Le chant des runes – tome 3 – Les oubliés de l’autre monde

Scénario : Sylvain Runberg
Dessin : Jean-Charles Poupard
Éditeur : Glénat
48 pages
Date de sortie :  29 août 2018
Genre : thriller, policier, fantastique


« Les Ossedax. C’est un peuple guerrier, toujours resté en retrait des activités humaines, localisé dans le nord de la Suède, en territoire Sami.

Ils sont surnommés, les mangeurs d’os. »

Présentation de l’éditeur

Elles ne sortent de l’ombre que pour mieux vous y plonger

Alors qu’elles sortent d’un match de football à Stockholm, Eva et deux de ses amies se font agresser par un groupe de hooligans en furie. L’affrontement est si violent que l’une d’entre elles finit dans le coma. Eva a à peine le temps d’encaisser le choc qu’elle est appelée sur une nouvelle affaire avec Josef : de mystérieuses disparitions de réfugiés syriens dans le nord de la Suède, quelque part dans les terres sauvages de Laponie. Une nouvelle enquête liée aux créatures de « l’Autre Monde »…

le chant des runes T3_pl

Mon avis

Nous retrouvons les deux enquêteurs de l’étrange, Eva Sundström et Josef Wörg, dont nous avons fait la connaissance dans le premier diptyque de ce polar fantastique dans lequel Sylvain Runberg y mélange avec habileté thriller, fantastique, mythologie scandinave et sujets d’actualité.

Comme le laissait présager le cliffhanger à la fin du premier cycle, ce deuxième chapitre nous emmène sur des sentiers où le monde parallèle à la part belle, mais pas que. Et c’est justement ce qui fait l’originalité et la force de ce récit où les deux mondes se posent en reflet l’un de l’autre et parfois se confondent. Quand les humains sont parfois capables des pires monstruosités (l’Histoire et l’actualité le prouvent tous les jours), on finit par se demander qui des créatures de l’autre monde ou de notre monde faut-il redouter le plus, qui sont les vrais monstres, ou qui sont les vrais oubliés … Dès le titre qui prend alors un double sens, les questions se posent à demi-mots sur fond de violence urbaine, violence gratuite, xénophobie et situation des réfugiés, sujets qui forment le socle de ce nouveau cycle qui ne manque pas, aussi, d’action et d’hémoglobine.

Graphiquement, le trait de Jean-Charles Poupard est toujours un régal pour les yeux et d’une efficacité à toute épreuve. Classique et simple, il va à l’essentiel en proposant des cadrages bien choisis et un découpage qui laisse la part belle à l’action.

Comme dans le premier diptyque, l’histoire vire largement au fantastique et laisse le lecteur sur un cliffhanger laissant présager de bons gros frissons !

Du divertissement intelligent qui permet aussi d’avoir une autre approche de l’actualité, bien écrit et bien dessiné, je ne vois pas de raison de s’en priver !

Loubrun

 

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