Le Baron Fou T1 et T2

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Dessin & couleurs : Michel, Faure
Dépot légal : 03 & 06 2015
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Planches : 48

A la recherche de son mari, fait prisonnier par les bolchevick en 1917, Elisabeth va croiser, aux frontières de la Mongolie, la route de la « division sauvage » avec à sa tête le Baron Von Ungern. Faite prisonnière, elle va petit à petit épouser la cause des débris de l’armée Tsariste et les rêves du baron fou : rétablir l’empire de Gengis Khan ! Mais tout a un prix ….

 

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La révolution russe de 1917 et les événements tragiques de la guerre civile russe ont le vent en poupe dans le monde la bande dessinée. On notera, entre autres, l’excellent « Svoboda » chez Furturopolis ou encore « Kamarades » chez Rue de Sèvre. Il faut dire qu’il y a matière au récit de fiction, de faits historiques ou le mélange des deux. Entre le tragique d’une guerre civile (8 à 20 millions de morts) et des personnages historiques émergeant de ce chaos, l’imaginaire prend vite le pas. L’histoire se souvient de Denikine, Lénine, Trotski, Koltchak, Wrangel, Semenov…..et bien sur Nikolai Robert Maximilian von Ungern-Sternberg dit le « baron fou ». La personnalité du baron en fait un acteur de prime importance. Personnage romantique par excellence, il sait que sa vie ne suffira pas à réaliser ses rêves. Hugo Pratt ne s’y est pas trompé : Corto Maltese croise la route du Baron à la recherche de la gloire et de ses projets insensés dans « Corto Maltese en Sibérie ». Véritable dieu vivant pour les mongols, il marquera à jamais l’histoire. Ici Rodolphe choisit un récit intimiste au travers de la vision d’une femme médecin. Il introduit un peu d’humanité au charismatique Baron. Ce prisme donne également du recul avec l’épopée de la « division sauvage ». Cela permet à Rodolphe de ne pas oublier les horreurs et les exactions de cette armée. Sans faux semblant, il porte le regard sur des exécutions où l’arbitraire est roi. La terreur « blanche » ou « rouge » est loin d’une promenade de santé ! Mais, le récit de Rodolphe est agréable. Il est linéaire, sans flash-back polluant le scénario. Ceci est très appréciable.

 

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Le dessin est à l’avenant d’un récit fort en action et en histoire : beau et haut en couleurs. Michel Faure n’est pas avare de de détail. L’expression des sentiments au travers des visages et des regards est remarquablement rendue. Vous n’échapperez pas au regard bleu azur de l’héroïne et du héros !!! Comme la couverture, le dessinateur gratifie le lecteur de très belles planches à la gouache magnifiant la personnalité complexe du baron et l’hétérogénéité de son armée.

 

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Le titre est sans détours : le vrai héros de cette œuvre est bien le Baron von Ungern-Sternberg. C’est le vrai but de ce dyptique. Comme tout héros, cette figure historique est controversée. Dieu de la guerre pour les uns, monstre sanguinaire pour les autres, vous aurez l’occasion de vous forger une idée à la lecture de cette belle aventure dans les plaines mongoles sur fond de décors historiques.

Scénario

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Dessin

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Total

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Tigrevolant

Pathfinder Tome 1. La Montée des Eaux Troubles

pathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasypathfinder,la montée des eaux troubles,glénat,comics,jim zub,andrew huerta,heroic fantasyScénario : Jim Zub
Dessin : Andrew Huerta
Couleurs : Ross Campbell,
Dépôt légal : 06/2015
Editeur : Glénat
Planches : 62 

Dans le monde de Golarion, le danger, l’aventure et l’amitié sont toujours au rendez-vous. Le groupe d’aventuriers composé du guerrier Valeros, de la sorciere Seani, la voleuse Merisiel, le sage Ezran, le nain Harsk et la prêtresse Kyra sont engagés par le conseil municipal de Sandpoint pour palier à la menace des gobelins de plus en plus audacieux. Voilà une quête qui s’annonce ….tranchée !

 

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Ping, paf, sproch, boum ! Voilà une production d’héroïc-fantaisy qui ne détonnera pas dans l’imaginaire et le monde infini des amateurs de jeux de rôle. C’est du grand classique : un employeur, des êtres surnaturels forcement stupides, affreux et méchants, et enfin un groupe d’aventurier prêt à trancher dans le vif (c’est le moins que l’on puisse dire). Tous les codes du « Donjons et Dragons » (D&D) sont respectés jusqu’aux caractères des personnages : nain taiseux, le guerrier puissant (voir invincible)…mais tous sont unis par l’amitié et les bons mots. A tel point qu’il n’y a pas vraiment de surprise. Le scénario est convenu et ne présente pas beaucoup d’intérêt. Il faut savoir que « Pathfinder est l’adaptation en bande dessinée du jeu de rôle éponyme et best-seller de Paizo, lauréat de nombreux prix et véritable référence en la matière (la version française de Black Book est numéro 1 des ventes de JdR en France) ». Un supplément de 9 pages agrémente l’ouvrage. Il décline l’univers pour de nouvelles parties de jeux de rôle. Mais il n’éclaire en rien le scénario précédent et sera franchement indigeste pour les non-initiés aux D&D.

