L’oracle della Luna – T5 – Esther et Elena

Scénariste : Frederic Lenoir
Dessinateur : Griffo
Editeur : Glénat
Genre : Historique
56 pages
Sortie le 7 mars 2018


Avis de l’éditeur :

Jérusalem. Giovanni a finalement mis la main sur l’un des mystérieux « hommes en rouge » qui ont torturé et assassiné son maître Lucius. Toutefois il n’a pu se résoudre à se venger, épargnant à son âme de basculer dans l’ombre. C’est donc empli de sérénité qu’il rejoint la belle Esther et la demande en mariage. Les deux époux filent alors le parfait amour, jusqu’à ce que le destin les rattrape et que le passé de Giovanni resurgisse…

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Mon avis :

Tu tueras une première fois par jalousie, une seconde par peur, une troisième par colère, mais si il t’arrive de prendre la vie d’un homme une quatrième fois, ton âme sera perdue… telles sont les paroles que Giovanni se remémorent, venant de la bouche de Luna, des années plus tôt.

Agissant avec miséricorde, clémence et compassion, il relâche l’un des assassins de son maître.

S’ensuit les noces avec son épouse Esther, la fille de son ami Eleazar. Des mois de bonheur sans fin, ils attendent un heureux événement et se rendent tous les trois à Alger à bord d’une caravelle.

Bien décidé à oublier son triste passé, celui-ci ne semble pas pour autant d’en avoir terminé avec lui. Arrivant à Chypre, son épouse et ami Eleazar sont emprisonnés à tord, suite au meurtre d’un enfant de cinq ans. Tous les juifs sans exception sont emprisonnés.

Cet ultime opus revient sur les nombreuses aventures palpitantes vécues pour Giovanni. Enchaîné sur son banc de galérien, capturé par les corsaires barbares et emmené au bagne, chaque parcelle entre malheur et bonheur est revu pour le plaisir du lecteur.

La trame finale élaborée par Frédéric Lenoir, synonyme de mélancolie, trouve son réconfort sous une forme douce et magique. Un événement totalement inattendu se produit alors que tout semble plié – l’espoir donne lieu au désespoir catatonique, pour conduire vers une finalité sombre et cruelle.

Quant au trait de Griffo, certes, on ne parvient hélas pas à le comparer à ses moments de génie du passé, mais quand bien même, il pousse dans ses retranchements et donne vie à ses protagonistes de manière soignée.

L’oracle della Luna s’achève de manière brutale, réaliste et humaine. L’une des fresques amoureuses les plus abouties en matière de BD franco-belge de ces dernières années.


Coq de Combat

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