LA JEUNESSE DE BLUEBERRY – T18 : 1276 âmes

BlueberryLaJeunesseDe18_AlbblueberryLaJeunesseDe18_Dessin : Blanc-Dumont – scénario : Corteggiani
Editions Dargaud

Résumé (de l’éditeur) : Alors que Blueberry se remet difficilement des tragiques événements survenus sur les rives du fleuve Niagara, il se voit confier une périlleuse mission. La nièce du général Sheridan a été enlevée de son collège par un prêcheur illuminé et ses sbires qui veulent se venger d’un massacre perpétré sur des civils. Comme rançon, ils exigent la reddition des armées nordistes et la démission du président Lincoln. Blueberry se lance à leur poursuite sans se douter qu’il n’est pas le seul sur la piste et qu’il va à nouveau poser ses bottes dans un piège mortel.

Mon avis : Un nouveau cycle débute avec une histoire qui va s’étaler sur deux tomes. Le moins que l’on puisse dire c’est que le duo d’auteurs qui en sont à leur 9e tome ont franchement l’air d’apprécier et cela ne va pas s’arrêter en si bon chemin. Blanc-Dumont est toujours égal à lui-même et c’est un plaisir renouvelé de lire un de ses ouvrages. Pour le scénario, je suis resté un peu sur ma fin mais je devrai attendre le prochain tome pour me faire une idée exacte du scénario. Cela bouge beaucoup, c’est compliqué et plein de rebondissement mais faut s’accrocher pour suivre par moment…On peut aussi se poser la question s’il y a un fil conducteur avec un départ et une arrivée pour cette série ou si c’est jusqu’à plus soif…Le dernier cycle m’avait passionné. Là, j’adhère moins…Patience, patience. Attendons le tome suivant…

6,5/10

Capitol.

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blueberry

BEACH STARS – Tomes 1-2-3

couv-BeachStars-T1couv-BeachStars-T2couv-BeachStars-T3Dessin et scénario : Masahiro Morio
Collection Shonen
Editions Kurokawa

Résumé (de l’éditeur) : Pas facile d’être fan de volley-ball quand on joue dans la catégorie rase-mottes et qu’on n’est que trois à pratiquer dans son lycée ! Tel est l’amer constat que fait Iruka Nanase quand le club de son école ferme faute de combattants. Mais voilà qu’elle découvre par hasard une variante à sa portée et une championne à qui se mesurer.…

Mon avis : Je vais vous parler d’une nouvelle série manga qui est à classer dans la catégorie « manga de sport », une catégorie qui a ses inconditionnels. Pourquoi alors plutôt s’y intéresser ? Beach stars parle de beach-volley. En tant qu’ancien pratiquant du volley en salle, je me suis laissé convaincre de faire une nouvelle expérience de lecture. Mon libraire semble un grand fan malgré qu’il n’ait pas un physique d’athlète et encore moins de Beach-volleyeur…Me voilà donc parti avec les trois premiers tomes sous le bras (la série en comportera sept).J e vais donc pouvoir confronter l’histoire « mangatesque » à la réalité technique du terrain…


Il faut d’abord signaler que cette série a été faite en collaboration avec la fédération japonaise de beach-volley et l’association pour la promotion du beach-volley au Japon. Il s’agit je crois d’une très bonne initiative de la Fédération japonaise pour toucher les jeunes et leur donner envie de pratiquer ce sport. Il s’agit donc d’un instrument de marketing redoutable. A cela, vient s’ajouter les principes de base du manga. Les héros de l’histoire sont ici des jeunes filles, des lycéennes. On veut donc intéresser les filles. Quand on sait aussi que le fantasme n°1 de l’homme japonais est de mater des jeunes lycéennes en uniforme, vous aurez compris la démarche. D’autant plus que le dessin est excellent et que l’auteur ne se prive pas de mettre en valeur les formes de ses héroïnes qui sont le plus souvent en maillot, c’est le sport qui veut cela. Chacun sait d’autre part que le beach-volley a fait un carton aux jeux olympiques tant au niveau du spectacle (sur et autour du terrain) qu’au niveau des assistances sur le lieu de la compétition et devant les postes de télévision. Au niveau technique, l’auteur est bien documenté même si parfois certains éléments coulent de source pour le pratiquant de base. Mais cela se veut avant tout didactique. Les phases de jeu sont bien dessinées, l’attitude des joueuses également. Rien à redire sur le dessin qui est fluide.


