Kersten , médecin d’Himmler T2/2

kersten.jpgkersten 2.jpgDessinateur : Fabien Bedouel

Scénariste : Pat Perna.

Editeur : Glénat(Grafica)

Sortie : 16 septembre 2015.

 

 

L’Histoire oublie parfois ses héros…

 

Le 4 juin 1942, Reinhard Heydrich, adjoint de Himmler, est assassiné à Prague par des miliciens tchèques. Enfin débarrassé de celui qui se méfiait le plus de lui, le docteur Félix Kersten croit pouvoir enfin mener à bien sa périlleuse mission auprès de Himmler et monnayer des vies en échange de soins. Mais le remplaçant d’Heydrich va s’avérer être un ennemi encore plus dangereux et sournois… Constamment surveillé, épié, Kersten s’adonne à un véritable numéro d’équilibriste entre son marchandage au chevet de Himmler et sa coopération avec les Alliés. Il ne sera jamais vraiment à l’abri, pas même lorsque la guerre sera finie. Car dès 1948, Kersten, installé en Suède, devient la cible d’une enquête qui lui reproche sa proximité avec l’un des pires criminels nazis…

 

 « Lorsqu’on regarde trop longtemps le fond de l’abime, l’abime regarde aussi au fond de nous. »

 

Mon avis.

En faisant monter la tension crescendo, Patrice Perna et Fabien Bedouel terminent en beauté ce polar historique haletant basé sur l’incroyable histoire du médecin particulier de Himmler. Personnage injustement oublié de l’Histoire, Félix Kersten sauva pourtant des milliers de prisonniers des camps de la mort durant la seconde guerre mondiale…

 

Depuis l’or et le sang, je suis un fan du dessin de Fabien Bedouel. Il arrive admirablement bien à retranscrire la tension qui régnait autour du chef de la SS. Il a aussi cette fluidité de lecture, toute coule de source. Les expressions sont également très bien restituées. Et puis il y a cette colorisation sombre  et effrayante comme pour les planches 26 et 27 dont le noir jaillit des planches, du grand art.

Comme pour le tome 1, on est happé par cette histoire, presque hypnotisé, il faut dire qu’on pactise avec le diable et qu’il est difficile d’en sortir indemne.

Cette histoire est légèrement romancée, je n’aurais pas été contre une postface expliquant où la « fausse » histoire  s’écartait de la vraie .Voilà, il fallait bien que je trouve un peu truc à pinailler.

Au final, un excellent diptyque qui plaira aux historiens en herbe et aux gens intéressés par cette période.

 

Pour la suite, vu l’esthétisme de la  planche 17 où l’on voit une scène assez dénudée, je verrai bien Bedouel dans un registre complètement différent,  pourquoi pas un polar érotique ? 

a09-3e78912.gifScénario 

a09-3e78912.gifDessin

a09-3e78912.gif Global.

 

Samba.

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Ajin – tome 2 – Semi-humain

ajin,sakurai,glénat manga,horreur,fantastique,thriller,immortalité,092015,710Scénario et dessin : Gamon Sakurai

Éditeur : Glénat Manga

192 pages

date de sortie : septembre 2015

genre : Seinen, fantastique, horreur, thriller

 

 

 

Résumé éditeur

Toujours en cavale, Kei Nagai, le lycéen devenu Ajin, découvre que ces hommes d’un genre nouveau sont plus que de simples immortels. Qualifiés d’inoffensifs par le gouvernement, certains semblent dotés de redoutables alter ego qu’ils ont le pouvoir de faire apparaître à loisir : les fantômes noirs. Laissant son seul allié derrière lui, Kei part à la rencontre des “autres”…

 

« Juste une chose… Au sujet de la méthode de capture. Je vous autorise à utiliser … les tranquillisants. »

 

Ce manga est vraiment curieux ! Malgré un côté parfois un peu brouillon dans la narration, l’histoire est vraiment prenante et il est difficile de lâcher le livre une fois qu’on l’a ouvert. Dans ce deuxième opus, on en apprend pas tellement plus sur les Ajin, ces êtres immortels qui suscitent curiosité, convoitise et effroi, si ce n’est que certains sont dotés de pouvoirs d’une force destructrice impressionnante.

 

Kei, qui s’était isolé à la fin du tome 1, retourne vers le monde civilisé pour essayer de découvrir qui sont ses semblables. Il le découvrira à ses dépens et vivra des expériences terrifiantes lorsque les services du gouvernement lui mettront la main dessus… On voit se mettre en place une lutte sans merci entre les Humains et les Ajin, et le pauvre Kei semble être le jouet des intérêts de chacun des deux camps.

