Le lendemain du monde

Scénario : Olivier Cotte

Dessin : Xavier Coste

Editeur : Casterman

152 pages – cartonné

Parution : 07 juin 2017

Anticipation

 

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Présentation de l’éditeur
 :

Le monde a bien changé. La civilisation est revenue à l’âge de la vapeur. Suite à un bug planétaire, tous les appareils électriques ont été infectés, y compris les indispensables implants neuronaux. Qui en est l’instigateur ? Un cyber pirate mégalomane ? Un groupe de terroristes ? Un État voyou ? Les pistes qui mènent à l’origine de cette attaque informatique convergent au fin fond d’une jungle épaisse et reculée. Tout a été tenté, en vain, pour atteindre et réduire à néant le lieu en question. En dernier recours l’armée envoie un vétéran, vierge de tout implant, mener à bien une opération « à l’ancienne ». Son nom : James Graham Keran. Sa mission va se révéler bien plus compliquée que prévu…

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Mon avis :

Tout de suite, ce sont le roman Au cœur des ténèbres et le film Apocalypse now qui surgissent comme références dans l’esprit du lecteur. En effet, la base du scénario, la lente remontée d’un fleuve par un tueur qui a accepté une mission suicide pour affronter et éradiquer la source du mal, constitue un voyage intime et envoutant à la manière de Conrad ou de Coppola. Ce récit que l’on pourrait qualifier d’ésotérique est aussi une variation philosophique sur divers sujets comme l’art, la musique, la place de l’humanité, …

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Le dessin, magnifique, proche de la peinture, s’épanouit dans des cases pleines pages ou dans de longues suites de planches oniriques. L’aquarelle donne cet aspect irréel à certaines scènes contemplatives.

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Par contre, les dérives verbales et les côtés obscurs de l’intrigue font de Le lendemain du monde une œuvre forte, mais cependant difficile à interpréter. A bon lecteur, salut !

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Skippy

Un commentaire sur “Le lendemain du monde

  1. Xavier Coste était en dédicaces à côté de chez moi la semaine dernière et je lui ai donc pris (entre autres) « Le lendemain du monde » sur lequel je te rejoins, notamment en ce qui concerne la beauté des planches et l’onirisme omniprésent. L’histoire, elle, bien que très bateau ;-), n’est effectivement pas toujours facile à suivre…
    Malgré tout, ça reste une BD intéressante.

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  2. Intéressante, mais difficile à décoder. Il faut avoir toutes les clés de lecture, ou relire Conrad, ou revoir Apocalypse now, ou …

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