Pour ce qui est du scénario, le lecteur rentre très vite dans l’histoire et les péripéties s’enchainent rapidement avec l’apparition de personnages secondaires bien typés. Il y a du vécu dans cette histoire. Bien évidemment, les performances physiques de certaines joueuses ressemblent plus à celles de super héros…Des détentes extraordinaires, des smashes atomiques et dévastateurs, des défenses miraculeuses…Mais c’est ce qui fait le sel du manga…J’ai lu ces trois premiers tomes avec grand plaisir et on s’attache vite aux personnages. A découvrir…

7,5/10

Capitol.

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ALIX – T28 : La cité engloutie

alix28alix28laciteengloutieDessin : Ferry – Scénario : Patrick Weber
Une série créée par Jacques Martin
Editions Casterman

Résumé (de l’éditeur) : Des légionnaires ont mystérieusement disparu dans les profondes forêts d’Armorique. Et ce n’est pas une bonne nouvelle pour Rome. Si les Celtes, en effet, n’ont pas réussi à vaincre par les armes leurs adversaires romains, ils ont choisi de poursuivre la lutte par le biais des croyances. Grande est la puissance de leur religion, de leurs dieux, et surtout de leurs druides, dépositaires d’un savoir très élaboré où la pharmacopée occupe une place centrale. En dépit des superstitions attachées à la religion des peuples celtes, et aux pouvoirs magiques que l’on prête aux druides, Alix part sur les traces des soldats disparus.
Mais, ce faisant, c’est aussi à sa propre histoire que le jeune homme est bientôt confronté. Quelles seront les réactions d’un fils de Gaule adopté par la Louve romaine face à ce qui ressemble à un complot des ennemis de César ? Comment mener à bien pareille mission en terre d’Armorique lorsqu’on est, comme Alix, le produit complexe de deux cultures aussi dissemblables?
Pour Alix commence une aventure difficile, éprouvante. Dans une ambiance baignée de mystère, c’est bientôt le choc frontal entre les fils de la «civilisation» et ceux de la «forêt». La tension monte, jusqu’à l’affrontement final au milieu des éléments déchaînés.

Mon avis : J’ai toujours bien aimé cette série mais je dois bien reconnaître que depuis quelques temps j’ai plus difficile à adhérer à certains albums de la série. Que fait encore Jacques Martin dans le processus de création ? C’est déjà à ce niveau que se pose la question cruciale…On sait que son état de santé ne lui permet plus de dessiner. De plus, on a appris que deux équipes se sont formées pour la réalisation des albums de la série. Le scénariste attitré est maintenant Patrick Weber alors que les deux dessinateurs désignés sont Christophe Simon (qui a déjà travaillé sur Alix) et Ferry (Ian Kalédine, les chroniques de Panchrysia,…).Le tome 28 voit donc Ferry et Weber nous raconter une histoire qui se déroule lors de la conquête de la Gaule, couverte par des forêts impénétrables. Patrick Weber semble vouloir redynamiser le scénario en se basant sur des faits historiques remis à la sauce « Alix ». Il faut bien reconnaître que le résultat est plutôt bon au niveau du récit en lui-même mais me laisse plus sur ma faim au niveau du découpage et de la narration graphique en elle-même, même si Alix a toujours été d’un grand académisme. Concernant le dessin, là , j’ai vraiment un problème…Alix et Enak sont en général bien dessinés mais par contre le dessin dans son ensemble me semble plutôt bâclé : des imprécisions dans les attitudes des personnages, dans les proportions, le trait manque de relief, est parfois trop fin ou trop chargé…Pour résumer, ce dessin manque de vie et de mouvement, il donne une impression de « figé »…Je sais que chacun à son style mais je ne retrouve pas non plus une filiation avec le dessin d’une série comme Ian Kalédine…J’ai franchement l’impression que cet album n’est pas assez abouti au niveau du dessin et toute la structure du livre en pâtis. Je veux bien dire que ce n’est pas facile de reprendre une telle série mais là, je suis déçu par ce tome qui aurait mérité mieux, beaucoup mieux…
surprises.smileysmiley.com.6