 

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Les dessins d’Andrew Huerta permettent de renouer avec le 9ème art. Les traits sont vifs voire bruts. La sensation de crayonné est très présente. Il remplit bien son contrat donnant à l’ensemble du punch et nous gratifie de nombreux détails sur ces personnages. La plastique des héroïnes est impeccable et les scènes d’actions à l’avenant. Le lecteur appréciera les rendus de mouvements. Par contre, l’utilisation de cases figés répétitives (copier-coller) pour un rendu comique est franchement inacceptable au regard du travail de l’ouvrage. Autre surprise, le format franco-belge et non pas comics. Cela brouille (un peu) les pistes mais cela permet d’apprécier le trait du dessinateur en grand.

 

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Vous êtes fan de D&D ? Vous êtes un joueur invétéré de jeux de rôle ? Cet album est fait pour vous. Les autres passez votre chemin.

NB : Pathfinder est  aussi une voiture (Nissan) et un film d’action sorti 2013 (très, très hollywoodien)

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Légendes de Tarsylia. Tome 1

légendes de tarsylia, wu miao, urban china, contes, légendes,   légendes de tarsylia,wu miao,urban china,contes,légendesScénario / dessin : Wu, Miao
Dépôt légal : 06/2015
Éditeur : Urban China
Planches : 248

Recueil de contes fantastiques, « Légendes de Tarsylia » décrit par le menu les mythes fondateurs de l’imaginaire en Chine. Apprenez comment le roi des nains défia les divinités ou comment les hommes ne méritaient plus la protection des dieux. Pactes, retournements de situation, bassesses les plus abjectes, magies, guerres…vous saurez tout sur l’origine de Tarsylia.

Première réaction, en saisissant ce roman BD : l’interrogation ! Comment, il existe un genre Chinois de la BD ? Et elle s’exporte ? Et pourquoi pas ? La civilisation chinoise âgée de plusieurs millénaires a développé un imaginaire sans précèdent. Il est donc bien normal d’exercer l’art de la bande dessinée, de coucher sur le papier des phylactères pour notre plus grande satisfaction.

 

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Cette BD a même un nom : le manhua. De même, on appelle manhuajia les dessinateurs de manhua. Le manhua se lit de gauche à droite, comme les bandes dessinées françaises, et dans le sens de lecture occidental. Les livres sont habituellement édités sous de petits formats. Qui a dit que Sambabd.be n’était pas à la pointe de la culture ? Et international avec cela !

Légendes de Tarsylia est un recueil de contes avec une nette touche fantaisie. Et comme dans tous les contes, la règle universelle de la morale finale est présente. Il vous faudra de la patience et une volonté de fer pour aborder cet ouvrage. La lecture du long préambule (20 pages et des cartes) sur l’univers de Tarsylia est vivement recommandée, au risque de vous perdre définitivement dans les méandres de l’imaginaire de Wu Miao. Ceci est d’ailleurs le nœud du problème. L’univers développé est pour le moins touffu, compliqué. Cette bd s’aborde humblement en plusieurs fois. Comme les contes n’ont pas vraiment de relation entre eux, il est aisé de faire des pauses bienvenues. Cela ne rend que meilleurs les reprises de lecture.

 

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La forme, le choix du dessin sont aussi des surprises. Ce manhua rejoint la culture populaire chinoise dans son format. Les dessins sont représentés en ‘ombres chinoises’ (et oui !), très prisées dans l’empire du milieu pour la diffusion des mythes via des théâtres ambulants de marionnettes. La finesse des ombres à base de noir et blanc charme le lecteur. Elles servent de support efficace aux textes et aux dialogues, par ailleurs très nombreux et très denses.

