Delcourt qualifie cette série de « long métrage », on comprend sans peine. Le scénario est superbement emballant, entre les rêves impliquant les divinités égyptiennes et la réalité des faits sans ménagement : il y a de quoi espérer un film ! D’autant plus que Joël Mouclier a un certain talent pour les fresques historiques… peut-être moins pour maintenir la constance souhaitée pour une bande-dessinée. Il faut dire que la qualité graphique est indéniable quand les cases sont prises séparément, hors de leur contexte. Une fois réunie pour en faire une page complète : il y a de quoi y perdre son latin, son grec et même son arabe.

Ne fusse que Cléopâtre : bien qu’elle soit métissée avec des origines méditerranéennes et maures, la voir tantôt avec les traits de statues grecques, tantôt typée arabe, tantôt quasi noire…. Ça fait beaucoup de changements pour une seule personne. De même, César semble posséder le don de jouvence : une fois jeune, une fois vieux et ne parlons même pas de ce pauvre Marc-Antoine qui passe du playboy de l’Antiquité au rustaud des temps modernes. Tout cela rendant finalement un dessin bancal avec pourtant un talent certain.

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Heureusement que le scénario redore le blason de tous ces hommes en armures et cette reine plantureuse, sachant jouer de ses charmes avec la gent masculine romaine. Tous succombent à son charme, tant et si bien qu’elle obtient toujours ce qu’elle souhaite. La couronne de Pharaon, l’enfant de César… et même la reconnaissance paternelle de celui-ci à l’égard du jeune Césarion. Une mise en place des différentes pièces de l’échiquier présageant une suite grandiose menant à la fin tragique bien connue de cette reine.

C’est donc avec impatience, tout en espérant un peu plus d’homogénéité dans les traits des personnages, que j’attends la suite à venir.

ShayHlyn.

 

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