Capitol.


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QUELQUES PAS VERS LA LUMIERE – T2 : Le voyage improbable

quelque-couvPlanche_bd_11634_QUELQUES PAS VERS LA LUMIÈREDessin  et Scénario : Bruno Marchand
Editions Quadrants

Résumé (de l’éditeur) :  Marianne Bell est en partance pour l’Inde avec Peter Banning, pour retrouver le Gurkha qui a conservé le carnet personnel du père de Marianne depuis la fin de la guerre. Elle s’étonne que sa détermination soit forte, alors qu’objectivement : trouver ce Népalais en Inde, après vingt années sans aucun contact, paraît voué à l’échec ! … Curieux aussi comme son entourage, depuis qu’elle a pris la décision de partir, la presse d’accomplir cette traversée, à présent. Mais il en est ainsi des idées, des convictions, des impulsions : elles semblent vivre une vie sourde en parallèle, puis surgissent soudain comme une évidence sous votre nez… Marianne est à la veille de possibles révélations sur son père, bonnes ou mauvaises.
Marianne se tient face à l’Inconnu, ce pays immense, mystérieux vaguement effrayant… Elle rassemble tout son courage. L’avion est là. Que lui réserve ce voyage ?
Sera-t-elle la même, demain ?

Mon avis :
Encore une série que je prends au vol à partir du tome 2…Je rassure le lecteur, le résumé de l’éditeur suffit à la compréhension de départ. On peut donc commencer l’histoire avec le tome 2. Le dessin tout d’abord fait penser à la ligne claire (il y a d’ailleurs un clin d’œil à Tintin et Hergé dans une case de l’album) mais aussi à un melting-pot qui reprendrait des caractéristiques de dessinateurs tels que Cosey, Ted Benoit, Julliard,…Le dessin n’est pas de type hyper réaliste mais nous parle d’une histoire qui pourrait être vraie, réelle. Le dessin est très épuré dans les traits, les personnages mais très détaillé au niveau des décors. Paris, Lausanne, Berne, Rotterdam, Calcutta…Bruno Marchand nous fait faire un magnifique voyage par procuration…C’est vraiment un régal pour l’œil. C’est vrai qu’il y a beaucoup de texte comme à la « Blake et Mortimer » mais cette prose sert très bien l’histoire. L’auteur décrit très justement les états d’âme de l’héroïne à la recherche de son père. Je dois dire que je suis sous le charme de cet album alors qu’à première vue, j’ai hésité à l’acheter lorsque je l’ai feuilleté à l’étal de ma librairie préférée. Encore une fois, je ne pense pas que j’aurai accroché si cet album était sorti au mois de septembre dans l’avalanche de nouveautés qui nous attend. Comme quoi, la période de Juillet et d’Août, bien plus calme, est aussi un moyen de rattraper parfois des oublis ou des ouvrages passés à la trappe pour Dieu sait quelle raison…A la fin du tome, il ne me reste cependant qu’à attendre la sortie du prochain tome… Nous sommes à ce moment en partance pour le Népal et l’intrigue n’est pas éclaircie, loin de là…Ceci dit, je m’en vais quand même acheter le tome 1…Il n’est jamais trop tard pour bien faire…A découvrir !…
surprises.smileysmiley.com.8

Capitol.