 

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Les éditions Urban China présentent une œuvre originale et pointue. Les 248 pages vous apparaitront comme un objet venu d’un monde totalement inconnu. En effet, car à part l’expression théâtrale des ombres chinoises, nous ne connaissons peu de chose (voir rien) de l’univers graphique (et imaginaire) de la Chine actuelle ou ancienne. Ce sera donc une belle découverte et une entrée en matière plaisante car la qualité des récits et son traitement graphique des « légendes de Tarsylia » sont au rendez-vous. Pour le moment on ne retrouve que sept albums en traduction française pour cette maison d’éditions. Mais au vu du talent de leurs auteurs et du potentiel imaginaire important (historique et quantitatif), gageons qu’à l’avenir de nombreuses parutions sont attendues avec, sans doute, son lot de plaisirs inattendus.

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Kamarades Tome 1. La fin des Romanov

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kamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiquekamarades,la fin des romanov,benoit abtey,jean-baptiste dusseaux,mayalen goust,rue de sevres,fiction historiqueScénario : Benoit Abtey, Jean-Baptiste Dusséaux
Dessin / couleurs: Mayalen Goust,
Dépot légal : 05/2015
Editeur : Rue de Sèvres
Planches : 58

 

En Février 1917, Petrograd alias Saint-Pétersbourg n’est pas encore Leningrad. Mais l’agitation révolutionnaire secoue la ville. Au milieu de ce maelström historique, Ania et Volodia sont amoureux. Mais tous les sépare. L’amour sera-t-il toujours la plus grande force de l’univers ?

 

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La révolution Russe est un creuset sans fond d’inspiration de fictions. Comme à chaque moment charnière de l’histoire de l’humanité tout est possible, de la vérité historique au fantasme de la destinée des figures emblématiques du moment. B Abtey et JB Dusséaux saisissent ce coup de chiffon (rouge) pour monter une fiction romanesque entre la fille du Tsar (rien de moins) et un simple soldat de l’armée russe. En dehors de cette intrigue éculée (la princesse énamourée d’un gueux), les héros croisent de hautes figures historique, notamment Lénine et Joseph Vissarionovitch Djougachvili, alias Staline. Cette juxtaposition de protagonistes est déroutante. Le lecteur, ne sait plus s’il est en présence d’une fiction romanesque ou d’un roman historique. Faut-il suivre les amoureux ? Notamment la princesse Romanov alimentant l’imaginaire collectif sur la destinée de la famille du Tsar. Ou faut-il suivre les faits historiques forts avec les nombreux soubresauts de cette période troublée ? Je n’ai pas la réponse… et cela laisse perplexe. Sans doute aurons-nous plus de précisions dans la suite de la série, prévue en trois tomes.

 

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L’incertitude est renforcée par un travail du dessin tout à fait particulier. Malayen Goust, dont c’est la première incursion dans le monde de la BD, nous gratifie d’un dessin épuré. Il pourrait même être qualifié de diaphane. Le trait est léger avec des aplats de couleurs presque transparents. Cela contraste grandement avec la période historique choisie …

 

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Entre amour, drames et manigances politiques, ce trio d’auteurs peine difficilement à prendre contact avec le lecteur. C’est toute la difficulté de choisir une époque forte en sensations et riche en enseignement. Camper une histoire d’amour dans ce décor est une gageure. Pas sûr que cela soit du gout de la majorité. Attendons la suite pour se donner une vision d’ensemble et un avis …

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 Tigrevolant

LA MAIN HEUREUSE

Scénario / dessin : Frantz Duchazeau
Dépot légal : 04/2015
Achev. impr. : 03/2015
Editeur : Casterman
Collection : Professeur Cyclope
Planches : 96

 

Dans un bled de Charente dans les années 90, deux adolescents tirent leur ennui : le dessin pour Franz et la mob’ pour son pote Mike. Mais un miracle se produit, la Mano Negra, LE groupe de référence, se produit à moins de 100 km de chez eux. Qu’importe une journée de cours en moins, qu’importent les moyens de transports hétéroclites, le seul but est d’assister au show de la Main Noire !!


La main heureuse, Frantz Duchazeau, Professeur cyclope, casterman, road trip, mano negra

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Chaque soir à onze heures

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatChaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatScénario : Eddy Simon
Dessin / couleurs: Camille Benyamina
Adapté de : Malika Ferdjoukh
Dépôt légal : 04/2015
Editeur : Casterman
Planches : 94

Un soir dans Paris des années 2010, Willa, la narratrice de l’histoire, est invitée pour une soirée cocktail dans un hôtel particulier. Elle y rencontre un grand jeune homme mystérieux, Edern. L’alchimie de l’amour et ses contradictions fait son œuvre ….. Invitée par ce dernier à jouer du saxophone avec sa sœur aveugle, la vie de Willa va prendre une drôle de tournure. Chaque soir, dans le manoir d’Edern, des choses étranges se passent à 23 heures….

