DoggyBags OneShot – Mapple Squares

Scénario : David Hasteda
Dessin : Ludovic Chesnot
Éditeur : Ankama
160 pages
Date de sortie :  31 août 2018
Genre : thriller, polar

 


L’esprit DoggyBags dans un One-Shot polar avec son savoureux ramassis de psychopathes !

Présentation de l’éditeur

Mapple est une petite ville de 300 habitants située au Nebraska – quelque part au centre des États-Unis – qui doit sa gloire passée à son ancienne fabrique de bonbons, les Mapple Squares. Depuis que la confiserie a fermé, tout s’est effondré : Mapple est devenue une ville fantôme, et l’ancienne confiserie un institut pour malades mentaux, ou plutôt… une maison de retraite pour psychopathes !

Deux agents du FBI se rendent sur les lieux pour enquêter sur de mystérieuses disparitions…

mapple squares_pl

Mon avis

Vous connaissez ce film de Tarantino (Eh oui, encore lui !), Une nuit en enfer ? Le genre de film qui vous embarque sur une piste déjà bien déjantée et qui tout d’un coup prend un virage à 180° pour vous déposer dans une dimension d’un autre monde  complètement surréaliste, à 10.000 lieues de ce à quoi vous vous attendiez.

Eh bien, ce deuxième opus de DoggyBags OneShot a une filiation certaine avec Une Nuit en Enfer – même si on n’est pas du tout ici sur le thème des vampires – , ou du moins avec ce genre de cinéma. C’est même à vrai dire encore bien plus flippant que les vampires. Même si la violence de cette histoire est perceptible dès les premières pages, ça démarre assez pépère sur une enquête d’un duo de flic du FBI comme on en a vu des centaines au cinéma et en BD. Le flic chevronné au vécu bien tassé associé à la petite stagiaire toute nouvelle qui n’a pas l’intention de se laisser emmerder par les machos de service. Bref du déjà vu. Jusqu’au fameux virage où l’on comprend alors que la marche arrière ou le demi tour sont impossibles ! La violence monte de trois crans d’un coup et les pages sentent à plein nez la poudre et l’hémoglobine. Croyez-moi, si vous pensez avoir déjà tout vu et tout lu sur les psychopathes, vous vous fourrez le doigt dans l’œil jusqu’au coude. Cette histoire est complètement dingue et ultra violente. Ça n’est qu’une histoire bien sûr, mais comme la collection DoggyBags a le souci d’instruire aussi son public, il y a les fameux dossiers DoggyBags qui nous racontent les méfaits de quelques psychopathes notoires, bien réels eux, et qui font bien froid dans le dos : Charles Manson ; David Koresh (souvenez-vous, le siège de Waco en 1993) ; Jim Jones. En lisant ces dossiers, on se dit alors que cette histoire pourrait très bien exister pour de vrai …

Côté dessin, on est dans le pur style DoggyBags, c’est à dire sans concession. L’histoire est violente, le dessin l’est tout autant et se doit de servir au mieux la violence du propos. C’est à ce titre très réussi. Les personnages prennent des traits caricaturaux poussés à l’extrême montrant encore un peu plus le caractère surréaliste des situations et la folie générale qui s’empare de la petite ville de Mapple.

Ce deuxième tome de DoggyBags One Shot est une vraie réussite mais à ne surtout pas mettre entre n’importe quelles mains !

Loubrun

 

6 commentaires sur “DoggyBags OneShot – Mapple Squares

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    1. Vu le film qui m’a rappelé le bon vieux Evil Dead et qui m’a donc un peu déçu car c’est too much et trop caricatural… ça perd donc de son charme et devient du grand guignol pour passer du genre « horreur » à « comique »! 🙄

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  1. Ce qui est dommage avec les titres DoggyBags c’est que les histoires, écrites à la mode U.S, sont très bonnes mais le dessin est souvent lamentable ! ici l’attrait visuel n’incite pas à lire l’album

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    1. « lamentable » me semble excessif comme terme même si je reconnais que le dessin n’est pas d’un abord facile. Mais le style, en tout cas sur ce titre, est en parfaite adéquation avec le propos. Il faut franchir le cap des appréhensions ce qui peut-être facilité par une bonne histoire, ou en tout cas une histoire bien écrite.

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      1. J’ai l’habitude, certainement à tort, de ne pas m’accrocher si je n’aime pas le dessin et là, je n’aime pas du tout, désolé.

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