QUELQUES PAS VERS LA LUMIÈRE

OKKO – TOME 5 : Le cycle de l’Air I

okko05okko05pDessin  et Scénario : Hub
Editions Delcourt- Terres de Légendes

Résumé (de l’éditeur) :  Okko est appelé pour venir en aide à la fille de dame Mayudama, enfermée dans un profond mutisme. Alors qu’elle a vu les meilleurs médecins – qui n’ont pu poser le moindre diagnostic –, Okko s’avère son dernier recours. Mais une force étrange qui rôde dans la région depuis plus d’une semaine a également donné rendez-vous au rônin pour un duel d’une incommensurable violence…

Mon avis : Je découvre cette série avec ce tome 5 qui débute un nouveau cycle, sans avoir lu les 4 tomes précédents. Je crois qu’il vaut mieux le préciser même si la série ne m’a pas attendu pour avoir un joli succès en librairie ! Le BDM définit la série comme suit : « Un chasseur de démons dans un héroic fantasy aux splendides couleurs… ». Je dois bien avouer que cet album m’est parvenu dans des circonstances particulières, plutôt dues au hasard. C’est donc un album que je n’aurais probablement pas acquis dans le cadre de mes achats de nouvelles BDs, sorties sur le marché éditorial que nous connaissons à l’heure actuelle. J’ai été agréablement surpris, moi qui ne suis pas un grand amateur d’Héroic Fantasy ! Mais il faut bien reconnaître que la limite entre la réalité japonaise du temps des shoguns et le monde d’Okko est bien ténue…Sur le plan historique, cela tient bien la route, cela reste bien documenté même si on est dans un univers à la marge de la réalité. Le scénario est donc efficace et je n’ai pas du me forcer pour lire cet album. De plus, j’ai pu comprendre la trame de l’histoire grâce au résumé succinct en page 4 de couverture. C’est net, c’est propre, c’est limpide… Le dessin est excellent même s’il faut un peu s’y faire au départ. Les décors sont superbes et les combats d’une criante réalité. Les couleurs par contre sont plus dans la retenue avec des teintes sombres virant plus vers le sépia, les ocres…A la fin de l’album, le suspens reste entier, l’auteur ayant bien su garder le lecteur en haleine pour le prochain tome. Très bonne lecture pour les amateurs du genre…
7,5/10
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Capitol.

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TRANQUILLE COURAGE – CYCLE I (1/2)

TranquilleCourageTranquilleCourage_01Dessin : Tefenkgi – Scénario : Merle Olivier
Editions Bamboo- Grand Angle

Résumé (de l’éditeur) : C’était il y a tout juste 65 ans. Lors des combats qui suivent le débarquement en Normandie, un P47 Thunderbolt de l’US Air Force est abattu par la DCA allemande. Son pilote, Weston Lennox, saute en parachute avant le crash. Il est recueilli et caché par Auguste Briant, un fermier sans histoire….

Mon avis : D’après une histoire vraie ! C’est noté en couverture ! C’est une nouvelle série qui raconte un épisode de la guerre en 1944 comme il s’en raconte encore parfois dans un bistro autour d’un verre quand les anciens évoquent les événements…L’histoire vous plonge dans une région de Normandie, pas très loin de l’endroit du débarquement. Le scénario est bien charpenté et explique dans la chronologie une histoire avec des personnages simples et devenus héros malgré eux, acteurs involontaires d’une pièce dont ils n’ont pas au départ écrit le scénario. Et pourtant, ils vont se révéler et réagir courageusement malgré les risques que cela induit. Au final, une histoire sans grands effets de manches mais qui se laisse lire  facilement. A côté de ce scénario classique mais solide de Merle, Tefenkgi, un jeune dessinateur, relève le défi de mener à bien l’ouvrage. Le dessin n’a rien d’un style hyper réaliste, c’est un trait dépouillé, pas toujours très précis et aboutis. C’est un peu inégal, le trait est parfois un peu trop épais mais cela n’enlève rien à la visibilité de l’histoire. Le découpage en tout cas est remarquable et la mise en page excellente. Je pense qu’il y a un grand potentiel de progression pour ce dessinateur qui a un style qui ne demande qu’à s’affirmer. Un excellent ouvrage pour les amateurs de la petite histoire de la Grande Histoire .J’ai bien aimé mais à chacun de se faire son avis sur cet ouvrage.
7,5/10