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

Le scénario est une adaptation libre (mais très fidèle) du livre éponyme de Malika Ferdjoukh. Pour cela, le duo Simon Eddy / Camille Benyamina a été sollicité. Ces auteurs ne sont pas inconnus dans le monde de la BD. En 2014, ils avaient publié chez le même éditeur « Violette Nozière, Vilaine Chérie » revisitant, en bande dessinée, le plus célèbre des faits divers des années. Malika Ferdjoukh est une auteur prolifique. Elle a écrit ce roman sur un projet des éditions Flammarion : choisir un sentiment exacerbé autour duquel il faudra construire un récit (joie, folie, haine, dégoût, honte, passion…). Et c’est ainsi qu’est né «Chaque soir à onze heures ». Ainsi, le roman de Malika Ferdjoukh se décline autour de l’amour. Diable ! Que voilà un ambitieux programme ! Comment extraire de ce thème un scénario lisible et original (tout en évitant les écueils incontournables) ? Et c’est la tout le talent de Malika Ferdjouk. Tout en parlant de sentiments et de passion, l’auteur introduit des éléments policiers et de mystère. Il en ressort un thriller romantique, un conte sophistiqué de la (haute) bourgeoisie bohème. Le choix du milieu social permet de « ouater » l’ambiance. Même si la mort plane, le cadre chaud permet de se projeter au mieux sur les éléments sociaux et les sentiments (ou tares, c’est selon) terriblement humains. Cette comédie humaine joue sur les différences entre les protagonistes : le garçon taciturne versus le garçon le plus populaire du lycée, la fille invisible mais au talent et à l’aura en devenir versus la demoiselle aveugle mais terriblement attachante et perspicace, les différences sociales. Le tout compose une palette de personnages intrigants ou juste de passage alimentant le scénario. Cela sonne juste. Le coté romantique est un peu « too much » mais plaira à un public dédié.

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La langueur et le coté cocooning est sans nul doute dû au dessin de Camille Benyamina. Le niveau social élevé des protagonistes répond superbement à la rondeur des dessins, à la palette de couleurs chaude et lumineuse. Laissons Malika Ferdjoukh décrire cette transposition en dessin : « velouté des teintes, à la douceur des bleus, l’extraordinaire poésie des rues parisiennes, la grâce des obscur ». Tout est dit.

« Chaque soir à onze heure » en bande dessinée répond bien au roman et occupe l’espace d’un bon moment de lecture. Si on a peur, au début, de se plonger dans un roman à l’eau de rose, ce sentiment est vite balayé par la vitesse de l’histoire. Les personnages attachants et une intrigue passionnante donnent un récit suranné. Atypique ! 

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

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Face d’ange. Tome 1

 

face d'ange,glénat,koldo,unzueta,grafica,policier,fantastiqueface d'ange,glénat,koldo,unzueta,grafica,policier,fantastiqueScénario : Koldo
Dessin / Couleurs : Ángel Unzueta
Dépot légal : 04/2015 
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Planches : 48

 

Los Angeles, 1959. Paul Ares reçoit un appel de la police. Son ex-femme, Diane, a été retrouvée assassinée dans une chambre d’hôtel. De troublantes similitudes avec son passé de soldat en Corée viennent désarçonner Paul. Il doit, de plus, prendre en charge sa fille, Callie, dont il ignore tout. Trouver une confiance mutuelle ne sera pas une mince affaire, surtout quand d’étranges spectres de Diane viennent se mêler au mystère.

« Rien ne peut arrêter l’amour d’une mère. Pas même la mort »

Vous avez sans doute lu ou feuilleté « Chasseurs de reliques » du duo Koldo / Unzuet aux mêmes éditions. Ce nouveau diptyque du même duo a pour cadre les années 50-60 et comme trame de fond une histoire policière matinée de fantastique.

Que dire de cette histoire ?

Commençons par les côtés négatifs. Si le scénario part fort et vite, il s’avère convenu et sans surprise : le père paumé, sa fille terriblement fragile, l’antagonisme entre les prétendants de la belle Diane, eux-mêmes frères d’armes de la guerre de Corée….le tout avec l’apparition de spectres (bons ou mauvais, c’est selon). Rien ne sera épargné au lecteur comme poncifs. Evidemment, les scénaristes nous réservent des surprises. Il existe, bien-sûr des faux semblants, de fausses pistes. Nul doute que les coups de théâtre vont pleuvoir dans la conclusion et le tome 2 ! Mais il sera difficile au lecteur de ne pas avoir un sentiment de déjà-vu.

