La memoire dans les poches, 2 ème partie.

memoireanslespochest2Auteurs : Le Roux et Brunschwig.
Editeur :Futuropolis.

Souvenirs.
Voilà plus de trois ans maintenant que Sidoine Letignal a disparu, emportant avec lui l’enfant abandonné par Malika, la jeune sans papier.
Malika, que la police française a expulsée, a dû repartir en Algérie.
Pourquoi Sidoine a-t-il agit ainsi ?
Pourquoi a t-il abandonné sa femme et son fils ?
Où est-il donc allé avec le nourrisson?
Autant de questions restées sans réponse durant toutes ces années.
De son côté, Laurent est retourné vivre chez sa mère, Rosalie. Celle-ci a sombré dans la dépression. Le jeune homme timide est devenu un jeune romancier en vue. Son dernier polar est salué par la critique. Il a même droit à sa première émission littéraire à la télévision. C’est pour lui une occasion inespérée de lancer un appel à d’éventuels témoins, afin de découvrir ce qu’est devenu son père.
Débute alors un voyage qui va conduire Laurent sur les traces du disparu et qui va lever le voile sur bien des mensonges et des oublis faits au sein de sa famille.

Mes notes.
Cet album a été élu meilleure BD du mois  de juin sur ce blog, ça devait suffire à vous convaincre non ? Vous vous attendez que Samba  aie à contre courant comme d’habitude? Et bien, c’est raté, j’ai comme souvent avec les albums de Brunschwig apprécié la justesse des émotions qui jaillissent de cette BD.C’est terriblement humain, touchant par moment, sans oublier la touche social  qui amplifie encore les propos. Dans le premier tome, on suivait Sidoine, on sortait des clichés des cités à problèmes avec une touche d’espoir. Pour le tome 2, on est maintenant dans les pas de Laurent, notre anti héros, plus mature et pragmatique. Pour le dernier tome, on suivra peut être la quête de Rosalie ? On verra, mais ce qui est sûr c’est qu’on retrouvera  les flashbacks qui sont la marque de fabrique de Brunschwig.
J’ai aussi apprécié la grande fluidité du récit aussi bien du point vue de la narration que pour la mise en page. De ce coté, Le Roux nous livre un dessin en harmonie avec l’histoire, tout en nuance et en subtilité. J’ai aussi apprécié de voir des personnages réels avec de vrais gueules. Et oui, le monde n’est pas peuplé que de bimbos blondes à fortes poitrines mes amis !
J’ai néanmoins noté une inflation incroyable en trois ans, le tome un 15.9 Euro pour 88 pages et ce tome deux, 16 Euro pour 71 pages. Par les temps actuels, ce n’est pas un détail.
surprises.smileysmiley.com.9
On en parle sur le forum.

memoireanslespoches02v

Les insurgés d’Edaleth, Cantiques T1.

insurgesdedaleth01INSURGES D'EDALETH (LES)Auteurs :Tackian,Miquel et Brion.
Editeur : Soleil (Mondes futurs).

Le futur.
Au cœur de la galaxie d’Irth, une nouvelle croisade vise à écraser définitivement toute rébellion. Seuls les Insurgés d’Edaleth s’élèvent encore contre la tyrannie.
Pour survivre, un seul moyen : choisir son camp.
Pour durer, un seul mot d’ordre : le trahir.

Mon anticipation (enfin ici je retarde vachement).
« Les insurgés d’Edaleth » sont tout d’abord un bon récit de science fiction ressemblant un peu à un mélange de Dune(le film) et du 7 ème élément (une comparaison assez hardie je le confesse).J’ai trouvé l’univers très bien représenté et imaginatif à souhait. Je ne suis pas un grand fan du style « photoshop » et du dessin informatisé mais je trouve que ça colle parfaitement avec le thème de cette série. J’ai aussi apprécié les scènes d’action qui se révèlent très fluides et dynamiques En plus, c’est parfois très très agréable à l’œil (hello  to you!).
Le scénario n’est pas révolutionnaire mais il arrive à attirer l’amateur de SF dans un combat dont il voudra en connaître la fin. C’est une sorte croisade futuriste dont on pourrait facilement faire un rapprochement  avec des  événements et des personnages actuels.
Bref, encore une BD à rajouter à ma liste d’achats de 2 ème main si je veux connaître le dénouement de cette saga planétaire.
surprises.smileysmiley.com.7

edaleth

Ontophage, Pierres de brume.