Capitol.

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Les Sentinelles T1 et 2.

sentinelles1sentinelles2Tome 1 : Les moissons d’Acier,Tome 2 : La Marne

Dessin : Breccia Enrique – Scénario : Dorison Xavier
Editions Delcourt

Résumé (de l’éditeur):
À l’aube du XXe siècle, la « division Sentinelles » teste sa nouvelle arme : Taillefer, un soldat sur lequel ont été greffés des membres métalliques. Le soldat d’acier semble indestructible… Jusqu’à ce que ses batteries tombent à plat. Alors, lorsqu’un jeune scientifique conçoit la pile au radium, l’armée relance le projet et entrevoit de le tester dans le sang, le feu et la boue des tranchées.
Mon avis :
C’est la nouvelle série de Dorison dont certains prédisent déjà une longue vie et un grand succès d’édition. C’est pourtant une série qui a vu la première édition du premier tome sortir chez Robert Laffont, puis connaître de gros problèmes d’édition et la revente pour enfin ressortir chez Delcourt en même temps que le tome 2…Voilà déjà une série qui a connu une histoire mouvementée. Comme quoi, il ne suffit pas d’avoir des bons auteurs et une bonne BD pour connaître le succès, il faut encore avoir toute la logistique et le marketing qui suivent…Pour en revenir à la série elle-même, je pense que cette série mérite tout le bien que l’on peut lire ça et là dans les médias qui s’intéressent de près ou de loin à la BD.
Ce qu’on peut dire au niveau du scénario, c’est qu’il s’agit d’un récit « historique fiction »…Que se serait-il passé si…la pile au radium avait existé en 1914 et  avait permis de transformer des soldats infirmes en supers soldats, héros de la nation? Dorison en profite pour décrire avec minutie « La Grande Guerre » dans sa triste réalité, les boucheries au front, les ordres des gradés dignes de pratiques du Moyen-âge, un patriotisme exacerbé à un tel point qu’il en devient caricatural à la lumière du XXIe siècle…Les corps explosent, les cadavres se ramassent à la pelle…encore faut-il qu’on ait le temps de leur donner une sépulture. Les hôpitaux de campagne sont des mouroirs où il n’y a que peu de chances d’en sortir vivant…Tardi a déjà décrit cette période de l’Histoire, dans son style bien particulier et en noir et blanc. Dorison fait de même, mais malgré tout différente : de façon crue, avec une palette de couleur pâle et sombre. Il fait appel aussi à des vraies photos d’époque qui sont intégrées dans l’histoire en couleur sépia. Mais ce qui frappe surtout, c’est le style déjanté donné à l’action, le héros avec son étendard français qui est prêt à donner sa vie pour sauver la Patrie…C’est moins humoristique que Superdupont de Gotlib, mais la caricature, l’esprit  ne sont pas loin. Le contexte historique ne s’y prête pas et pourtant on y pense par moment…Cela nous donne un scénario original avec un angle d’attaque tout à fait original entre cauchemar et farce, entre sublime et dérisoire…Breccia met son style très personnel au service de ce scénario. Cela nous donne un graphisme abouti, des personnages bien typés et bien différentiés, un dessin aux détails chirurgicaux (au sens premier et second).Une réussite en tout cas et un graphisme qui sert bien l’histoire, qui appuie sur le côté grandiloquent, sublime ou grotesque.
En conclusion, j’ai dévoré d’une traite les deux tomes et j’ai trouvé ce récit très bien documenté mais à lire par moment avec ce brin d’humour et de recul indispensable pour apprécier cette histoire. C’est très spécial mais bien foutu. Le tome 3 s’appellera « Ypres ». C’est la bataille de l’Yser, les inondations provoquées, l’Ypérite, les gazages des tranchées,…Encore un épisode passionnant de la « La Grande Guerre » dont j’attends avec impatience le traitement de choc par Dorison. Lecture chaudement conseillée.
surprises.smileysmiley.com.8

