Je vous propose une interview du jeune et prometteur dessinateur Benoit Blary pour la sortie du tome 2 de Sigurd et Vigdis au Lombard.
Sigurd et Vigdis se sont rencontrés et enfuis à la tête d’une petite troupe. A présent qu’ils ont conquis leur liberté, à condition d’exercer cette dernière en direction de l’Est, il leur faut affronter le plus terrible des adversaires : l’hiver. Ils ignorent encore que certains n’ont pas digéré leur idylle. Mais qu’importe : les amants maudits sont prêts à écrire leur légende en lettres de sang !
Et maintenant place à l’itw !
1-SambaBD-Avant de parler de Sigurd et Vigdis, peux-tu nous parler de ton parcours professionnel jusqu’ici ?
Benoit Blary-Suite à mes études à l’Institut St-Luc à Bruxelles, j’ai travaillé en tant qu’illustrateur et ai réalisé du storyboard pour des courts et moyens métrages, des clips et documentaires. Parallèlement à ceci, je montais divers projets de bande-dessinée et les membres de l’Atelier 510ttc, à Reims, à qui je venais montrer mon travail régulièrement m’ont gentiment proposé d’intégrer leurs rangs. J’ai signé mon premier album au Lombard, avec Hervé Loiselet, quelques-temps après.
2-Ton trait que je qualifierais de « crayonné à l’aquarelle » est très caractéristique, comment procèdes tu pour réaliser une planche ? As-tu constaté une évolution dans ton style par exemple par rapport à 20 ans de guerre ?
Je commence par un storyboard en format proche du A5 que j’agrandi ensuite aux dimensions de la planche pour le reprendre à la table lumineuse, pour la préparation de la page. Je précise ensuite le dessin, sans le finaliser, pour essayer de garder un peu de vie et de dynamisme lors de l’étape suivante de « l’encrage » au stylo-bille noir. Puis je termine en appliquant l’aquarelle. Le tout étant sur la même feuille comme il se doit pour une technique à la couleur directe classique.
J’espère avoir évolué depuis mon premier album qu’est « 20 ans de guerre ». La technique en elle-même n’a pas changée, pour l’instant, stylo-bille et aquarelle, mais je m’efforce d’être plus efficace dans le dessin et l’application de la couleur, en synthétisant, en jouant sur les ambiances, etc.
3- Comment se passe une rencontre entre Benoît Blary et Hervé Loiselet ? Te mêles tu aussi du scénario ?
Hervé et moi ne nous rencontrons physiquement que très rarement. L’essentiel du travail
se fait par email. Nous avons une passion commune pour l’Histoire et divers sujets qui rend notre collaboration agréable.
Je n’interviens pas sur le scénario. Hervé me le transmet sous forme de découpage écrit, à partir duquel je fais le storyboard. Je ne modifie pas les dialogues et le découpage d’ensemble de l’album, des séquences, bien entendu, mais j’ai la chance d’avoir une certaine liberté pour la mise en scène dans les pages, les cases. Je peux ajouter ou retirer une case si je l’estime nécessaire, choisir les angles de vues, etc,. Cette étape du storyboard me plaît beaucoup, me permet de m’immerger dans l’histoire. Je procède ainsi sur mon autre série, « Virginia », avec Séverine Gauthier.
4-Qui est le plus passionné de la période viking toi au Hervé? Quelle est la partie « véridique » dans Sigurd et Vigdis ?
Nous n’avons jamais fait de concours pour savoir qui est le plus passionné par le sujet… Je lui demanderai combien il possède livres traitant des vikings. Si il en a plus que moi on pourra dire que c’est lui le plus passionné ! En tout cas c’est un sujet qui nous intéressait tout les deux depuis de nombreuses années. Et nous intéresse encore.
Hormis le fond (vêtements, armes, architecture, coutumes, etc. Sans prétendre être parfait non plus) il n’y a pas de volonté d’être véridique, au sens historique du terme, dans cette BD. C’est avant tout un récit d’aventures ancré dans un environnement passé. Il y a des bouts de « vérité » ici ou là pour rendre l’univers crédible (du moins l’espérons-nous) mais c’est tout. Hervé va peut-être bondir en lisant cela mais c’est ainsi que je le vois !
5-Il me semble que les aventures de Sigurd et Vigdis vont nous mener bien loin, des grands explorateurs ces vikings ? En combien de tome S & V ?
Le projet fut signé en deux tomes, mais Hervé à effectivement pensé son récit dès le départ comme une grande saga pouvant conduire nos personnages dans des contrées (très) lointaines. Sait-on jamais, les dieux leur permettront peut-être de poursuivre leurs aventures.
6-Il me semble que tu as particulièrement fait attention aux habits et aux apparats portés par tes personnages.
Oui, c’est un point qui m’intéresse, qui permet de parfaire sa culture, qui donne du corps aux images, et qui aide (je l’espère) à se plonger dans l’univers décrit. Hervé aussi accorde de l’importance à ceci et me fournit parfois de la doc sur certains points. Mais ce n’est pas pour autant historiquement juste à chaque fois même si j’essaie de le faire avec sérieux, n’ayant ni le temps ni les connaissances historiques approfondies permettant d’être infaillible. Et comme je l’ai dit plus haut, c’est un récit d’aventures et non un traité d’historien.
7- Ça ne doit pas être évident de se documenter sur cette période assez obscure?
Il y a de nombreux livres sérieux traitant des vikings et on peut accéder à des photos de pièces de musées sur le net. En recoupant les sources on obtient pas mal de choses.
8- Quittons Sigurd et Vigdis , es-tu aussi un lecteur de BD ? Tes coups cœurs ?
Oui, je lis de la BD bien que je sois plus souvent plongé dans des
romans, des livres sur les musiciens, etc. En BD, j’ai découvert dernièrement « Big Foot » de Nicolas Dumontheuil que j’ai beaucoup aimé, tant au niveau graphique que du scénario. Il faudra d’ailleurs que je lise le roman dont c’est adapté. Sinon, dans les réelles nouveautés je citerai « Battling Boy » de Paul Pope, qui est un auteur que j’apprécie depuis longtemps.
9-Tes ambitions pour le futur ? Déjà d’autres projets en tête ?
Pouvoir continuer à raconter en bande-dessinée des histoires me plaisant.
Concernant les projets, je travaille actuellement sur le tome 02 de « Virginia » chez Casterman et scénarisé par Séverine Gauthier ainsi que sur des dessins pour la seconde saison de la série documentaire « Sur nos traces » diffusée sur Arte. Et j’ai d’autres projets en préparation mais rien dont je puisse parler pour l’instant.
10-le bonheur pour Benoit Blary , c’est ….
Vaste question… Le fait que mon entourage, famille et amis, se porte bien y est pour beaucoup, en règle générale.
Voilà, c’est fini.
Un grand merci à Benoit pour sa disponibilité et sa rapidité.
On lui souhaite que du bon pour le futur.
Samba.
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SambaBD lance un concours pour gagner un lot des 2 tomes de cette série et un autre tome 1. Comment faire ? Laissez simplement un commentaire en dessous de cette interview et s’inscrire à la newsletter.
Le concours court jusqu’au 31 novembre.
Bonne chance à tous.








