Le Fantôme de l’Opéra

Scénario : Tyler Boss
Dessins et couleurs : Martin Simmonds
Éditeur : Urban Comics
120 pages
Date de sortie : octobre 2026
Genre : fantastique, policier, romance

« Je ne suis en aucun cas un fantôme, ma chère. Voyez en moi un ange envoyé pour veiller sur vous. »


Présentation de l’éditeur

L’Opéra Garnier vient d’être le théâtre d’une série de crimes violents qui ébranlent tout Paris. Au milieu de ce chaos, Christine Dubois ne tardera pas à découvrir que personne ― surtout pas la mystérieuse voix qui murmure depuis les combles ― n’est ce qu’il semble être. Alors qu’un vieil ami revient pour enquêter sur ces attaques troublantes, Christine comprendra qu’il n’existe aucun moyen d’échapper au fameux Fantôme de l’opéra.

Mon avis

Dans la belle collection Universal Monster d’Urban Comics, voici l’un des plus fantastique mythe du récit horrifique, porté à maintes reprises à l’écran. Le Fantôme de l’Opéra écrit par Gaston Leroux en 1909 rejoint donc d’autres créatures et créations mythiques du genre tels que L’Homme Invisible, La Créature du Lac noir, Dracula, ou Frankenstein. Sauf que le Fantôme est différent. Taxé de monstre pour son physique hideux – derrière son masque, son visage a été déformé par de l’acide – et pour les meurtres qu’il a commis, il hante les sous-sols de L’Opéra Garnier et joue de son pouvoir psychique pour envoûter une jeune actrice du palais Garnier. Pas de pouvoirs surnaturels, pas de force physique herculéenne, juste une force de séduction quasi hypnotique.
Comme je le disais, les adaptations cinématographiques furent nombreuses, la première datant de 1923, à l’époque où le cinéma était encore muet. Pour adapter ce classique de la littérature de genre, Tyler Boss s’inspire non pas directement de l’œuvre elle-même mais du film d’Arthur Lubin de 1943, déjà très librement adapté. Une adaptation en couleur donnant la part belle à la musique, aux décors grandiloquents, aux fastes de l’opéra et empreint d’un romantisme sombre.
Ici, les personnages sont un peu remaniés et le côté policier de l’œuvre prend le dessus sur le côté fantastique, reléguant parfois au second plan le Fantôme et son caractère diabolique de grand maître de l’illusion.
Cette adaptation BD est envoûtante.Tant par la narration lente aux relents romantiques que par son graphisme et son découpage audacieux, dont chaque case relève plus de la peinture que du dessin. La tonalité très sombre des planches renforce l’ambiance angoissante et étouffante qui règne dans le monument. Un monument que l’on voit peu, mais omniprésent nous dévoilant de ci de là un bout d’escalier, un bout de loge, un bout de scène, un bout de salle, un bout de cave. Tant de recoins, pièces d’un labyrinthe du quel le fantôme se veut prisonnier.
Laissez-vous envoûter par ce fantôme mélomane.

Loubrun

ScénarioDessinico_Album
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