The Dungeon of Black Company T.1

Auteur : Youhei Yasumura
Éditeur :
Komikku
Sortie : 05/07/2018
Genre : fantasy, aventure, action.

Dans cet univers fantastique où nous imaginerions plus vite des chevaliers en quête d’aventures contre des dragons, nous retrouvons ce jeune homme prêt à tout pour retrouver la nonchalance et la belle vie qu’il avait sur Terre. En compagnie d’un autre adepte du « moins j’en fais, mieux c’est » et d’un monstre glouton plutôt jolie, Kinji va tout tenter pour devenir le premier neet de cette civilisation.

Présentation de l’éditeur :

Donjon, Dragon et Patron ! Faites fortune dans la première série fantasy prolétarienne !

Kinji est un bon à rien de classe mondiale. Après de nombreuses opérations financières qui lui ont beaucoup rapporté, il n’a plus besoin de travailler et se délecte de voir les autres se tuer à la tâche. Mais un jour, il est tout à coup transporté dans un autre monde peuplé de créatures humanoïdes. Il se retrouve alors criblé de dettes et il doit travailler dans une mine de pierres magiques.

Des horaires interminables aux conditions de vie exécrables, il touche le fond et se retrouve au plus bas de l’échelle sociale. Il découvre cependant un passage secret qui peut le mener vers les profondeurs de la mine où se trouvent les pierres les plus précieuses. Il entraine un collègue dans cette expédition, mais ils tombent vite sur un monstre géant et avide de chair fraiche. Kinji qui a plus d’un tour dans son sac passe un marché avec ce dernier : il les protègera contre les autres monstres et en échange ils le nourriront. Mais dans ce monde, même les plus travailleurs ne sont pas toujours récompensés et Kinji va connaître de nombreuses déconvenues. Excédé contre cet univers esclavagiste, il va lancer une révolte dans son propre intérêt !

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Mon avis :

Le capitalisme est partout ! Même dans les univers d’héroïc-fantasy ! Kinji va l’apprendre à ses dépends en tombant dans un trou noir le plongeant, en slip, dans un monde parallèle où la vie se résume à travailler, travailler, travailler et en mourir. Sauf que ce héros hors du commun, forcé de creuser dans les mines de pierres magiques à s’en faire des cloques aux mains, n’a qu’un but dans la vie. Que ce soit sur Terre ou dans ce nouveau monde : il est un neet confirmé !

Mais qué cé cé ça un « neet », me direz-vous. Et bien c’est un « no education, employment or training ». Et en français ? Quelqu’un qui n’est ni étudiant, ni employé, ni stagiaire. Un glandeur, pour faire court. Mais il existe différentes manières de se la couler douce : soit on reste chez papa et maman, à se faire entretenir (Un Tanguy si vous préférez), soit après avoir trouvé la clé du succès pour ne plus rien faire passé la vingtaine.

C’est le cas de Kinji qui a réussi, durant son adolescence, à obtenir un immeuble dont il loue les appartements (sauf le plus beau, au dernier étage, qui est celui où il vit). Un rentier qui se délecte de lire dans les réseaux sociaux comment le reste du monde trime pour des clopinettes. Une Dolce Vita qui va vite disparaître une fois notre héros tombé entre les mains d’un gouvernement dictatorial, entre créatures hybrides et monstrueuses, employant des quidams à peine payés et surexploités.

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Le bagne, en quelques sortes, sans pour autant avoir été coupable de quoi que ce soit. Ce qui ne peut plus durer ! Dans cet univers fantastique où nous imaginerions plus vite des chevaliers en quête d’aventures contre des dragons, nous retrouvons ce jeune homme prêt à tout pour retrouver la nonchalance et la belle vie qu’il avait sur Terre. En compagnie d’un autre adepte du « moins j’en fais, mieux c’est » et d’un monstre glouton plutôt jolie, Kinji va tout tenter pour devenir le premier neet de cette civilisation.

C’est fou quand même cette récurrence dans le thème des neet ces temps ci, à croire que le Japon en regorge au point que les mangakas ne se privent pas de les utiliser comme héros qui finalement doivent en faire plus qu’ils ne le voudraient, au point parfois d’y trouver du plaisir (serait-ce une technique subliminale pour influencer les neet à travailler?)

Je suis donc assez curieuse de voir ce que ça va donner et comment l’aspect héroïc-fantasy va pouvoir faire face au capitalisme et aux attentes du personnage central. D’autant que le dessin est assez intéressant, marquant clairement la beauté artificielle des gens haut placés et la misère, la souffrance et le désespoir des êtres inférieurs qui ne font que travailler à longueur de journée, sans le moindre jour de repos.

Affaire à suivre.

ShayHlyn.

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