Les aventures de Submerman

Scénariste : Jacques Lob
Dessinateur : Georges Pichard
Editeur : Glénat – Collection 1000 Feuilles
120 pages
Genre : Humour
Sortie : Avril 2018

Un album agréable, mais marqué tout de même par les cicatrices de la vieillesse. Davantage orienté vers la génération d’anciens lecteurs. Un humour délirant, mais dont la nouvelle vague de lecteurs aura des doutes quant à sa valeur profonde.

Présentation de l’éditeur :
Spécialiste de l’exploration des fonds marins, le commandant Goujon fait un jour une découverte stupéfiante : un homme, capable de nager sans masque ni bouteille d’oxygène par plus de 600 mètres de fond ! Il s’appelle Submerman, il vient de la cité de Fonds Jolis et il est l’unique rescapé de toute une civilisation, capturée et réduite en esclavage par les Hydreux, des créatures écailleuses aux yeux globuleux. Fasciné par son histoire, Goujon va se mettre en tête de l’aider à libérer son peuple.

Mon avis :
A bord du cargo Tritorius, le commandant Goujon et son équipage effectuent une plongée en sous-marin. A 600 mètres de profondeur, ils sont pris de sursaut lorsqu’ils croisent un homme respirant sans oxygène, et nageant telle une torpille. Qui est-il ? Comment fait-il cela ? Serait-il un « homo aquaticus » ?

Il n’en faut pas plus pour que les médias annoncent publiquement l’existence d’un personnage phénoménal. L’aventure sous-marine est lancée. L’homme poisson attire toutes les convoitises, scientifiques, glorieuses ou financières.

Des centaines de sous-marins auscultent les mers profondes à sa rencontre.

Bousculant les lois physiques, Submerman de son nom, rencontre deux types d’individus : ses alliés grâce au commandant Goujon ; des ennemis assoiffés d’or et de pouvoir, qui s’obstinent à lui mettre le grappin dessus…

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Les éditions « Glénat chez la collection 1000 Feuilles » lancent des rééditions de titres vintages. Deux Lob et Pichard coup sur coup : Submerman & Ulysse. Qu’on se le dise, malgré les qualités humoristiques que compte Submerman, on patauge tout de même dans une semoule indigeste par moments. Le souci étant la répétition des situations redondantes, ce qui saoule tôt ou tard. (tout dépend de votre endurance)

On est certes à des années lumières de ce que Pichard ait fait de mieux, en ne citant que les Marie Gabrielle de St Eutrope, les Madoline, ou encore les innombrables récits de Paulette. Mais ici, le registre se veut différent, accessible à un public toutes catégories, sans connotation sexuelle, voire immorale pour certaines de ses œuvres. Là où on peut aisément féliciter Pichard, c’était sa maîtrise implacable à gérer différents genres graphiques.

Pour Submerman, alliant un trait davantage enfantin, il crée une ambiance plutôt sympathique, par des protagonistes originaux. Nécessité de replonger vers une époque révolue, une quarantaine d’années en arrière pour ce récit qui vit le jour chez Pilote vers 1976. Une édition soignée comprenant 120 pages, une belle reliure en somme.

Un album agréable, mais marqué tout de même par les cicatrices de la vieillesse. Davantage orienté vers la génération d’anciens lecteurs. Un humour délirant, mais dont la nouvelle vague de lecteurs aura des doutes quant à sa valeur profonde.

Coq de combat

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