Crépuscule
Scénario : Antoine Dole
Dessin : Vinhyu
Éditeur : Glénat
216 pages
Date de sortie : juillet 2018
Genre : seinen, magical-girls, aventure.
Clairement d’inspiration nippone, 4life respire l’occident. Ne fusse que dans la façon de parler des protagonistes. Pour avoir lu « je-ne-sais-plus-combien » de BD made in Japan, la façon d’ĂŞtre, de parler, d’interagir, … est diffĂ©rente, mais ce qui n’empĂŞche pas ce nouveau manga – premier essai du genre pour l’auteur français Antoine Dole – d’ĂŞtre intĂ©ressant quand on aime les aventures de magical-girls.
PrĂ©sentation de l’Ă©diteur :
Enfilez vos cosplays et prĂ©parez-vous au combat, c’est une question de survie !
Alors qu’elles étaient tranquillement installées dans le bus en direction d’un concours de cosplays, quatre amies sont victimes d’un accident de la route. À leur réveil à l’hôpital, plus rien n’est pareil ; elles développent des pouvoirs liés aux tenues qu’elles portaient au moment de l’accident.
Quand les jeunes filles commencent Ă dĂ©couvrir l’étendue de leurs nouvelles capacitĂ©s, de mystĂ©rieuses crĂ©atures envahissent la ville et semblent attirĂ©es par les adolescentes et leurs costumes. Ces dernières doivent alors s’organiser pour faire face Ă deux grandes menaces : les ombres qui les traquent et avalent la ville, mais aussi leurs costumes qui semblent prendre peu Ă peu possession d’elles. DĂ©sormais, les quatre amies doivent lutter ensemble pour comprendre l’origine de cette transformation, et pour ne pas disparaĂ®tre…
4Life raconte la (sur)vie de 4 jeunes filles devenues des Magical Girls malgré elles…

Mon avis :
Clairement d’inspiration nippone – en mĂŞme temps, il s’agit d’un manga donc bon… – 4life respire l’occident. Ne fusse que dans la façon de parler des protagonistes. Pour avoir lu « je-ne-sais-plus-combien » de BD made in Japan, la façon d’ĂŞtre, de parler, d’interagir, … est diffĂ©rente, mais ce qui n’empĂŞche pas ce nouveau manga – premier essai du genre pour l’auteur Antoine Dole – d’ĂŞtre intĂ©ressant quand on aime les aventures de magical-girls.
Nous avons donc 4 jeunes filles qui, suite Ă un accident alors qu’elles se rendaient sans nulle doute Ă la plus grande convention europĂ©enne sur le Japon qui se dĂ©roule Ă Paris en dĂ©but juillet – je suis sĂ»re que vous voyez de quoi je parle – elles se retrouvent avec les pouvoirs inhĂ©rents Ă leurs costumes et poursuivies par une ombre noire menaçante.

J’ai envie de dire que c’est classique, mais pourquoi changer une Ă©quipe qui gagne quand on sait que « magical girl » et « esprit dĂ©moniaque » font si bien l’affaire ?! Qui plus est, Antoine Dole a eu l’idĂ©e de diffĂ©rencier fondamentalement chacune de nos hĂ©roĂŻnes pour permettre aux lecteurs d’y trouver leurs idoles. Entre la magical girl traditionnelle, l’androgyne, la cow-boy sexy et… point que j’aime le moins, mais personnage que j’aime quand mĂŞme : l’animorphe.
Tam, telle est son nom, est certes adorable, mais je trouve un cĂ´tĂ© bĂŞta Ă cette demoiselle ronde qu’on affuble d’un don « WTF », me demandant pourquoi elle n’a pas droit Ă un aspect sexy rebelle comme les autres ?! (parce que je suis ronde et que c’est un rien lassant d’ĂŞtre vue comme « la bonne copine des minces » qu’il faut protĂ©ger ou qui nous fait juste bien rire… petit coup de gueule fermĂ©, sorry les gens, fallait que ça sorte).

Cela Ă©tant dit, l’intrigue est intĂ©ressante. Le mystère plane (c’est le cas de le dire) et les voix dans la tĂŞte de celle qui semble ĂŞtre la leader du groupe titille les neurones. Qu’est-ce qui se passe ? Y a-t-il un espoir de retour en arrière ? Des survivants ? Sur ce point, Antoine Dole commence bien ! Et le dessin de Vinhnyu n’est pas en reste. Les personnages sont vivants, les cases dynamiques. On sent la cadence, qu’elle accĂ©lère ou qu’elle ralentisse, de sorte qu’on vit l’histoire.
Ça donne matière à vouloir lire la suite quand on aime les lycéennes aux super pouvoirs !
ShayHlyn.