Ontophage120090714170741_t1Auteur :Piskic.
Editeur : Emmanuel Proust
.
L’enquête.
Un cadavre de pierre vient d’être découvert au Cimetière du Père-Lachaise ! Le quotidien Le Petit Journal dépêche sur place Tristan, pour faire un article à sensations. L’occasion idéale de faire ses preuves : il résoudra l’enquête avant la police ! Attention : que manigance Émile Auguste d’Onfroy, personnage aussi inquiétant qu’énigmatique, qui le suit pas à pas ?

Le scarabée.
En cherchant bien, j’ai peut être découvert le sens de ce titre énigmatique d’ « Ontophage ». Il s’agirait de quelqu’un qui se nourrit d’excrément , j’èspère que l’auteur ne parle pas au sens propre. Vous l’aurez donc compris, on ne fait pas dans le joyeux . On peut même dire qu’on fait dans le glauque. Cette atmosphère très sombre mise en valeur par une colorisation proche du « sépia » va comme un gant à ce  Paris de 1866 avec ces petites ruelles étroites . Par contre, utilisez les moyens modernes style spot ou allogène pour y voir plus  clair, ça aide. J’ai néanmoins noté  le très bon travail pour la découpe, c’est varié et très dynamique.
Pour le moment, il est difficile de coter cette série prévue en 4 tomes  car on est loin d’avoir toutes les cartes en main pour pouvoir  juger cette enquête très « Holmesque » convenablement.
En tout cas, il y a un potentiel, le graphisme est original et détaillé  et le coté fantastique du récit attire le chaland indéniablement. Je mettrais un peu de réserve pour les amateurs du « beau » qui auront certainement du mal avec cette BD.
surprises.smileysmiley.com.7

ontophage

Saint Kilda,les esprits d’Hirta.

SaintKilda1AlbsaintKilda1Auteurs :Chandre et Bertho.
Editeur : Emmanuel Proust.

Le bannissement.
1860. Dans l’Angleterre industrielle, ce sont les parents qui décident de l’avenir de leurs enfants. Darius Kingley, fils d’un sidérurgiste et étudiant en biologie et naturalisme, est promis à la fille d’un concurrent pour nouer une solide alliance. Ses velléités d’indépendance d’esprit et son ralliement aux théories « fumeuses » de Darwin, lui valent l’annulation de sa thèse et son bannissement : une mission de deux ans dans la communauté de Saint-Kilda. Il débarque dans cette espèce de société utopique sans tabou ni argent. Comment va-t-il être accueilli dans un tel univers ? Quelle leçon va-t-il pouvoir en tirer ?

Ma bougie.
C’est la couverture qui a attiré mon attention et aussi je dois bien l’avouer, le peu de monde devant Chandre qui a fait que je me suis procuré cette BD. Premièrement, j’ai apprécié la dédicace mais allais je aimer le deuxième, le contenu ?  Coïncidence incroyable, une panne de courant d’une bonne heure me décide à rentrer dans cette histoire  aux lumières des bougies. On y parle d’une ile isolée au large de L’Ecosse  vivant en autarcie depuis des lustres. Si ça ce n’est pas se mettre dans les conditions optimales pour cette lecture !
Au début, j’ai été intrigué  par cette île mystérieuse qui existe vraiment .Je vous prépare d’ailleurs un poste demain pour en apprendre plus sur cette ile, c’est réellement passionnant. Ensuite, on s’attache vite au héros principal, Darius, qui essaye de faire bonne figure et d’en apprendre plus sur les habitants et leurs meurs. Le style est assez narratif et nous conduit vers une intrigue assez prévisible pour le moment mais pour moi, c’est un détail, j’ai adoré l’atmosphère très particulier de cette BD. C’est un peu une ambiance douce amère qui jaillit des brunes admirablement dessinées par Chandre. Un dessin élégant  nous invitant au voyage grâce aussi à de très belles couleurs.
Bref, en voilà une agréable surprise.
PS : Le tome 2 est prévu pour février 2010.
surprises.smileysmiley.com.8

On en parle sur forum.

St_Kilda

 

Oh les filles, deuxième partie.

OhLesFilles2_19062009_125747ohlesfilles2_plaAuteurs : Lepage et Sophie Michel.
Editeur : Futuropolis.