 

La bonne impression que j’avais eu sur le tome 1 se confirme ici. Dans un rythme toujours aussi endiablé et avec une petite surenchère de violence, le thriller fantastique qui semblait poindre dans le premier volume se voit greffer une troisième voie, celle de l’horreur. Âmes sensibles s’abstenir ! Certaines scènes ou situations sont assez violentes et ne conviendront pas à tous public. Sans tomber le gore à outrance la violence est très explicite et fait froid dans le dos.

 

Même s’il n’est pas prédominant, le côté réflexion n’est pas en reste. D’abord sur la quête et la maitrise de l’immortalité, puis sur la perversité des hommes, très enclins à détruire ce qui ne leur ressemble pas.

 

Un deuxième tome du même acabit que le premier, en plus sombre, plus glauque et plus oppressant encore …

 

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Loubrun

Cassio

Cassio, l'Empire des souvenirs, Desberg, Reculé, Le Lombard, thriller historique, 15 septembre 2015Cassio, l'Empire des souvenirs, Desberg, Reculé, Le Lombard, thriller historique, 15 septembre 2015Tome 9 : L’Empire des souvenirs

Scénario : Stephen Desberg

Dessins : Henri Reculé

Sortie : 11 septembre 2015

Editions Le Lombard

64 pages – cartonné

Thriller historique

 

Présentation de l’éditeur :

 

Tué à Rome en l’an 145 de notre ère sous les coups de quatre assassins, Cassio semblait avoir définitivement quitté le monde des vivants. Les preuves rassemblées près de 2000 ans plus tard par l’archéologue Ornella Grazzi attestent pourtant formellement de sa résurrection un mois après son décès. Elles témoignent surtout de sa volonté insatiable d’envoyer ses bourreaux en enfer. Et, de fait, son désir de vengeance s’est jusqu’ici avéré indéfectible … Le moment est maintenant venu d’un affrontement décisif avec son demi-frère Tesio, influent et sulfureux peintre de toiles macabres. Voici des millénaires qu’une haine mortelle les oppose. Chacun a des raisons totalement personnelles de vouloir ramener à la vie la momie de leur mère… 

 

cassio,l'empire des souvenirs,desberg,reculé,le lombard,thriller historique,15 septembre 2015

 

Mon avis :

Le mystère et le suspense de cette aventure déclinée en plusieurs cycles ont été préservés jusqu’à la fin du tome 8 pour le plus grand plaisir des lecteurs qui ont suivi la série depuis une dizaine d’années et qui seront ravis d’en découvrir l’épilogue dans un bel album de soixante pages. 

cassio,l'empire des souvenirs,desberg,reculé,le lombard,thriller historique,15 septembre 2015

 

Avec son scénario, Desberg a réussi à superposer différentes époques tout en développant un récit qui mêle de façon habile la réalité historique, une reconstitution graphique minutieuse de l’antiquité égyptienne et romaine, une fiction romanesque teintée de fantastique et un arrière-fond de conflits religieux et politiques. Véritable thriller historico-ésotérique, Cassio a permis au lecteur de découvrir au fil des albums, les informations nécessaires à la compréhension d’une intrigue complexe mais classique, parfaitement maîtrisée. La structure narrative basée sur la double enquête (145 après JC et de nos jours) en mettant en scène des histoires modernes et antiques  en montage parallèle a donné la possibilité à ce scénariste prolifique de donner toute la mesure de son talent.

 

cassio,l'empire des souvenirs,desberg,reculé,le lombard,thriller historique,15 septembre 2015

 

Au dessin, Henri Reculé  travaille avec une constance et une application sans faille. Le cadrage reste sobre, classique, presqu’austère. L’abondance des apparitions des corps féminins alterne avec celle des paysages urbains antiques mis en relation avec leurs ruines contemporaines. Même si les auteurs se défendent  de ne pas avoir fait passer la réalité historique avant les impératifs scénaristiques, leur production a quand même reçu un bel hommage lors d’une exposition au musée gallo-romain de Saint-Romain-en Gal en 2014. Par ailleurs, Henri Reculé a mis en ligne des vidéos qui rendent compte de son travail à l’ordinateur avec lequel il  utilise un logiciel japonais qui lui permet d’encrer, de manipuler sa planche du découpage original à la planche achevée. Voilà qui explique sans doute les quelques rares critiques concernant la « froideur » de son dessin. Au fond, si la technique et la virtuosité restent importantes, l’essentiel d’une histoire est que le lecteur y croie et prenne du plaisir à la lire.

cassio,l'empire des souvenirs,desberg,reculé,le lombard,thriller historique,15 septembre 2015

 

Espérons que la parution de l’ultime opus de cette série au classicisme assumé  puisse conquérir de nouveaux lecteurs. 

