Scénario : Kôji Shinasaka
Dessin : Akihiro Kumeta
Éditeur : Komikku
Date de sortie : 08/02/2018
Genre : Seinen, suspens, horreur, survival
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Présentation de l’éditeur
Les employés du laboratoire Fujitani font une randonnée en montagne afin de resserrer leurs liens. L’entreprise vient de faire face à un terrible scandale et le moral est au plus bas. Différentes équipes sont formées pour un jeu de piste géant et malgré les dissensions au sein du groupe, le moral est au beau fixe comme le temps. Mais à la nuit tombée, un terrible drame survient. Alors qu’il entend du bruit, Saotome, l’un des commerciaux, sort de sa tente et tombe nez à nez avec un singe géant armé d’une machette ! Ce dernier vient de massacrer plusieurs personnes et disparait aussitôt. Devant la panique générale, les survivants ne ferment pas l’œil de la nuit et montent la garde. Le lendemain, ils décident de quitter cet environnement hostile, mais ils sont désorientés par de faux panneaux. De plus, ils n’ont aucun moyen de communication, car leur chef les avait proscrits pour ne pas les détourner de leur objectif. Sans eau et sans nourriture, les organismes se dégradent rapidement et la mystérieuse créature revient à la charge, faisant à chaque fois de nouvelles victimes. Des conflits éclatent même entre les employés qui ont pour certains un passé trouble ou une idée bien précise de ce qu’il faut faire. Véritable monstre ou supercherie macabre, quelle est la raison de ce cauchemar ? Et comment échapper à une mort certaine dans cet environnement hostile ?
Mon avis
Prenez une chaîne de montagnes dont quelques-unes sont potentiellement dangereuses (parce que les îles désertes étaient en rupture de stock), un groupe de randonneurs pas vraiment fans les uns des autres (et encore moins de la grimpette) et parmi eux : certains qui préféreraient oublier leurs passés, minimum un empoté, un rabat-joie et des athlétiques. Ajouté à cela un serial-killer à la réputation presque mythologique – si ce n’est qu’il n’est vraisemblablement pas un homme mais un singe au QI sur-développé (il manie les armes mieux que bons nombres d’humains), et nous voilà avec les bases classiques d’une saga « survival ».
Par contre, il fallait quand même le faire de reprendre une légende urbaine (quoique…) et de la rendre aussi réelle que possible. Alors : est-ce le véritable singe de la légende du « Monkey Peak » ? Un singe hors norme défendant ses montagnes des vilains humains ? Ou un fou sanguinaire nous faisant un remake de la planète des singes version gore ? Ces questions s’ajoutant aux passés troubles de quelques-uns de nos employés en pharmacologie ont le don de titiller nos neurones, comme l’équipe qui a déclenché un scandale avec un médicament pleins d’effets secondaires (oui, mais quoi ?) ou encore le jeune héros, Saotome, qu’on voit en début de manga et qui a vraisemblablement tué deux personnes.
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Autant d’interrogations qui nous incitent à lire plus avant ces pages aux décors champêtres minutieusement détaillés – on s’y croirait presque ; en s’attachant (ou non) à des personnages divers et variés afin que tout le monde y trouve à s’identifier, chacun avec ses points forts et ses points faibles et ce fichu maudit singe qui surgit de n’importe où, massacre n’importe qui à coup de machette ou d’arc à flèches et pour qui il est impossible de savoir si c’est un homme costumé ou un chimpanzé géant, au grand regard vitreux et sans âme.
Quoiqu’il en soit, ce n’est pas « Monkey Peak » qui va renouveler le genre ni innover. Comme l’éditeur le dit lui-même : on sent les inspirations multiples (Le projet Blair Witch, le Village ou encore Predator). Ceci donnant sans doute le tonus à cet ouvrage sans lui permettre d’être bon par la force d’imagination seule de l’auteur.
À voir si la suite me donne tord ou raison.
ShayHlyn


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