Les tumultes.
Chloé, Agnès et Leila ont grandi. Leila a perdu sa mère, et l’arrivée dans le foyer familial de Soraya, la deuxième épouse de son père, perturbe ses sentiments. Agnès, en butte à l’indifférence de ses parents, se réfugie peu à peu dans la révolte et la fugue. Chloé, en revanche, s’épanouit un peu plus chaque jour dans la danse et le bonheur d’une mère aimante.
Les premières règles, les premiers émois, les premiers rapports sexuels, les premiers chagrins : la vie chahutée de trois amies qui s’éveillent à l’amour…
Ma lecture.
A la lecture du résumé, on pourrait croire à une histoire nunuche digne des pires séries telle que Hélène et les garçons. Mais non, on en est franchement très loin, c’est sensible, touchant et passionnant à lire. Cette chronique sociale nous narre le quotidien de 3 destins de jeunes femmes : Agnès la rebelle (j’ai failli mettre Gnès , une habitude certainement Clin d'oeil) , Chloé la passionnée et Leila la réfléchie .Je pense que beaucoup d’entrevous trouveront un intérêt à suivre ce dytique car il vous parlera . C’est loin d’être toujours rose mais c’est ça la vie, il faut parfois surmonter les obstacles.
Sur mon premier avis, je disais qu’il était parfois difficile de discerner deux des héroïnes. Franchement avec un peu de concentration, elles sont facilement identifiables. Il suffit d’ouvrir un peu nos yeux  pour remarquer l’excellent travail de Lepage .Il arrive à retranscrire les émotions d’une très belle façon. Un dessin bien en osmose avec le récit. Je n’oublie pas la colorisation toujours aussi inspirée et nous avons là une BD qui j’ai lue avec envie.
Voilà, je classe bien vite « oh les filles » au panthéon de mes meilleures BD surtout qu’elle est dédicacée..
surprises.smileysmiley.com.9

OhLesFilles2_19

Uchronie(s),New York Tome 2.

88446_cUchronies_New_York_1_p1Auteurs :Corbeyran et Defali.
Editeur :Glénat.

La 1ère réalité.
New York. De nos jours. Dans cette réalité, Zack Kosinski, âgé d’une vingtaine d’années, se remet doucement d’un coma artificiel dans lequel l’a plongé son père, scientifique réputé. En proie à de terribles visions, où il voit notre monde de manière étrangement décalée, Zack s’interroge sur cette réalité parallèle ainsi entrevue. Mais aussi sur celle de la ville où il croit se trouver… Seul havre de certitude dans cet univers de doute, la belle Tia, une jeune infirmière qui a tout plaqué pour sortir Zack de cet hôpital, où sa vie étai t maintenant en danger… Encore que ce havre de certitude ne résiste pas longtemps à une nouvelle et terrible vision… où Tia apparaît beaucoup moins sympathique et désintéressée qu’elle ne veut bien le montrer.

Mes alternatives.

New Scéneario : Corbeyran est vraiment au sommet de son art. Une histoire de très belle facture, intelligente jouant avec les dimensions et qui enchantera les amateurs de SF .Quand au dessin, il est tout simplement magnifique. Du grand art et une série qui devient réellement indispensable.

New BDgest : Dans l’imbroglio métaphysique des dimensions parallèles jouxtant notre univers……(50 lignes plus loin)….en résumé, une BD qui joue parfaitement son rôle premier, celui d’accrocher son lectorat.

New Auracan : Un petit mot d’abords sur le prolifique Eric Corbeyran…. Et un autre sur Defali….. Et encore un autre pour le coloriste qu’on n’oublie pas …… Bon, finalement, une excellente série.

New Samba Bugatti: Il faut s’accrocher par moment avec ces explications scientifiques à faire endormir Albert .Mais où est le bandeau sur la tête de Zack page 45 ? C’est quoi ces difformités ! Des révélations ok mais aucune tension. Il faudra aussi qu’on m’explique les motivations de cette Tia qui saute …d’une dimension à l’autre. Bref, 10 albums pour si peu, je me suis encore fait avoir en somme.
surprises.smileysmiley.com.7

A vous de choisir votre critique alternative maintenant.
On en parle sur le forum ( enfin surtout moi).

Les enfants du Capitaine Grant .T1.

Auteur : Alexis Nesme.
Editeur : Delcourt(Ex-libris).

