
Auteurs: Brunschwig et Neuray
Editeur: grand angle.
Sortie : 02/2011
On the move.
Le FBI l’appelle « La chanson douce ». En quinze ans, il a tué dix magnifiques jeunes femmes, qu’il a atrocement mutilées avant de les violer, puis de les laisser succomber. Il signe ses crimes d’une poupée musicale qu’il laisse dans les bras de ses victimes, et le FBI n’avait pas l’ombre d’une piste… Jusqu’à ce qu’il laisse Patsy Lee en vie. Mais, défigurée, profondément choquée, la jeune femme refuse de coopérer.
Elle sera la première mission de Lloyd Singer, qui a décidé d’exorciser les actes de Makabi en devenant agent du FBI. Ses supérieurs en sont persuadés : sa gentillesse, couplée à son immense compassion feront de lui l’interrogateur idéal pour Patsy Lee, bien plus que tous les intimidateurs du Bureau. C’est ainsi que le futur agent Singer se retrouve sur la piste de La chanson douce. Mais cette musique suffira-t-elle à adoucir la violence de Makabi.
Coffre fort.
Comme le couple Makabi/Dupuis ne s’entendait plus, le divorce fut prononcé et la garde du p’tit Lloyd Singer fut accordée à Bamboo. Ce nouveau tuteur en a profité pour relancer cette excellente série dans les bacs des librairies avec de nouvelles couvertures et un format plus grand dans l’espoir de toucher un plus large public. Cette quête d’un plus grand lectorat nous emmène à une faute de gout pour la colorisation. Je n’ai vraiment pas aimé ces couleurs « flashy » qui ne collent vraiment pas au récit qui fait la part belle au thriller noir. Beaucoup trop agressif, on n’est pas dans Batman (dixit mon ami André)! Sinon, on retrouve la marque de fabrique de Luc Brunschwig ç à d le flashback. Ils sont très nombreux mais très habillement mis en place mais je me demande s’ils ne nuisent pas un peu à l’intensité et surtout l’intérêt du récit. J’ai senti venir l’entourloupe grâce à la 1er scène….dommage .Vous me trouvez bien dur avec cette série, vous avez raison car cet album est très riche. La descente en Amérique profonde est magistrale. On a aussi pas mal de références cinématographiques comme misery par exemple où Kathy Bates semble avoir inspiré Olivier Neuray pour une des protagonistes. Le tout est toujours aussi prenant et intéressant avec comme point culminant l’interrogatoire de Patsy par notre singulier héros.
Lloyd Singer « Makabi » est donc une série que les amateurs de polar apprécieront sans modération.
On ne parle sur le forum.

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Sympa ta chronique, Samba 😉
C’est vrai que les couleurs font mal aux yeux! 😀 et sinon, que passa chez Dupuis? Ils bazardent leurs séries maintenant? 🙁
Pour Llyod, j’avais commencé à lire les premiers tomes mais pas continué. L’histoire est intéressante, en partie grâce à la personnalité (singulière) de Singer, mais aussi très « dure »!! C’est ce côté-là qui m’a surpris, puis refroidi, surtout avec un dessin aussi « sensible », que j’aurais plutôt vu dans une comédie style Woody Allen, et non un thriller psy… J’ai peut-être mauvais goût aussi! Pourtant, « L’esprit de Warren » j’avais aimé…
Lors d’une prochaine relecture, un autre regard, qui sait? 🙂
Globalement d’accord avec Samba. La première chose qui m’a sauté au yeux, c’est les couleurs. Plus appuyées,plus « petantes », elles mettent plus en avant encore le graphisme plus « ligne claire »…
Le scénario nous permet de vivre des rebondissements. J’ai bien aimé. 8/10.
Je viens de finir le T3/3 du cycle II … un vrai régal, les auteurs ont réussi la prouesse de nous concocter un découpage de l’histoire aux petits oignons et encore une fois les rapports humains sont omniprésents et vous remuent les entrailles … bref, mon coup de coeur du mois ! (9/10)