 

 

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Dessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

Le site internet des Editions Le Lombard : ICI

Le site internet de Henri Reculé: ICI

 

Skippy

 

 

Titeuf T14:Bienvenue en adolescence.

Couv_251217.jpgPlancheA_251217.jpgAuteur : Zep.

Editeur : Glénat.

Sortie : 27 août 2015.

48 pages.

Genre : Humour, jeunesse.

 

Résumé : 

 

La vie de Titeuf est bien bousculée! Lui qui avait, jusqu’ici, l’habitude de se prendre des baffes avec les filles doit maintenant choisir entre deux prétendantes : Nadia ou Ramatou. Une situation à s’arracher les cheveux! À moins que… Et s’il avait deux amoureuses à mi-temps, comme fait le papa de François avec ses deux emplois? Mais il n’y a que les gamins pour penser à ce genre de solutions. Il est temps de grandir un peu, de passer à l’étape supérieure… L’adolescence : ce moment bizarre où l’on commence à embrasser les filles sur la bouche. Il paraît même qu’on a le corps qui se transforme… Un peu comme Hulk, quoi! Sauf que devenir ado, ça ne se commande pas. Un beau jour, ça vous tombe dessus, comme ça, sur le coin de la mèche! Il doit quand même bien y avoir un moyen d’accélérer les choses, non? Il n’existe pas des pilules pour ça…? Le gamin le plus célèbre de la bande dessinée est de retour! Dans cette histoire longue, Titeuf traverse une succession de situations à la fois drôles et criantes de vérité sur les questionnements liés à l’enfance et au fait de grandir. Un nouvel album dans lequel s’expriment tout le talent de Zep et sa capacité à se renouveler tout en visant continuellement juste.

 

Mon avis :

À la lecture de ce tome, on se rend d’abord très vite compte que Titeuf est très loin de l’adolescence, physiquement mais surtout mentalement. Il a plutôt l’envie de provoquer l’arrivée de cette période dite « ingrate » et « bête », cette période que beaucoup auront connu, où l’on est « tiraillé » entre l’enfance et l’âge adulte, période pour qui elle représente soit les pires, soit les meilleures années d’une vie où bien les deux.

Zep aurait-il tenté de relever un défi osé qui est celui de faire grandir son personnage ou voulait-il nous bluffer? C’est au lecteur de le découvrir. En tout cas, l’auteur n’a rien perdu de son talent! Il arrive toujours à traiter n’importe quel sujet avec un humour très décalé, dédramatisant et mignon même s’il est pédant, »caca boudin » (bien souvent) et « cucul la praline », des fois. De plus, toujours sur le thème de l’humour, son problème de compréhension, la plupart du temps, par rapport à ce que disent ses camarades. Humour sympathique qui, évidemment, n’est adaptable que sur les planches.

 

Une autre question pourrait se poser : le titre de l’album est-il approprié? Ne fallait-il pas, de préférence, l’intituler « Adolescent? » et non « Bienvenue en adolescence »? Là encore, c’est au lecteur d’en faire la découverte afin qu’il puisse avoir sa propre idée. Ce qui montre bien la différence entre un personnage réel et un personnage fictif. Le personnage réel, étant obligé de passer par le stade de la vieillesse, doit vieillir avec son public, tant qu’il garde son style. Contrairement au personnage fictif qui lui ne peut nullement être touché par le temps qui passe. 

Il est vrai que, sa mèche de cheveux et sa puissante détermination à tout essayer pour conquérir Nadia étaient deux des plus grandes caractéristiques de cette série. Or, une autre demoiselle (Ramatou) était entrée dans sa vie, ce qui a finalement engendré de la jalousie de la part de Nadia à tel point que le héro en perd sa mèche (ceci explique cela) et se retrouve confronté à un problème qu’il s’efforcera de résoudre, hélas, de façon immature. Si bien que les deux filles qu’il porte dans son cœur lui conseilleront, on ne peut plus vivement, de grandir un peu et c’est à partir de ce moment que tout va commencer.