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Capitol.

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GASTON –L’écologie selon Lagaffe

GastonHorsSerieEcologie_88071GastonHorsSerieEcologiev_88071Dessin et scénario : Franquin
Editions Marsu  production

Résumé (de l’éditeur) :
La sortie de l’album «l’Écologie selon Lagaffe» sera relayée en grande pompe lors de l’Echo Festival organisé par les Nations Unies pour l’Environnement, qui ont choisi notre gaffeur poète favori pour mascotte !
Avec son beau pullover vert, ses épis dans les cheveux, son amour des animaux et son goût immodéré pour les technologies alternatives, Gaston était prédisposé à développer une fibre écologiste militante.
Dans l’Écologie selon Lagaffe, vous retrouverez une sélection de gags illustrant l’évolution de Gaston, sa prise de conscience des problèmes écologiques et sa manière parfois toute personnelle de les résoudre.
Également dans cet album, une sélection de dates marquantes de l’histoire de l’écologie et, pour le plaisir des yeux, quelques agrandissements de cases pour mieux souligner le propos et démontrer, si c’était encore la peine, l’immense talent de Franquin.
Tout au long de sa luxuriante carrière, Gaston a épousé la prise de conscience écologique de son mentor André Franquin. À travers lui, Franquin montrera très vite l’intérêt qu’il porte aux animaux et à l’environnement. Avec Gaston et sa propension naturelle à commettre des gaffes, Franquin a contribué à éveiller nos consciences aux problèmes de la planète.
Et, si la voiture de Gaston apporte sa dose de gaz toxique à la ville sale et grise, l’esprit inventif de son propriétaire tente continuellement d’y apporter des solutions, notamment via des filtres anti-polluants aux effets redoutablement pervers, certes, mais qui soulignent la volonté d’agir du gaffeur.
Qui ne se souvient de la timbreuse écologique casse-tête ? Du ballon récupérateur de gaz d’échappement qui intoxique les passants ?…
Si l’enfer est pavé de bonnes intentions, on peut dire qu’avec Gaston, l’écologie est pavée de bonnes inventions !
Passant progressivement de la passivité au militantisme, Gaston poussera l’engagement plus loin, à travers de nombreux gags dénonçant l’urbanisation à outrance, la pollution ou les chasseurs. Gaston s’engagera même avec Greenpeace pour sauver les baleines.
Franquin poussera ses préoccupations au stade ultime du pessimisme grinçant, plus tard, dans les Idées Noires.

Mon avis :
Il s’agit en effet d’un recueil de gags sur le thème de l’écologie. Le premier tirage de l’album est de 100.000 exemplaires (On ne prête qu’aux riches…). C’est un bouquin qui se veut aussi militant. Il faut sauver la planète ! Cela reste très agréable à lire mais rien de nouveau au niveau de la BD, c’est du déjà lu et déjà connu. Cette Bd permettra peut –être à certains qui ne connaissent pas ou peu Gaston (en existent-t-ils ?) de rentrer dans son univers…
Capitol.

gaston

BLUE SPACE –T1 et T2.

blue space 1blue space 2Dessin : Lamquet – Scénario : Marazano
Editions Glénat – Collection Grafica