L’expédition.
Lors d’une excursion en mer, Lord et Lady Glenarvan trouvent dans le corps d’un requin une bouteille renfermant un message de détresse, envoyé par le capitaine Grant avant son naufrage. Ils décident de partir à la recherche des survivants, accompagnés par Mary et Robert, les enfants du capitaine disparu, et par Paganel, un savant farfelu. Commence alors un périple mouvementé aux confins du monde…

Lire la suite « Les enfants du Capitaine Grant .T1. »

Black Crow, La colline de sang T1.

87204_c87204_plaAuteur: Jean-Yves Delitte qui dessine plus vite que son encre.

Editeur:Glénat.

La transat.
Nouvelle Ecosse, décembre 1775. En pleine guerre d’indépendance américaine, un homme se glisse habilement entre les lignes anglaises. Son nom : Black Crow, sa mission : rendre compte des résultats d’une mission de piraterie opérée contre les troupes insurgées d’un certain Georges Washington… Sauf que Black Crow est également venu se venger, car son commanditaire n’a pas exactement respecté tous les termes de leur étrange contrat. Un accroc que Black Crow va lui faire payer au prix fort…

Ma barre à tribord.
C’est toujours un plaisir d’embarquer sur un trois-mâts en quête d’aventures maritimes. Le parfum du voyage est d’autant plus enivrant que le dessin de l’amiral Delitte est élégant à souhait agrémenté  d’un découpage très moderne. On y trouve une action omniprésente orchestrée par le Black Crow dont le caractère est fait en acier trempé. En plus, le contexte historique, la révolution américaine, est intéressant à suivre.
Je me permettrais néanmoins l’outrecuidance de trouver cette histoire trop courte. J’aurais aimé plus de développement ou une suite car le personnage du Black Crow aurait certainement encore beaucoup de choses à nous raconter. C’est que je deviens gourmand surtout quand on me laisse un peu sur ma faim avec le mot fin.
Euh….STOP REWIND PLAY ……je viens d’apprendre en lisant cette interview qu’il y aura au moins 3 albums pour cette série donc oubliez ce que j’ai dit sur mon estomac.
Appareillez plutôt vers la « gloire ».
surprises.smileysmiley.com.8

On en parle sur le forum.

Delitte JY

Les Rochester , clap dernière.

Rochester06_87851Rochester06p_87851C’est la fin.
Je ne vais pas vous parler de mon avis sur cet album, Capitol l’a déjà fait avec brio, mais bien du coup d’amertume de Jean Dufaux en fin d’album nous expliquant pourquoi les Rochester s’arrêtaient là. Jean Dufaux est colère, Jean est violence car je suis trahison, je vous demande pardon, je vous demande pardon, j’implore votre immense grâce… euh non, ça c’est du Poelvoorde. Il faut dire comme le dit justement le scénariste belge que cette série a connu des débuts tumultueux avec des changements d’éditeurs et de formats. Mais en lisant un avis sur Auracan qui mettait en parallèle une autre série(Tiffany) qui a subit les mêmes affres de ne pas avoir trouvé un lectorat assez large, je me pose la question de savoir si la ligne claire ne souffre pas d’une image désuète. Est elle trop vite assimilée à la vieille génération(les classiques comme je les appelle) ? Je dois avouer que si le nom de Dufaux n’était pas à l’honneur sur cette série, j’aurais certainement zappé ces achats. A tort car le dessin de Wurm à un charme fou. Par contre, c’est dommage de ne pas avoir profité de mettre des clins d’œil comme l’a bien fait les dernières aventures de  Spirou et Fantasio .Ca égaille fortement la lecture. En plus, les pochettes étaient trop passe-partout malgré un 2 ème jet pour sortir du lot parmi toute la débauche de nouveautés. Et, il vaut bien l’avouer, les histoires n’étaient pas trop marquantes, je suis bien incapable de me souvenir d’une des histoires des tomes précédents. C’est un peu faux ce que je dis car les Rochester m’ont apporté un fou rire mémorable avec la scène du restaurant du tome 3. Un grand moment.
Bref, allez savoir pourquoi le journal de RTL Tvi attire plus de téléspectateurs que celui de la RTBF. C’est certainement pas à cause de sa valeur .Comme quoi la médiocrité a beaucoup d’adeptes et la qualité, ses connaisseurs. Et paf dans les gencives.
Silence ! Capitol,  tu donnes le tempo et on commence la chanson
 «  je vous demande….pendant une ½ heure »

On en parle sur le forum.


