Marshal Bass – tome 3 – son nom est personne

Scénario : Darko Macan
Dessin : Igor Kordey
Éditeur : Delcourt
56 pages
Date de sortie :  août 2018
Genre : western

 


Marshal Bass a poursuivi les pires malfrats de l’Ouest américain mais cette fois ses proies sont bien plus récalcitrantes.

marshal bass T3_pl

Présentation de l’éditeur

Dans la ferme de River Bass, Bathsheba, sa femme, s’occupe de ses nombreux enfants. Don Heraclio Vega, un riche propriétaire mexicain, profite de l’absence du marshal pour passer faire des avances à la mère de famille mais cette dernière n’est pas d’humeur. Sa fille ainée a disparu avec un indien de passage dont elle s’est entichée. Pas un mot, pas un au revoir, Dieu seul sait où elle peut être.

 

Mon avis

Cette série est comme un bon vin, elle se bonifie avec le temps. Si les histoires concoctées par Darko Macan reposent toutes sur un socle et une intrigue assez classiques, il y a toujours deux ou trois points dans le récit qui apportent une pointe d’originalité. Cette fois, le marshal va devoir se lancer à la recherche de sa propre fille « enlevée » par un ravisseur métisse. Cette traque va le mener sur la piste de sa propre histoire qui va lui revenir comme un boomerang en pleine poire. A ce passé qui refait surface compliqué à gérer, se greffe une bande de malfrats qui veut la peau de Bass. Et en plus il fait froid et il neige… Bref, une fois de plus le marshal va mettre les pieds dans une spirale de violence qui va laisser des traces et ouvrir de nouvelles plaies peut-être irréversibles.

La violence sans concession, c’est un peu la marque de fabrique de ce western. Mais si elle est omniprésente, tant physique que morale ou psychologique d’ailleurs, elle n’est jamais gratuite et rentre toujours à bon escient dans le cadre du récit. Un récit fort bien écrit, dont les rebondissements ne manquent pas de ferrer le lecteur et de lui faire accepter plus facilement les scènes de violence.

Le dessin d’Igor Kordey est toujours aussi puissant et expressif dans l’intention. Les ambiances sordides et glaciales ont un rendu parfait, bien aidé cette foi-ci par une mise en couleur mieux maitrisée que dans les précédents volumes. Autre marque de fabrique de cette série, le dessin en double page. Il est ici bluffant et de toute beauté : un levé de soleil dans un bois de boulots enneigé … on s’y croirait.

Voilà un western qui se fait tranquillement sa place dans le genre, avec des histoires bien écrites et un personnage qui prend de l’épaisseur.

A suivre, donc.

Loubrun

 

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