Résumé (de l’éditeur) : Un univers d’anticipation proche, troublant et cohérent …qui pourrait bien se montrer prémonitoire !
Tome 1 Tycho incident: La sonde Promothéus rentre de Mars avec sa précieuse cargaison de prélèvements qu’elle doit acheminer sur la Terre via la Lune où elle s’écrase. Sans nouvelle de l’équipe partie pour la récupérer, l’UNSA (United Nations Space Agency) envoie huit de ses membres pour tenter de comprendre ce qui s’est passé. La découverte qu’ils vont faire va expliquer les enjeux et les convoitises que vont ne cesser de susciter les échantillons martiens.
Tome 2 Le troisième œil d’Indra: Perdu dans la jungle indonésienne, Suliyo revérifie encore et encore ses calculs. Malheureusement tout se tient : le cyclone dont on pensait qu’il épargnerait Jakarta va en définitive provoquer des milliers et des milliers de morts… Pendant ce temps, au Japon, Katrin se réunit avec les membres de l’UNSA (United Nation Space Agency) sans se douter que Suliyo va l’appeler à l’aide. Car désormais, elle est la seule à pouvoir convaincre l’ONU d’évacuer Jakarta en urgence… une tâche a priori parfaitement irréalisable, mais totalement indispensable.

Mon avis : Chris Lamquet et Richard Marazano sont deux habitués de l’anticipation. Si vous avez aimé « Alvin Norge », vous aimerez probablement « Blue Space ». Il s’agit d’histoires qui se déroulent dans un avenir proche, ce qui rend les sujets très actuels et convaincants. Les thèmes principaux de cette série sont les paris politiques, climatiques et spatiaux que notre société se prépare pour les cinquante prochaines années. A noter que le premier tome avait été créé à l’origine pour la firme EADS (le consortium européen qui fabrique entre autres Airbus). La série a été reprise par Glenat qui sort en même temps que le tome 2, la nouvelle édition partiellement redessinée du premier volume de la série. Concernant le dessin, j’ai eu quelques soucis surtout dans le premier tome. Chris Lamquet dessine sur ordinateur. Cela nous donne des images bien léchées en général. Ceci dit, sur certaines planches, c’est nettement moins évident et moins limpide comme graphisme. A-t-il voulu faire certains effets graphiques ?  J’ai trouvé le premier tome très inégal au niveau de la qualité et de la lisibilité des images et des personnages. Le tome deux semble avoir gommé une grosse partie de ces imperfections. Ceci dit, cela reste bien du très beau travail graphique… Les scénarios sont très crédibles. Chaque tome est une histoire indépendante et il n’est pas obligatoire d’avoir lu le tome 1 pour lire le tome 2. On y retrouve les mêmes personnages d’un tome à l’autre mais rien de vraiment déterminant pour la compréhension du tome 2.
Pour les amateurs d’anticipation et de belles planches…Le moyen de s’envoyer dans le proche espace pour pas cher grâce à la BD…
surprises.smileysmiley.com.7

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CAPITOL.

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LES GOUTTES DE DIEU –T8

goutte de dieuwine02Dessin : Shu Okimoto – Scénario : Tadashi Agi
Editions Glénat- Seinen Manga