 

Un Zoo en hiver, Taniguchi.

UnZooEnHiver_29052009_161425zoo en hiverAuteur :Jirô Taniguchi.
Editeur :Casterman (écrtitures)

Son inspiration.
Kyôto, 1966. Le jeune Hamaguchi, employé d’une société de textile en gros, n’a pas la fibre de la plupart des gens de son âge. Plutôt que de fréquenter les clubs de sport, il préfère assouvir sa passion du dessin en allant croquer sur le vif les animaux du zoo de la ville. Mais même ce dérivatif ne suffit pas à combattre l’ennui qu’il ressent. Dès l’année suivante, sollicité par un ami de lycée, Hamaguchi part pour la capitale, Tôkyô. C’est là, un peu par hasard, que sa route croise celle d’une communauté professionnelle un peu particulière: celle des auteurs de bande dessinée, les mangakas…


Mon cœur bat.

C’est un peu comme le Beaujolais, on a droit à un millésime Taniguchi chaque année. Fini le contemplatif(le promeneur), le mangaka favori de Casterman nous livre ici son récit le plus personnel mais sans être totalement une biographie. Vous suivez les débuts dans le monde des adultes de Hamaguchi , un jeune assistant d’un célèbre Mangaka. C’est comme à chaque fois avec cet auteur japonais, subtil, nostalgique et tout en douceur. Vous ne trouverez pas dans cette histoire du sang et des tripes mais seulement les doutes, les espérances et les habitudes d’un jeune japonais voulant trouver son chemin vers son idéal. Bienvenue au pays des sentiments et des émotions .Ca peut paraitre un peu paradoxale dans un pays où tout est souvent caché mais connaissons nous réellement les mœurs du soleil levant ? C’est certainement aussi pour cette raison que cette lecture nous apporte ce dépaysement, cette déconnection car  ce pays reste intrigant pour les occidentaux que nous sommes.
Je me suis dit à la fin de ce manga, que la vie est la plus belle des histoires. Dire qu’il va falloir attendre un an pour avoir ma dose de Taniguchi si salutaire pour mon bonheur.
surprises.smileysmiley.com.9
SAMBA

Mon avis de Capitol: Nouvel ouvrage du plus européen des Mangakas, Jirô Taniguchi. Ce récit, en partie autobiographique, raconte les débuts d’un jeune homme qui monte à Tokyo pour embrasser la profession de ses rêves, dessiner des mangas. Rapidement engagé dans un studio réputé, il se retrouve plongé dans un univers qui ressemble plus à l’usine, avec ces échéances à respecter coûte que coûte, avec les nuits blanches et tout le toutim…L’enrichissement personnel fait vite place à la frustration des cadences soutenues et l’impossibilité de se concentrer sur son projet personnel. C’est donc toute cette industrie qui nous est décrite par le détail. Mais Taniguchi ce n’est pas uniquement un témoin d’une époque et d’une profession. C’est aussi un maître dans l’art de raconter une histoire par les petits détails qui semblent de premier abord anodins mais qui donnent au final un éclairage tout à fait différent de l’univers manga. Le vécu du héros principal est analysé tant au niveau psychologique qu’au niveau sentimental. La motivation et le comportement de chacun est bien développé, ce qui donne une proximité du lecteur avec les personnages mais aussi une fluidité dans la lecture déconcertante. C’est là qu’est tout le talent de l’auteur…Rendre une histoire simple mais profonde. Je retrouve ici, mais à un autre niveau, l’étude psychologique des personnages que j’avais déjà trouvée dans «  le sommet des Dieux », une histoire d’alpinisme où la montée de l’Everest n’était qu’un prétexte à un autre défi, le dépassement de soi. J’ai retrouvé ici les mêmes valeurs…Le dessin est toujours du même niveau, très lisible mais aussi  européanisé. On n’y retrouve pas les poncifs graphiques bien connus du style « mangas ».
J’ai dévoré ce livre en moins d’une soirée et je voudrais en savoir plus sur ces personnages très attachants. Ce n’est donc pas une japoniaiserie (sic !) de plus mais un chef d’œuvre de Taniguchi. Ce livre mériterait une suite, c’est certain. Reste à voir si le grand maître mangaka accèdera à la demande de ses nombreux et humbles lecteurs… 
9/10

Capitol.
On en parle sur le
forum.

taniguchi_jiro_01

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