Heureusement pour cet album, les dessins sont là pour attraper le lecteur et permettre, ainsi, d’apprécier le tout. Les cadrages sont magnifiques avec des jeux de lumières de toute beauté. Les mouvements sont bien relayés donnant du rythme à l’histoire. L’ambiance sixties est palpable. Du beau travail ! Ángel Unzueta va jusqu’à mettre une touche type « trame de point » finissant l’immersion dans le passé. Le tout donne une impression d’images d’Epinal des graphismes de cette époque.

Vous l’avez compris, votre serviteur n’a pas été emballé par cette nouvelle production. Certes, le coté policier pur ouvre des portes. Mais elles devront s’accompagner de vrais rebondissements dans le deuxième tome afin de donner du corps à l’histoire. Voulu par le scénariste, le versant fantastique est indissociable de l’intrigue mais cela ne donne pas vraiment de sens à l’ensemble, bien au contraire. Reste le dessin. Vous apprécierez, ou non, mais tout le monde sera d’accord sur la qualité de l’ouvrage.

 

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ODYXES Tome 1. Naufragé du temps

Odyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastiqueOdyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastiqueScénario : Scotch Arleston,
Dessin : Steven Lejeune,
Couleurs : Mikl
Dépôt légal : 08/2014
Editeur : Soleil Productions
Planches : 46

Oscar Rimbaud est un étudiant en médecine comme un autre à Paris. Mais comment diable se trouve-t-il projeté en pleine Antiquité en tant que responsable d’une flotte Hellène en perdition ? Comment va-t-il trouver l’argent nécessaire à la rénovation de la flotte ? Comment mériter son grade et la confiance des équipages avec des connaissances du futur ?

Aller-retours dans le passé. Voilà comment on pourrait qualifier la nouvelle production de Scotch Arleston. Ce dernier ne nous avait pas habitués à ce type de récit. Son credo c’est tout de même l’héroïque-fantaisie. A moins d’avoir vécu sur une autre planète, personne n’a échappé à la série phare (et les très très nombreux spin-off) des éditions Soleil, Lanfeust de Troy. Mais S. Arleston a déjà démontré qu’il avait de nombreux atouts dans sa manche. Il s’est aussi lancé (encore avec succès !) dans le genre policier, Leo Loden. Et c’est là tout le talent de ce conteur des temps modernes. Chacun de ses scénarios est limpide. Tout s’enchaine, s’emboite et transporte le lecteur dans une autre dimension, dans les limbes éthérés du rêve. Et Odyxes n’échappe pas à cette trame. Du rêve, cet album en a à revendre. Qui n’a pas rêvé de voyager dans le temps ? Qui n’a pas imaginé être transporté dans telle ou telle époque (future ou passée) et se demander comment il trouvera les ressources pour y survivre ? S. Arleston projette (se ?) un étudiant en médecine du 21eme siècle dans la Grèce antique. Il va puiser dans son seul avantage dans ce monde inconnu et dangereux : ses connaissances « technologiques » du futur. Il serait dommage de vous révéler sa trouvaille ! A vous de le découvrir. Le scénariste multiplie les flash-back, permettant de distiller des indices, ouvre ou referme des portes à l’infini. Il instille même une griffe de fantastique (quand même !) finissant ainsi de tromper le lecteur. Par contre, vous ne trouverez pas la dernière touche de S. Arleston présent dans ces séries, l’humour potache. Ici point de jeux de mots dans les lieux ou les noms, pas d’humour débridé. Du récit pur et dur.

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Scotch Arleston s’est toujours entouré d’excellents dessinateurs pour transposer son imaginaire débridé. C’est encore le cas dans cette série. Steven Lejeune n’est pas un inconnu dans le monde des phylactères. Trop de Bonheur (TDB) scénarisé par JD Morvan ou encore Dieu a les boules en production solo, sont ses cartes de visites. Le dessin est précis, dynamique avec de très belles couleurs de MiKl. Le lecteur appréciera les belles planches de scènes de vie de l’antiquité. Les corps sont sculpturaux et les héroïnes transpercent le vélin. Les yeux sont comblés par le travail des détails. La tempête introductive manque (un peu) de vitesse, de sensation de mouvement. Mais passé les premières planches, gageons, que vous ne saurez lâcher le livre avant la fin !

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S. Arleston met en image nos rêves. Ce marabout des éditions Soleil sait comment capter son auditoire. Il le prouve encore dans cette nouvelle production. Faisons juste un vœu pieux sur le nombre limité des albums ; ne pas répéter à l’ infini des scénarios à rallonge (comme les naufragés d’Ythaq) et ….. Odyxes a tout pour intégrer votre bibliothèque et faire pétiller votre imaginaire. Trop de bonheur !

