
Tome 28 – Le principe d’Heisenberg
Scénario : François Corteggiani
Dessin : Christophe Alvès
Editeur : Casterman
48 pages – cartonné
Sortie : 15 novembre 2017
Polar scientifique vintage
Présentation de l’éditeur :
Dans les plateaux verdoyants de l’Aubrac, un triple meurtre particulièrement sanglant affole la presse à scandale. De quoi éveiller la curiosité de Lefranc, surtout lorsque son ami, l’inspecteur Renard, l’appelle à l’aide après une tentative d’assassinat à son encontre et lui affi rme que les apparences sont trompeuses en ce qui concerne celui que l’on nomme déjà « le tueur fou de l’Aubrac ». Lefranc, à contre-courant de l’ensemble de ses confrères journalistes et de la police locale, réussira-t-il à résoudre ce mystère ?
Mon avis :
Cet album est d’abord un très sympathique hommage rendu à Angelo Di Marco (1927-2016), dessinateur de presse et de bande dessinée surtout connu pour ses illustrations de faits divers réalisées pour certains journaux français. Son style a souvent été qualifié d’hyperréaliste. Il a été publié dans l’hebdomadaire de BD, Bravo, dans lequel Jacques Martin et Jacobs ont fait leurs débuts, dans les années 40. Ce « roi de la couverture de choc » a connu, lui, son heure de gloire dans les années 50. Il est un des personnages que Lefranc rencontre lors de cette aventure « rurale ».
Martin, Jacobs, les années 50 … vous avez compris ? Vous êtes dans la plus vintage des séries « vintage », la plus « jacobso-martinienne » des séries « ligne claire », dans la plus pure continuité du 9ème art à la mode « franco-belge », dans la plus proustienne des madeleines, dans la plus citationnelle des séries crypto-référentielles.
Tant au niveau scénario, qu’au niveau dessin et colorisation, on atteint ici un sommet du genre. L’album fourmille de détails et d’allusions qui mettront à rude épreuve les spécialistes et nostalgiques de la BD de papa ou grand papa. La jubilation des auteurs est quasi-palpable tant les niveaux de lectures, qui revisitent les « classiques », sont explorés avec une érudition mêlée d’humour. Personnellement, j’ai trouvé cette 28ème aventure de Lefranc particulièrement réussie. J’avoue avoir érigé en principe la recherche de ces références implicites disséminées tout au long du récit, mais je suis resté le plus souvent dans une incertitude crispante : à force d’observer chaque case et d’y détecter une citation ou une allusion, j’avais l’impression que je modifiais la réalité par mon délire d’interprétation à tout prix.
Vertigineux ! « Proprement hallucinant »!
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Skippy











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