 

Dans cet ouvrage, on peut aussi constater l’amitié classique existant dans beaucoup d’histoires du même genre que lui témoignent ses fidèles camarades en se prenant pour des experts ou des exemples mais qui, malgré leur bonne volonté, ne sont vraiment pas des références et nous rappellent inévitablement ce dicton : les conseilleurs ne sont pas les payeurs. Du coup, comme dans les précédents tomes, Titeuf n’échappera pas aux gaffes.

 

Néanmoins, si cette BD apporte une vision fascinante et à la fois inquiétante mais intrigante de l’adolescence, selon ce garçon de dix ans (boutons, poils qui poussent, voix qui mue, testostérone, etc.), elle parlera de telle et/ou telle autre manière à toute sorte d’individus, en incluant les maux et les clichés de l’adolescent moyen. Immanquablement, Zep a voulu, cette fois-ci, casser ses propres codes. Là est la particularité très intéressante de ce quatorzième opus.

Et honte à moi si j’oubliais de préciser que cette œuvre du IXème art, parmi une minorité, est aussi excellente tant à travers des bulles que sur l’écran. Sinon, ne vous attendez pas à ce que l’histoire de ce môme prenne un virage à 180° . Par contre, nous pouvons toujours jouir d’un nombre invraisemblable de gags attisés par cet écolier illustre, nous rendant hilares depuis des lustres dont la phrase fétiche : c’est pô juste.

 

a08-3e78906.gifGénéral 

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Mister Med. 

Les agendas calendriers 2016

Le rythme des saisons suit son cours, et les premières fraicheurs automnales nous rappellent que l’année tire à sa fin. Et que donc la nouvelle année pointe le bout de son nez. On commence donc à voir poindre de ci de là calendriers, agendas, éphémérides et autres outils indispensables pour nous aider à gérer, planifier et organiser nos vies trépidantes. Ou tout simplement y noter les sorties BD !

En voici un  petit échantillon proposé par l’éditeur Hugo&Cie.

 

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NUNGESSER

Nungesser, Bernard et Aseyn, Casterman, roman graphique, 09 septembre 2015Nungesser, Bernard et Aseyn, Casterman, roman graphique, 09 septembre 2015Scénario : Fred Bernard

Dessin : Aseyn

Sortie : 09 septembre 2015

Casterman

150 pages – cartonné mat

Roman graphique

 

 

Présentation de l’éditeur :

 

Tout petit déjà, Charles court. Droit devant.

Toute sa vie Nungesser court, tombe, et se relève,

tombe, se relève, tombe, se relève…

Sans jamais désarmer, il traverse avec fracas l’Histoire et l’existence ;

Amoureux fou de la vie et des femmes, orgueilleux et indocile,

perfectionniste et opiniâtre, il est une légende.

 

Aventurier, héros parmi les hommes ou simple trompe-la-mort ?

 

C’est la Grande Guerre qui le façonne, dans ce corps d’armée tout neuf qu’est l’aviation,où comme un chevalier, on fait peindre son blason sur le fuselage.

Blessé de nombreuses fois, As parmi les As, Nungesser disparaît en tentant la traversée de l’Atlantique le 8 mai 1927, quelques avant celle, victorieuse, de Lindbergh.

Trente-cinq années de vie pleines d’amour et de combats, de victoires et d’échecs.

 Vous pensiez tout savoir de Nungesser, découvrez l’histoire de Charles,à travers la voix du grand amour

 

Nungesser, Bernard et Aseyn, Casterman, roman graphique, 09 septembre 2015

 

Mon avis :

Le nom de Charles Eugène Marie Nungesser est généralement associé à celui de François Coli. Ensemble, ils ont tenté la traversée de l’Atlantique en 1927 à bord d’un avion baptisé L’Oiseau blanc. Ils ont disparu, ne laissant aucune trace. De la vie de Charles Nungesser on connaît  sa jeunesse en Amérique du Sud, sa participation héroïque au conflit mondial de14-18,  ses tentatives commerciales infructueuses d’après-guerre et ses amours tumultueuses. Ce héros de la Première Guerre mondiale n’a pourtant que peu intéressé le monde de la bande dessinée. Il est apparu, entre autres, dans une  Histoire vraie de l’Oncle Paul réalisée en 1954. Ce qui a fait la  spécificité de Casterman depuis la fin des années 1970 (A suivre), ce sont les romans graphiques. Ici, l’occasion était trop belle pour l’éditeur et le résultat est à la hauteur du personnage. 