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Tigrevolant

Odyxes, naufragé du temps, scotch Arleston, Steven Lejeune, Mikl, Soleil prod, fantastique

 

Le syndrome d’Abel, Tome 2. Kôma & Tome 3. Au-delà…

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Dessin & couleurs : Marazano, Richard
Dépôt légal : 02/2015
Editeur : Glénat 
Planches : 64

Abel Weiss se réveille d’un coma de …7 ans. Après un long combat contre la mort, le voilà un étranger dans ce monde de vivant : plus d’identité, plus de maison. Décidé à percer ce mystère autour de sa personne, Abel mène une enquête dénuée de tout repos. Recherché par la police et par d’étranges « médecins », Abel Weiss cherche des réponses, quitte à refaire un voyage dans l’au-delà ….

 

syndrome d'abel,dorison,marazano,tome 2 koma,tome 3 au dela...,génat,thrillers esotérique

 

Le syndrome d’Abel fait partie des séries que je qualifierais de « vite la suite mais en vain ». A l’instar de Sasmira (14 ans) ou de Tao Bang (5 ans), le lecteur a dû patienter pas moins de 7 années entre le premier et les deux derniers tomes du Syndrome d’Abel, parus simultanément en Février 2015. Ils clôturent ainsi la série. Dans ce genre de série à attente, le tome 1 se doit d’être diablement attrayant sous peine de voir le lecteur se détourner de la conclusion. De même, le lecteur réclame une fin ou une suite à un niveau au moins équivalent voire meilleur que les prémices scénaristiques. Tao Bang Tome 2 avait été une terrible désillusion. Et si Sasmira T2 est « une histoire correcte qui manque un peu d’intensité mais qui a le grand mérite d’exister » (Samba 2011), le Syndrome d’Abel tome 2 et Tome 3 laissent perplexe. Le tome 1 accroche volontiers son lecteur. Il faut dire que Xavier Dorison est à la manœuvre. Même si le thème « du réveil du héros, mort pour tout le monde » est un classique, le scénario nous entraine vers des sujets plus ésotériques.

 

« S’il fallait tuer un homme, un seul, pour supprimer le cancer… est-ce que vous n’appuieriez pas sur la gâchette ? »

 

La mort et son cortège de questions sont au centre de ce thriller. Et c’est le premier atout de cette série. La résurrection par la science moderne est un grand fantasme de l’humanité. De savoir ce qui se trouve derrière le grand mystère, nous titille tous. Xavier Dorisson l’intègre avec intelligence dans son scénario. Le problème avec ce genre de question, est ….l’absence de réponse. La pirouette finale en est la preuve. Nous pourrions tout aussi bien digresser sur de nombreux tomes sans arriver à une véritable réponse satisfaisante. Le sujet est donc bigrement périlleux.

Pour le reste, rien de bien surprenant : des « médecins » véreux, des cinglés notoires, des flics dépassés retournant leur veste, des courses poursuites, des fausses pistes… rien ne manque à cette trame classique de polar. Tous les poncifs sont présents.

 

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Côté dessin, cela a été un vrai étonnement. Et c’est le deuxième atout du Syndrome d’Abel. Outre la vraie évolution du trait de Marazano entre le tome 1 et les deux autres, la surprise provient de l’artiste lui-même. En effet, Richard Marazano, plus connu à l’écriture qu’au pinceau, s’est totalement emparé de la touche photographique de son camarade de bande dessinée, Jen-Michel Ponzio (Genetiks, le protocole Pelican…). Cette ressemblance dans la technique est telle que j’ai vraiment cru à une erreur de crédit ! Cette façon de faire est caractéristique d’une base photographique avec une retouche visuelle derrière. Ceci donne un rendu ultra réaliste avec des couleurs sombres, métalliques. Cela peut rebuter mais c’est du grand art !

Sept ans d’attente, comme le temps du coma d’Abel, ne paraissent pas justifiés. Les auteurs nous donnent matière à réflexion et évidemment, le sujet ne sera jamais clos. C’est d’ailleurs le sel du débat de ces trois tomes. Il reste au final un sentiment de fouillis sous ces attributs de polar divinatoire. L’intrigue n’est pas toujours très claire. Une relecture de la série dans son ensemble est conseillée afin d’assembler les pièces de ce puzzle. Une fois rassemblé cela se tient et procure, somme toute, un bon moment.