Isabellae est née de mois d’échanges avec Raule. Après quelques idées qui n’ont finalement pas été retenues, nous sommes arrivés au personnage actuel et à ses aventures. 



bout d’une histoire, cela fait un petit pincement au cœur, en se disant qu’on les » abandonne » à leur destin de papier. C’est peut-être idiot, mais on s’y attache, avec le temps qu’on passe en leur compagnie. Parce que dans ma tête, ils existent vraiment … !



– Samba- Un peu à la façon d’une petite souris, j’aimerais connaitre comment se passe une rencontre avec Jean Dufaux pour élaborer un album ?
restaurant (plutôt chinois ou italien), à Bruxelles ou à Liège, nos lieux de rencontres habituels. Vous nous verriez commencer souvent par une coupe de champagne (on trouve toujours bien quelque chose à fêter ! ) et , autour d’une bonne table, discuter par exemple d’un prochain album : en fait , Jean Dufaux me raconte d’abord les très grandes lignes de l’histoire qu’il aimerait raconter, et, miracle, il se fait que , jusqu’à présent, j’ai toujours été emballé par les projets , les idées qu’il m’a proposés ( après échanges sur mes envies, mes goûts )
Martin Jamar-Je suis encore très traditionnel – papier, crayon, encre, aquarelles -, mais ponctuellement, je commence à utiliser (en tous cas, j’essaie) PhotoShop pour faire certaines retouches, par exemple sur une illustration de couverture. Cet été, grande première, j’ai suivi un stage d’infographie : ce ne fut pas simple, mais j’ai appris quelques trucs … 
Cosey, Griffo, Larcenet, par exemple …. Ce que j’ai beaucoup aimé, ces derniers temps : « Abymes », de Mangin et Griffo, » Grand Prix » de Marvano, pour ne citer qu’eux, il y en a d’autres … L’un ou l’autre conseil de lecture : Bruno Marchand » Quelques pas vers la lumière « , ou Stéphane Pêtre, » Marbot » – qui n’est malheureusement visible maintenant que via le Net… ou Céline Liégeois avec son blog « dans la famille »
Martin Jamar-Le bonheur, c’est …. Quand j’étais jeune et insouciant, en vacances avec mes cousins dans un chalet au bord d’un lac ! Blague à part (quoique…), mon bonheur, c’est un bon équilibre entre mes très proches et mon travail : quand on le trouve, c’est formidable !















