Scénario : Skottie Young
Dessins : Jorge Corona
Editeur : Urban Comics
ISBN : 979-1-0268-1550-1
DL : 02/2025
NB pages : 152
« Hauts les mains, maman ! »
Version Originale (Ain’t no grave #1 à 5) publiée aux USA par Image Comics. Format 21x32cm.
Résumé éditeur :
Après une vie de crime et de violence, Ryder est tombée amoureuse et a choisi de se ranger pour se concentrer sur son rôle de mère. Mais lorsqu’elle apprend que tout ce pour quoi elle s’est battue risque de lui être enlevé, elle reprend ses revolvers et se met en route, car le temps lui est compté. Direction : Cypress, la ville à l’autre bout du monde. Son objectif : tuer celle qui tente de lui prendre la vie… la Mort elle-même.
Après la bonne surprise horrifique de Celui que tu aimes dans les ténèbres, Skottie Young et Jorge Corona reviennent cette fois avec ce road trip (à cheval) où la seule destination possible est d’affronter la Mort elle même, ça en jette dis comme ça. On y retrouve les mêmes qualités : à savoir un album sous forme de One Shot qui va chercher un genre bien particulier : ici le western fantasy (avec un tout petit peu d’horreur chez certains personnages), un pitch accrocheur et des dessins qui attirent l’Å“il du chaland.
L’ambivalence de la personnalité de Ryder qui d’un côté se montre plutôt du bon côté de la boussole morale avec sa vie de famille et qui de l’autre va devoir recourir à la violence pour espérer prolonger un peu plus ses moments de joie et de paix qui lui sont précieux fonctionne, même si je reconnais le côté étrange de cette morale à deux vitesses. Le personnage de la Mort en tant que dernière épreuve est bien foutu et ses choix de dialogues font mouche.



L’ensemble de la partie graphique de Jorge Corona est un plaisir de tous les instants, que ce soit dans la partie douceur de la vie de Ryder, les scènes d’actions, les personnages extravagants de Cypress ou l’incarnation de la Mort qui a quand même sacrément la classe. Certains éléments comme la coiffure ou les vêtements de Ryder ont tendance à être exagérément disproportionné, mais cela fait partie de son style et de tout façon avec Skottie Young en scénariste comment en être autrement.
La fin douce-amère de l’album pourrait en décevoir certains, mais je trouve qu’elle convient parfaitement à cette histoire que je conseille fortement en ce début d’année. Un page turner comme disent les ricains.
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JaXoM




En bonus, j’en profite d’avoir un album avec la Mort personnifiée pour conseiller d’autres trucs dans ce cas. En roman, le Disque Monde de Terry Pratchett, la Mort joue un grand rôle dans des tomes comme le Père Porcher, Le Faucheur ou mon préféré : Accros du Roc. Récemment en film d’animation l’excellent Chat Potté 2, en film il est toujours bon de revoir et revoir : Monty Python – Le Sens de la vie