Résumé (de l’éditeur) : Afin de percer le mystère du deuxième apôtre, Shizuku doit résoudre l’énigme autour du fameux sourire de « Mona Lisa »…Au cours de son enquête, il retrouve une ancienne connaissance : la célèbre romancière Maiko Natsuyagi. Celle-ci fait appel à lui pour décoder un étrange poème signé « Bacchus », ainsi qu’une mystérieuse bouteille noire sans la moindre étiquette. Cette bouteille aurait-elle un lien avec le tableau de Leonard De Vinci ? Et que cherche donc Tominé dans le désert du Takramakan ?
Mon avis : C’est déjà le tome 8 qui vient de sortir et le tome 9 est annoncé pour le 19 Août 2009, soit une sortie bimensuelle pour chaque tome. Depuis ma dernière chronique sur les tomes 1 et 2, j’ai découvert en rafale les tomes 3 à 8 soit près de 1300 planches…Non, je n’ai pas été atteint d’une overdose et je suis toujours vivant. ! L’histoire continue son bonhomme de chemin sans réellement fatiguer la bête…Cela se laisse toujours lire facilement et le lecteur apprends à chaque planche un peu plus sur le milieu de l’œnologie. Le scénario est bien balancé, les personnages bien campés et des petits faits annexes viennent pimenter l’intrigue principale…Bien vu ! C’est dans la droite ligne des feuilletonistes ou de certaines séries télévisées. Le sujet est bien développé et je n’ai pas ressenti de lassitude en cours de lecture. Nous en sommes à la découverte du deuxième apôtre…Il y a donc encore de la marche pour découvrir les suivants…et de nombreux tomes en perspectives. Le dessin reste dans la droite ligne des premiers tomes. Certaines planches sont grandioses, surtout quand il s’agit de décrire le ressenti des personnages durant leurs dégustations. Et toujours en fin d’ouvrage, un lexique explicatif et des informations concernant les grands crus…Je confirme ma première impression, le vin ne monte pas trop à la tête et reste une réelle découverte…
                        
7,5/10

Capitol.

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HOLMES – livre II : Les liens du sang

holmes02holmes02p_Dessin : Cecil – Scénario : Brunschwig
Editions Futuropolis

Résumé (de l’éditeur) : 4 mai 1891, Sherlock Holmes disparaît en Suisse aux Chutes de Reichenbach, entraînant avec lui dans la mort son plus grand ennemi, le professeur Moriarty. Quelques jours plus tard, l’appartement du détective au 221 b Baker Street est mis à sac par des hommes de main envoyés par Mycroft Holmes, le propre frère de Sherlock. Mycroft tente ainsi de détruire toutes les preuves de la folie de son frère, qu’il accuse de s’être abandonné à la cocaïne. Pour lui, la mort de Holmes est le suicide déguisé d’un homme qui ne pouvait se résoudre à voir son cerveau détruit par la drogue. Malgré les preuves apportées par Mycroft Holmes, le docteur Watson se refuse à croire cette version des faits. Il se lance à travers toute l’Europe dans une incroyable enquête qui va tout lui révéler de l’histoire de Sherlock Holmes et de sa famille. Chez les parents d’Holmes, le mystère s’épaissit. Watson fait de bien mystérieuses découvertes en fouillant dans la chambre d’enfance de son ami. Quelle influence a bien pu avoir Mycroft Holmes sur son frère Sherlock ? Comment interpréter les propos de Mycroft qui affirme que l’ennemi mortel d’Holmes, le professeur Moriarty, n’a jamais existé ?
Mon avis :
Tout le monde connaît Sherlock Holmes et son fidèle ami le Docteur Watson. Holmes vient de décéder…Le docteur Watson essaye de comprendre l’origine et les circonstances de sa mort. Il mène l’enquête. Brunschwig a donc développé un scénario à la marche de ce qu’a écrit Sir Conan Doyle, qui n’a jamais été raconté nulle part  ailleurs. Cela nous donne une enquête de la meilleure veine dans l’Angleterre victorienne de la fin du 19e siècle. Le dessin est du style réaliste et en bichromie. La plupart du temps en noir et blanc, parfois en noir et sépia (pour le flashback). Ici et là aussi à dose homéopathique, un peu de couleur. En final, une enquête bien structurée, bien servie par un tandem à la hauteur du défi. Encore une fois, commencez la lecture par le tome 1. Vous ne regretterez pas d’avoir suivi cette enquête sur les pas du Docteur Watson .A la fin du deuxième tome, l’histoire de Holmes est loin d’avoir dévoilé tous ses secrets…Une BD qui a assurément de la classe et à lire d’urgence…
surprises.smileysmiley.com.8

Capitol.

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