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Tigrevolant

Les prométhéens Tome 1/4. 1. Réunion de famille

prométhéens,réunion de famille,henscher,herzet,sandoval,cruz david,le lombard,péplum new age,panthéonprométhéens,réunion de famille,henscher,herzet,sandoval,cruz david,le lombard,péplum new age,panthéonScénario : Henscher, Herzet, Emmanuel
Dessin : Rafa Sandoval
Couleurs : David Garcia Cruz 
Encrage : Tarragona, Jordi
Dépot légal : 01/2015
Editeur : Le Lombard
Pages : 54

Les dieux ne sont plus que l’ombre que d’eux-mêmes. Hier craints et adulés, aujourd’hui ils se cachent parmi les humains. Immortels, il y a 4000 ans, leurs tètes sont littéralement confinée dans un bocal de formol. Sans égal depuis la nuit des temps, le mystérieux Thymos n’aura de cesse de les tuer tous. L’heure est grave. Une réunion de crise des survivants doit décider de la marche à suivre.

 

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Que voilà un singulier scénario ! Sous l’avalanche de publications des albums sur le thème des péplums, ‘Les Prométhéens’ sortent franchement du lot. Si la transposition dans notre monde des dieux de l’Olympe a un air de déjà-vu, les rendre mortels est plutôt original. De voir Poséidon se faire littéralement embrocher et décapiter procure un choc ! A tel point qu’un retour en arrière de lecture est nécessaire pour accepter cet arc narratif. Pour s’en convaincre, je vous engage à regarder de plus près la couverture.

« Jadis, les dieux de l’olympe étaient craints. Aujourd’hui, ils sont traqués »

Henscher (Le Seigneur des couteaux, Banni) nous avait enchanté par ses scénarios fouillés et cohérents. Assisté d’Emmanuel Herzet (Duelliste, Le Chant du cygne, La Branche Lincoln, Narcos, Centaures), les deux compères s’amusent à revisiter le genre antique. La pléiade des dieux et autres demi-dieux permet de projeter loin le scénario. Les digressions semblent donc infinies. Le tout est d’ailleurs un peu dense. Ainsi, beaucoup de monde intervient et il est difficile de s’y retrouver. Un conseil : réviser votre panthéon Grec ! La réunion de famille (le titre !) des dieux est des plus truculente. Les clichés de ce genre d’évènement sont nombreux, jusqu’au personnage comique de service en la personne de Dyonisos peu avare de saillies envers ces congénères. Certains y verront une transposition du genre comics : les dieux grecs sont des supers héros bien vivants, ils sont parmi nous et ils ont une identité secrète.

Et quoi de mieux que de prendre un dessinateur de comics pour rendre le tout crédible ? Rafa Sandoval est au pinceau. Ce dessinateur fait merveilles dans ces 54 pages. Il vient de chez Marvel et cela se sent bien. Le découpage est audacieux avec des splatch typiques des productions d’outre-manche. Le tout est rythmé avec une multitude de détails. Le choix des couleurs de David Garcia Cruz est par contre curieux avec une dominante de vert et de rouille pas forcement de bon aloi. L’utilisation de l’informatique pour cette mise en couleurs pourra être perçue comme trop importante. Mais bon c’est peut-être le genre qui veut cela.

 

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Prométhée est un dieu condamné au supplice pour l’éternité, qui continue de défier le maître de l’Olympe et d’exhaler sa haine en apostrophes violentes. Mais qui sont les prométhéens ? Quels sont les mobiles de leur terrible vengeance ? Prévue en quatre tomes, ce péplum new age n’a pas fini de nous surprendre avec ses nombreux atouts scénaristiques.

 

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Tigrevolant

Léo Loden Tome 23. Brouillades aux embrouilles

leo loden,tome 23,brouillades aux embrouilles,marseille,policier,humourleo loden,tome 23,brouillades aux embrouilles,marseille,policier,humourScenario : Arleston, Scotch ; Nicoloff, Loïc
Dessin : Carrère, Serge
Couleurs : Cerise
Dépôt légal : 01/2015
Editeur : Soleil Productions
Pages : 46

 

Amadeus, un des indicateurs du plus célèbre flic privé de Marseille et de sa banlieue a disparu. Affublé de l’inénarrable Tonton, Leo Loden se doit de le retrouver. Son enquête croisera celle de l’inspecteur Marlène, sa « douce » et « tendre » compagne, sur la piste d’un meurtrier dans une cité sensible tenue d’une main de fer par un imam.

Leo Loden, c’est le marronnier de la bande dessinée franco-belge, le beaujolais nouveau des phylactères, le Noël des éditions Soleil : régulier et toujours de bonne facture. Le privé de Provence débarque sur les étals une fois par an. C’est du sûr, du solide, 46 pages d’enquête impeccable, de fous rires ou juste de sourires. Marlène est toujours grande gueule avec une nouveauté : elle est enceinte jusqu’au cou. Je vous laisse découvrir comment agit la future maternité sur l’humeur de la charmante inspectrice de l’évêché et sur ses relations avec Leo….