Hernán Cortés

Moctezuma

Floride en 1528) est un conquistador espagnol connu pour avoir conduit deux expéditions, la première en 1520 contre Hernán Cortés, puis la seconde, dramatique, en Floride en 1527.
Les otomis![1519hernancortez_routeoftravel[12].jpg](http://sambabd.net/wp-content/uploads/2013/03/2894902723.jpg)


Vera Cruz:





















Je suis né en 1982 à Namur, ville où j’habite toujours
actuellement. J’ai commencé le dessin très jeune, ainsi que l’accordéon diatonique. Deux passions que j’ai toujours rêvé d’exercer professionnellement. Plus tard, j’ai étudié l’illustration et la bande dessinée à Saint-Luc à Liège. Suite à quoi j’ai réalisé quelques histoires courtes pour le magasine Spirou (avec Zidrou notamment). Ensuite j’ai réalisé mes premiers albums chez Casterman (3 tomes de « Noirhomme ») et 3 tomes de Special Branch pour Glénat, aux côtés de Roger Seiter. Série que je mène actuellement de front avec L’envolée Sauvage chez Grand Angle (Bamboo).
J’ai commencé par les recherches de personnages. J’ai assez rapidement compris que même si le contexte historique avait son importance, ce serait l’épaisseur des personnages qui ferait l’intérêt du récit. C’était la première fois que j’avais affaire à des enfants comme personnages principaux. J’ai ensuite réalisé un travail de documentation assez classique, en fonction de ce que le scénario exigeait.
régulièrement aux nouvelles. Sinon, je le contacte lorsque j’ai besoin d’un avis extérieur. On fonctionne de la même manière avec Hervé, qui est notre éditeur sur ce projet.
. A part le scénariste et l’éditeur, je ne fais lire à personne mes albums avant qu’ils ne sortent. 

découvert « Jeux d’enfants » de Mickaël Roux, chez Bamboo, excellente série jeunesse. Ou encore le travail de Xavier Fourquemin en général. Cinéma, je suis bon public, je prends de tout, du moment que ça détend. Mais j’ai bien apprécie « Quand je serai petit » de et avec Jean-Paul Rouve. Musique, c’est un peu pareil, je découvre beaucoup de choses mais m’attarde peu. Mais c’est principalement du Rock, qui tourne sur ma playlist quand je travaille.



FP-




J’ai fait un parcours relativement classique après avoir suivi des études à St Luc .Je me suis lancé dans un projet qui a intéressé les éditions Joker, les larmes de pourpre mais qui n’a malheureusement pas donné suite et qui s’est arrêté au numéro 3 au lieu des 6 tomes de prévus.


Absolument, déjà comme c’est une passion, je connaissais déjà pas mal le sujet mais il m’a fallu énormément de documentation, une partie via les moyens modernes mais aussi chez les passionnés 

J’ai toujours baigné dans le milieu de l’art en général. Mais c’est en lisant un Strange et un Rahan que mon père m’avait acheté, que j’ai eu le déclic. Je ne savais pas encore qu’on pouvait en vivre ou comment cela se confectionnait, mais c’est vraiment vers 9 ans que j’ai commencé à faire de la BD. Au début, pour ma gueule avec deux trois copains et mon cousin. Plus âgé, vers l’adolescence, j’en ai même fait avec mon père. Mais bien évidemment, toujours à titre amateur, et bien sûr jamais édité. De toute façon, je ne savais pas vraiment comment il fallait faire pour être édité !
Alors, Siorn est né tout d’abord d’une envie de revenir à mes premiers amours de gosse. D’ailleurs, petite parenthèse, un ami d’enfance, m’a dit il y quelques jours, que j’avais enfin sorti la BD qu’il attendait de moi !





Denis Lapière:Oui, bien entendu… Aude et moi sommes de plus en plus complices dans le travail. 
Aude Samama : La boxe était un thème qui m’attirait, pour le
mouvement et les jeux de lumière entre autre. J’avais aussi vu des films sur des histoires de boxeurs qui m’avaient beaucoup plu « Raging Bull », « Nous avons gagné ce soir »…
DL :Pour moi, Mireille est telle que je l’ai posée dans le livre : une jeune femme qui
s’abandonne totalement au jeu de la séduction pour pouvoir trouver l’homme qui saura rassurer, protéger, la petite fille tremblante qui se cache derrière les atours de la femme fatale qu’elle affiche avec mépris, mais surtout avec défi. Mireille était une femme fragile. Elle a eu la naïveté de croire qu’un homme, que l’amour d’un homme, parce qu’il était riche, fort, cultivé ou puissant, ou le tout à la fois, pouvait balayer ses angoisses. Elle l’a évidemment payé très cher… 
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