
Auteur : Grenson
Editeur : le lombard ( Signé)
Sortie :04/2011
La ligne de démarcation.
En quittant San Francisco pour la Corée, Billy Summer pensait simplement exécuter le dernier voeu de sa grand-mère. Celle-ci n’a en effet jamais pu se rendre à la cérémonie d’adieu donnée en l’honneur de son mari tombé au front de Corée, 60 ans plus tôt. De plus, Billy n’est pas mécontent de prendre quelques jours pour réfléchir à sa relation avec Emily et aux rapports ambigus qu’entretient la vie avec le destin. Ce dernier peut se montrer facétieux et emmener très loin celui qui sait le suivre…
A gratter.
Si vous attendez la suite de Niklos Koda, il faudra encore attendre car Olivier Grenson a décidé de se consacrer à la réalisation d’un diptyque né lors d’un voyage en Corée .Il s’agit aussi d’un première pour le dessinateur carolo .Il s’occupe en effet du scénario à 100 %.La symbolique avec les premières pages est d’ailleurs assez frappante , l’envol vers une nouvelle aventure « éditoriale » .Un beau bloc de 83 pages dont le titre est « on ne peut plus juste » . La douceur pour son dessin : très élégant presque mélancolique .L’enfer pour son sujet : la guerre, la mort, les blessures sentimentales. J’en ressentis en lisant ces tranches de vie, une sorte de torpeur. Comme si j’avais une vitre qui me protégeait de la réalité du récit. Une sorte de bulle renforcée par l’onirisme de certaines scènes qui nous poussent comme le vent à traverser l’histoire jusqu’au cliffhanger final. Bref, un récit plutôt lent mais aussi très particulier .Cette spécificité me laisse d’ailleurs assez pantois pour exprimer une note. Par nature, elle est déjà subjective mais pour cette douceur infernale elle le serait encore plus.
Allez car il le faut bien.
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