 

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Mais tout n’est pas léger dans cette série emblématique des éditions Soleil. Il existe toujours un fond d’actualité, une critique sociale, un message socio-économique. Ici l’actualité brulante des attentats contre Charlie Hebdo, notre mode de vie et de pensé fait écho au scénario de « Brouillades aux embrouilles ». Cela fait un peu bizarre de lire cette histoire de trafic d’arme sur fond ‘d’intolérance à postériori des évènements tragique de Janvier 2015. Heureusement, dans Leo Loden tout se termine bien. Happy end !

 

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Le dessin est à l’avenant du scénario : impeccable et reconnaissable au premier coup d’œil : tout en rondeur et des visages expressifs parfois réalistes parfois caricaturaux. Seule Marlène m’a paru changée. Peut-être les hormones de la grossesse ?

Je ne m’étais pas replongé dans Leo Loden depuis une dizaine d’albums, le tome 14 exactement. Pas de surprise, c’est du comique de répétition. Tout le monde est au rendez-vous, même les titres toujours recherchés. Une bande dessinée à lire avec du pastis, des glaçons et un régime méditerranéen. Santé Tonton !

 

 

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Dessin :  a05-3e788c9.gif
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L’ombre des Shinobis 1. Premier rouleau

l'ombre des shinobis,premier rouleau,sylvain runberg,zhifeng xu,japon médiéval,aventures,fantastiquel'ombre des shinobis,premier rouleau,sylvain runberg,zhifeng xu,japon médiéval,aventures,fantastiqueScénario : Runberg, Sylvain
Dessin : Zhifeng, Xu
Dépot légal : 08/2014
Editeur : Glénat
Collection : Grafica
Pages : 46

Pour une fois, je ne vais pas vous faire de résumé. Non pas que je n’en ai pas envie mais bien par ce que ce « Premier rouleau » est complexe. Je risque donc de vous perdre entre les noms japonais à la prononciation indéfinissable, les différents clans et intrigues.

 

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Sachez qu’il est question de folklore japonais médiéval avec une touche de fantastique et un fond de scénario policier.

Le folklore japonais inspire beaucoup la BD franco-belge. Cette fascination des traditions et de la beauté violente du Japon ancestral est sans doute due à la proximité des codes régissant les sociétés moyenâgeuses de l’occident et en extrême orient, l’exotisme en plus. Les premiers récits d’aussi loin que me souvienne étaient édités chez Glénat avec le très bon « Vent des dieux » (avec, excusez du peu, 17 tomes). De « Okko » en passant par « Isabella », « Kwaïdan » et autre « Samurai », tous évoquent le code d’honneur des bushis avec des pointes de fantastique.

 

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Dans cette nouvelle série, les projecteurs du fantastique éclairent les shinobis (alias ninjas) doublés de rokurokubis. Pour votre gouverne se sont des « démons à l’apparence humaine s’abreuvant de l’énergie vitale de leurs victimes en s’accouplant avec elles ». Tout un programme ! C’est d’ailleurs l’originalité de cette BD. Sylvain Runberg surfe allégrement sur cette aspect des légendes nippones peu connu en Occident (sauf peut-être pour les initiés !?).

 

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Coté scénario Sylvain Runberg utilise la technique du puzzle : des informations parcellaires sont distillées au fil des pages pour se rejoindre et livrer une conclusion. Autant vous prévenir, vous ne saurez pas tout à l’issue des 46 pages car « L’ombre des Shinobis » a été conçu en trois rouleaux. C’est donc une BD introductive mais avec une bonne partie de réponse. Cela a le mérite de ne (pas trop) laisser le lecteur sur un bâton de sucette.

Tout ceci est plutôt plaisant.

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Le dessin est, en revanche, ambivalent. Xu Zhifeng est un auteur chinois dont c’est la première incursion dans la BD franco-belge. Ses planches sont dynamiques. Les scènes d’actions  sont une vraie réussite de rendue de mouvement. Sa connaissance de l’orient est un atout dans l’écriture de cette trilogie. Cependant, une gêne persiste, notamment au niveau de la maitrise des perspectives ou des proportions entres protagonistes (voire la couverture, par exemple) pas toujours respectées. Par ailleurs, les visages un tant soient peu figés n’aident pas à la compréhension du scénario. Cela fait un tout assez inégal.

 

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Cet album laisse une sensation de salée-sucrée dans la bouche. D’un côté une originalité indéniable dans l’importante production sur la thématique nippone et une maitrise des scènes d’action époustouflante ; de l’autre une difficulté d’accès au filigrane de l’histoire desservi par des dessins et un découpage de par trop statique.

Une confirmation dans les tomes suivants ?

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Scénario : a06-3e788fc.gif
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Tigrevolant

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