Le roman de Boddah

Kurt cov.jpgKurt pla.jpg

Comment j’ai tué Kurt Cobain

Scénario et dessin : Nicolas Otero

Editions Glénat

Collection 1000 feuilles

Date de parution : 23 septembre 2015

152 pages – cartonné

 

Roman graphique – biopic

 

Présentation de l’éditeur :

Génie tourmenté et leader du groupe Nirvana, Kurt Cobain est probablement l’une des personnalités musicales les plus influentes de la fin du XXe siècle. Boddah l’a bien connu. C’était son meilleur ami… Du coup de foudre entre Kurt et Courtney Love à leurs pires engueulades ; de la découverte de l’héroïne aux cures de désintox ; des tournées triomphales au célèbre live intimiste de l’émission MTV unplugged, Boddah a tout vu, tout entendu. Au cœur des amplis et des guitares cassées, il a été le témoin privilégié d’une vie hors du commun et fulgurante faite de musique, de dope et d’amour fou.

Mêlant scènes réelles et imaginaires, conversations authentiques et dialogues inventés, Nicolas Otéro adapte Le roman de Boddah d’Héloïse Guay de Belissen et retrace le parcours hors du commun de Kurt Cobain, chanteur de Nirvana et icône de toute une génération.

 

Kurt 1.jpg

Mon avis :

Cette adaptation en bande-dessinée d’un roman culte pour les admirateurs de Kurt Cobain et Nirvana ne devrait pas laisser ces derniers indifférents. En 34 chapitres, Nicolas Otero a redécoupé cette histoire en un scénario intéressant. Il arrive à plonger le lecteur dans l’univers intime et créatif de Kurt Cobain tout en préservant le côté mythique de sa personnalité. Il nous livre le sens  cachés d’anecdotes méconnues ou étranges comme ce passage inattendu de Nirvana  à l’émission Nulle part ailleurs. Les membres du groupe y apparaissent ravis, en costards et cravates pour l’occasion, alors qu’ils méprisent les obligations promotionnelles.

Kurt 2.jpg

Visuellement très bien documenté sur l’époque, Nicolas Otero utilise son dessin pour communiquer au lecteur son interprétation graphique et parfois fantasmée du roman. Son trait puissant possède également le côté crasseux et grunge qui correspond parfaitement à l’intention narrative. J’ai bien aimé, par exemple, la voix-off scotchée sur des bandes brunes de papier Kraft ou encore l’utilisation parcimonieuse et sensible de la couleur sur le seul personnage de Boddah.

Kurt 3.jpg

 

 

Entre réalité, fiction, création et interprétation, cet album nous plonge dans les vibrations de la culture grunge de la fin du vingtième siècle. Mélo, sulfureuse, sordide et tragique, la vie et surtout la mort, de Kurt Cobain fournissent une excellente trame à ce récit passionnant et addictif.

Comme les albums de Nirvana, à consommer sans modération !

Kurt 4.jpg

 

  

a08-3e78906.gifDessin

 

a08-3e78906.gif

Scénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 Le site internet des Editions Glénat : ICI

 En savoir plus sur Nicolas Otero : ICI

  

SKIPPY 

L’Hermione

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015Scénario et dessin : Jean-Yves Delitte

Éditeur :  Glénat / Chasse marée

48 pages

date de sortie : juillet 2015

genre : histoire, aventure, espionnage

 

 

 

En 1778, dans l’arsenal de Rochefort la frégate l’Hermione est mise en chantier d’après les plans de l’ingénieur Chevillard Aîné. Pendant près d’un an, charpentiers, perceurs, calfats, forgerons et bagnards se relaient pour construire ce navire de près de 45 mètres, doté d’une voilure de 1500 m2, de 26 canons pouvant tirer des boulets de 12 livres. En 1779, Gilbert Motier, marquis de La Fayette, décide d’embarquer sur l’Hermione pour combattre aux côtés des insurgés dans le conflit qui oppose l’Angleterre et ses treize colonies en Amérique du Nord…

 

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015

 

Pour les ermites qui n’auraient jamais entendu parler de L’Hermione, sachez que c’est sans doute le bateau de la marine Royale le plus connu à ce jour. En 1780, le jeune général La Fayette, âgé de 22 ans, part à bord de la frégate L’Hermione pour aller combattre aux côtés des insurgés américains qui luttent contre les anglais pour leur indépendance. Cet appui militaire au général Washington sera décisif dans cette guerre d’indépendance et le marquis de La Fayette deviendra au fil du temps un personnage à part entière de l’Histoire des États-Unis. A tel point qu’en 2002 il fut nommé citoyen d’honneur des États-Unis, titre exceptionnel accordé qu’a huit personnalités à ce jour.

 

200 ans après cette traversée, des passionnés d’histoire et de patrimoine maritime se sont lancés dans la folle aventure de reconstruire la fameuse frégate, en utilisant les techniques du 18ème siècle, et avec pour objectif une traversée commémorative. Formidable aventure humaine et historique, le chantier aura duré près de 20 ans et le voyage commémoratif s’est déroulé en juillet 2015.

 

l'hermione, delitte, glénat, chasse marée, voilier, marine, lafayette, histoire, 7/10,09/2015

Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine en Belgique, s’est emparé du sujet en 2009 dans l’album Black Crow raconte l’Hermione. C’est cet album qui est donc réédité ici dans un format plus grand, avec une nouvelle couverture et 7 pages de bonus à la fin. Sorte de préquelle à sa série Black Crow, l’album raconte les prémices du départ de La Fayette pour l’Amérique en pleine guerre d’indépendance. Delitte ne raconte donc pas l’histoire du navire à proprement parler, mais imagine une histoire d’espionnage assez bien ficelée pour mettre en scène les personnages et les faits historiques et introduire la vraie Histoire. Du coup, le bateau parait secondaire et les amoureux de vielles coques et de vieilles voiles en seront un peu pour leur frais, car la frégate ne prend la mer que tardivement. Il n’empêche, Delitte ne démérite pas son titre tant les scènes en mer sont sublimes. Et là, le grand format est vraiment un plus, d’autant que Delitte aime utiliser de grandes cases panoramiques, parfois même en double pages. Je mettrai en revanche un bémol pour les personnages qui ont tous la même tête et qui manquent cruellement d’expression. Heureusement que les costumes permettent de différencier les personnages…

 

L’Hermione est un très bel album qui aurait mérité plus de pages pour qu’on profite davantage des embruns et des voiles qui claquent …

 

 

a07-3e78901.gif

 

 

Loubrun

 

 

 

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