Auteur : Jesse Lonergan
Éditeur : Les Humanoïdes associés
56 pages
Date de sortie : 2 avril 2025
Genre : roman graphique, Science fiction
« 36 »
Présentation de l’éditeur :
Les tout premiers bébés de Métal Hurlant, nouvelle génération, en beaux livres !
La Terre se meurt. Pour chercher une solution, une astronaute est envoyée aux confins de l’espace. Elle croise le chemin d’un cyborg stellaire dont la rencontre lui ouvrira des perspectives nouvelles.
Un album muet et puissant, qui marie un découpage dans la lignée de Chris Ware avec un scénario tout en finesse et en poésie.

Mon avis :
Que dire si ce n’est “Merci Loubrun” de m’avoir ôté une énorme épine hors du pied en chroniquant un autre OVNI des éditions Humanoïdes Associés : “Cometa”. D’emblée, la couverture de “Hedra” donne le ton majeur de cette œuvre : un découpage inhabituel, l’univers et des teintes ternes, en quadrichromie. C’est que le monde tend vers sa perte. Trop de guerres nucléaires, des terrains asséchés où rien ne pousse, … Sans un mot, Jesse Lonergan ne laisse aucun doute à ce que le lecteur voit de page en page.
Par tirage au sort, une astronaute décolle dans sa fusée pour tenter de trouver un remède à la mort de la Terre. De planète en planète, de décor en décor, elle récolte des échantillons végétaux jusqu’à sa rencontre avec un étrange personnage. Il vole sans autre matériel qu’une combinaison spéciale, qu’on peut imaginé façonnée dans un acier inconnu… peut-être même magique aux vues de ce qu’il sait faire une fois posé sur la même planète que notre héroïne.
Sans son intervention, ni la rencontre avec un peuple hostile en ces contrées lointaines, la lecture de Hedra aurait été bien terne, comme ses couleurs, pourtant : la facilité de lecture, n’ayant rien à lire et l’envie de savoir si la Terre peut être sauvée, nous fait suivre inlassablement notre lecture. On scrute tous les détails, on imagine ce qu’ils peuvent se dire, on extrapole toutes les fins possibles, …
Une bien étrange lecture, mais n’est-ce pas là le but même d’un OVNI ? ou OLNI (Object littéraire non identifiable) qui est sans doute le propre de Metal Hurlant en son temps, revu dans cet album cartonné, pour les amateurs de romans graphiques avant-gardiste. Parce que, mine de rien : il faut aimer. Enjoy ~
ShayHlyn.



J’accroche moins au graphisme et au découpage que sur Cometa.
en me fiant à ton image d’illustration, Cometa avait l’air mieux en effet.
C’est étrange comme le pitch est quasi similaire à Cometa qui pourrait être une suite à cet album.