nungesser,bernard et aseyn,casterman,roman graphique,09 septembre 2015

L’histoire de ce grand aventurier est assez compliquée à aborder vu la difficulté de faire la part entre la réalité, la propagande et la romance hagiographique. Pour affronter ce défi, Fred Bernard a eu une idée de scénario intéressante : faire raconter la vie de Nungesser par sa maîtresse. Emilie, ce personnage de femme pourtant mariée, apparaît au détour de quelques pages dans les pseudo-biographies officielles, mais finalement  on ne sait pas grand-chose d’elle. Partant donc de sa vision subjective. C’est à travers elle que Fred Bernard nous fait découvrir la personnalité complexe de Charles. Que ce soit au travers des lettres ou d’un journal, l’amoureuse éperdue  nous raconte ses faits d’armes, elle lui crie son amour malgré les infidélités, elle se moque de son amant qui restera toujours un éternel adolescent. La fiction mélange avec habileté faits réels et légendaires, trace un portrait tout en nuances d’un Nungesser aussi irrésistible qu’insupportable.

nungesser,bernard et aseyn,casterman,roman graphique,09 septembre 2015

Pour le dessin de l’histoire de ce personnage haut en couleur dont la légende, largement forgée par sa disparition inexpliquée et son avion jamais retrouvé, Aseyn  a fait le choix judicieux d’un noir et blanc âpre imitant les photos d’époque. Il a peaufiné méticuleusement certains détails, allant jusqu’à griffer ou salir ses cases pour leur donner  un aspect  suranné. L’aspect technique de tous ces avions lui a demandé un graphisme très précis et maîtrisé. Le lecteur reste fasciné jusqu’à la dernière case par un récit qui associe à la perfection les faits historiques avec l’émotion d’un amour indéfectible.

nungesser,bernard et aseyn,casterman,roman graphique,09 septembre 2015

 

Pour résumer mon impression, je dirais que le travail du dessinateur et celui du scénariste atteint ici une symbiose idéale et que cette biographie romancée allie action et émotion avec brio et réussite. Un must de la rentrée.

Nungesser, Bernard et Aseyn, Casterman, roman graphique, 09 septembre 2015

 

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Scénario

 

a08-3e78906.gifMoyenne

 

 Le site internet des Editions Casterman : ICI

 

  SKIPPY 

 

 

 

TRAQUEMAGE – tome 1 – Le serment des Pécadous

Scénario : Wilfrid Lupano

Dessins : Relom

Sortie : 02 septembre 2015

Editions Delcourt

56 pages – cartonné

Humour – rural fantasy fromagère

 

Présentation de l’éditeur :

Le pécadou, étonnant fromage de cornebique, fait la fierté de Pistolin. Mais avec la guerre que se livrent les mages, la vie dans la montagne est devenue impossible. Après avoir été le témoin de l’extermination de son troupeau, notre héros fait le serment de traquer les mages et de les tuer tous. Accompagné par Myrtille, l’unique survivante de son troupeau, Pistolin part accomplir sa vengeance…

Plus qu’un récit d’aventure, plus qu’un manifeste écologique, Traquemage pose tout simplement les bases d’un nouveau genre littéraire : la rural fantasy fromagère non pasteurisée, aux gros laids crus.

Traquemage : une histoire, un terroir, des traditions.

En vente chez tous les bons libraires affineurs. 

Lire la suite « TRAQUEMAGE – tome 1 – Le serment des Pécadous »

Bouffon

bouffon,zidrou,porcel,dargaud,conte,moyen-âge,fantastique,710,092015bouffon,zidrou,porcel,dargaud,conte,moyen-âge,fantastique,710,092015Scénario : Zidrou

Dessin : Francis Porcel

Éditeur : Dargaud

64 pages

date de sortie : 28 août 2015

genre : conte fantastique

 

 

 

Emprisonnée sans raison apparente dans les geôles puantes et crasseuses d’un château, Anne subit les pires outrages de la garnison et donne un jour naissance à Glaviot. Le petit a un physique absolument affreux, à tel point que le geôlier préfère le donner en pâture à son molosse. Mais le chien, au lieu de le croquer, le nourrit et le protège ! Lorsqu’il meure, Glaviot prend le geôlier comme protecteur et fera pour lui tous les sales boulots. Il faut dire que le travail ne manque pas tant les cachots du comte sont bien remplis…

 

« l’homme est un nid à espérances d’où, parfois, s’envole un rêve, immense »

 

Un jour, le comte descend assister à une séance de torture et découvre l’existence de Glaviot. Il n’a jamais vu d’enfant aussi laid et décide alors de le remonter à la surface pour l’offrir à sa fille comme objet de distraction, comme bouffon. Arrive ce qui devait arriver, Glaviot tombe amoureux de la belle mais ne peut bien sûr que l’aimer secrètement. Lui qui n’avait rien et n’attendait rien de la vie ressent d’un coup l’immense vide qui l’habite. Il aime et a besoin d’être aimé. Mais qui est capable d’aimer un être aussi repoussant et répugnant ? Pourtant, sa vie basculera lorsqu’il découvrira qu’il est doté d’un don capable de faire mettre à ses genoux tous les puissants de ce monde.

Des profondeurs vers la lumière, de la misère vers la richesse, du mépris vers la reconnaissance, Glaviot sera sa vie durant en quête d’amour et vivra avec sa solitude.

 

bouffon,zidrou,porcel,dargaud,conte,moyen-âge,fantastique,710,092015

 

Zidrou réussit à mettre de la lumière dans un récit très sombre et glauque. Sur les thèmes de la différence, de l’amour, de l’espoir et du respect de la condition humaine, ce conte démarre dans les bas fonds, dans une misère crasse et sordide pour finir dans une lueur d’espoir. Comme souvent dans les contes, les apparences sont trompeuses et Zidrou sait y faire pour surprendre et capter l’attention. Le style de narration y est pour beaucoup. C’est un prisonnier qui raconte l’histoire, en voix off comme un long monologue, mais plein de cynisme, avec quelques pointes d’humour et de tendresse rendant l’histoire très accessible et très vivante.

 

Côté dessins, on retrouve Francis Porcel qui avait déjà travaillé aux côtés de Zidrou sur Folies Bergères. Ici, le style est plus réaliste et plus expressif et la mise en couleur sombre participe pleinement à la narration. Les planches sont froides autant que le propos du départ est sordide.

 

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Au final, Bouffon est un conte fantastique intéressant et dérangeant qui laisse une drôle de sensation. Mission accomplie pour Zidrou donc, qui nous montre là qu’il n’est jamais vain de garder espoir et que la lumière finit toujours par poindre.

 

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Loubrun

Betty et Dodge.

Couv_176425.jpgPlancheA_176425.jpgDessinateur : Thomas Du Caju.

Scénariste : Pat Van Biers et jean-Claude Van Rijckeghem..

Editeur :  BDmust

Sortie : 2012.

Genre : aventures.

 

Années 1937-1938.
Betty, jeune et belle aristocrate anglaise part aux USA à la recherche de son père, un physicien nucléaire pourchassé par les espions d’Hitler. Dans sa quête, elle est aidée par Dodge, un photographe américain casse-cou. Espionnage, action, love-story et dépaysement à la veille de la seconde guerre mondiale. 

 

« Je suis dingue de toi, ma praline»

 

Mon avis.

 

Verso_176425.jpgAvouez que vous n’aviez jamais entendu parler de cette série avant de lire cette chronique. Moi non plus d’ailleurs, il a fallu que mon ami André me passe les 3 premiers tomes pour connaitre Betty et Dodge, ce couple volcanique d’aventuriers. A l’origine, cette série était éditée en néerlandais .BDmust que l’on connait plus comme éditeur de tirage de tête nous propose ici sa version française depuis 2012.8 tomes au total. N’hésitez pas à vous rendre sur le site de BDmust pour voir toutes les différentes éditions possibles.

Si vous aimez les histoires un peu « old school », cette série réussira à vous divertir. Ici, aucune prise de tête, l’intrigue est facile à suivre, les lecteurs plus « difficiles » pourront même dire prévisible avec un scénario bateau. C’est vrai que question originalité, on a déjà connu plus subtile. Mais bon, les auteurs jouent ici la corde du rocambolesque avec un duo  que tout oppose.

C’est en somme l’amour de risque à Downton Abbey avec option menace nazie imminente.

Le point qui a certainement faire fondre mon ami André, c’est son héroïne Betty, c’est vrai que la jolie rousse est assez craquante.

Le dessin de Du Caju m’a fait penser à un hybride entre celui de Francis Carin (Victor Sackville) et celui des frères Stalner  .A noter aussi une colorisation des plus agréables.

Au final, une série qui démarre sur les chapeaux de roue qui se lit facilement et rapidement  de quoi admirer l’esthétique de son héroïne.

 

 

 

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a06-3e788fc.gif Global.

 

Samba.

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