Auteure : Aya Nakahara.
Editeur:Delcourt manga
Genre :Shôjo.
Sortie : 18 novembre 2015.
« Un Lennister paie toujours ses dettes ! »
Auteure : Aya Nakahara.
Editeur:Delcourt manga
Genre :Shôjo.
Sortie : 18 novembre 2015.
« Un Lennister paie toujours ses dettes ! »
Dessin : Vince
Scénario : Zep.
Editeur :Glénat.
Sortie : 16 décembre 2015.
Genre : Erotique.
« C’est un peu réactionnaire ton refus de l’homosexualité »
Lire la suite « Esmera »

Tome 3 : Requiem chez les cheminots
Scénario : Frédéric Marniquets
Dessins : Olivier Jolivet
Éditeur : Zéphyr BD
Date de sortie : août 2015
48 pages
Résumé :
Ca « dégomme » en série dès le début du film, un amerloque, un indic, le chef et ami de Granville, un cheminot, tous descendus à coup de revolver, sans pitié !
Bigagniolle et Granville sont chargés de l’affaire de trafic de cuivre et se rendent à Epernay, haut lieu de tourisme du Pays de Champagne. Parallélement, le meurtre de l’inspecteur Dourdan donne du fil à retordre à ses confrères.
A partir de 1849, les ateliers SNCF de la ville ont permis le développement d’Epernay, bien plus que le champagne.
Cette BD donne encore une fois la part belle aux locomotives et à ses conducteurs.
Mon avis :
L’album est plein de réflexions dignes d’Audiard : « Si on ne peux plus taquiner l’autochtone ! » « Piga, j’vais m’pager, tu m’épuises ! ».
Les dialogues sont truculents, bien sympathique pour parler aux « caves ».
Je trouve le dessin toujours un peu « raide » (mais pas autant qu’Hubert!) et surtout très détaillé, que ce soit question « machines » ou » architecture ».
On y trouve des barrages routiers aussi bien montés que ceux du Commissaire Juve ; hommage aux années 1960 et aux course poursuites admirablement réalisées par Rémy Julienne et son équipe.
Nous sommes face à un polar noir des années 50 avec des personnages qui évoluent gentiment. Hubert oscille entre James Bond et OSS 117, et Piga, débonnaire mais loin d’être niais complète harmonieusement le duo d’enquéteurs de la SUGE.
Le personnage central d’Hubert Granville, trés charismatique selon Samba, a pris du gaz et du culot. Il jure souvent, se rebiffe et se rebelle, mettant la pige aux collègues de la police locale et banlieusarde, et supportant de moins en moins la médiocrité de certains.
Ma note :
Scénario : 7/10
Dessins : 6/10
Moyenne : 6,5/10
Sophie
Editeur : Delcourt.
Sortie : 21 octobre 2015.
175 pages.
Genre : Humour.
Résumé :
Après Happy Sex et Happy Parents, Zep nous livre une nouvelle salve d’humour décapant! Au fil d’un journal de bord quotidien (publié initialement sur le site lemonde.fr), il traite de sujets intimes ou universels comme «pourquoi je me suis rasé la barbe», «le djihadisme amateur» ou «la sexualité compliquée des super-héros». Sous l’acuité du regard zeppien, le monde est une scène… de comédie!
Mon avis :
Voici un rassemblement, un regroupement des dessins publiés par l’auteur de Titeuf sur son blog zepworld.blog.lemonde.fr (si vous voulez vous faire une idée de cette ouvrage, impossible de vous donner meilleur conseil que de cliquer sur ce lien). De la cour de récréation étant le théâtre d’un mélange de situations et de réflexions hilarantes, on passe à une vision de l’actualité hilarante à certaines heures, bien sûr, mais aussi tournée à l’ironie, l’illusion, l’imaginaire… et avec beaucoup de naïveté!
Donc, un livre à déconseiller aux journalistes mais surtout, aux sociologues et aux philosophes! Même si l’auteur a, comme tout le monde, le droit de rêver, ses opinions sur les événements actuels, aussi bien politiques que sociaux frôlent l’âge de l’enfance. S’en suivent des images à caractère pornographique. Ce qui fait que d’autres types de publics sont encore à avertir : les enfants (bien évidemment) ainsi que ceux et celles dont la conscience est loin d’être marquée au fer rouge.
C’est dommage parce que, dès les premières bulles, on éclate de rire. Ensuite, ça part dans tout les sens. Même si le talent de l’auteur suisse est toujours aussi palpable, il est souvent gâché. Malgré ça, en plus d’être l’anti-héro de ses planches, il a au moins le mérite d’y introduire – sans « souillure » – sa famille. Lorsqu’il est question de sa femme, on reconnait bien là l’épouse qui fait redescendre sur terre un mari dont l’imagination peut faire perdre toutes notions de réalisme. Quant à ses enfants, fiers de leurs absurdités (rire), ils nous sont très familiers.
Enfin, le dernier aspect de cet album qui ne m’a pas échappé, c’est la nostalgie du personnage. Cette volonté de retrouver des sensations du passé qui, inévitablement, finit par s’écrouler dans un humour ironique causé par le retour à la réalité. Nul doute que l’auteur ait tenté de nous faire rire et de nous émouvoir à la fois. Ce qui, pour ma part, n’est pas totalement réussi nonobstant le potentiel de Zep. 175 pages, c’est trop long pour ce genre de bd. Alors les meilleurs dessins de l’auteur? Je ne pense pas. Car ils peuvent égayer les coeurs ou les rendre froid.
Général
Mister Med.

Scénario : François Corteggiani
Dessin : Christophe Alvès
Editeur : Casterman
56 pages – cartonné
Sortie : 04 novembre 2015
Science-fiction, Espionnage
Présentation de l’éditeur :
La sécurité du monde est une nouvelle fois menacée. Les grandes puissances décident dès lors de mettre provisoirement leurs querelles en suspens. Soviétiques, Américains, Britanniques et Français unissent leurs forces, afin de déjouer les plans machiavéliques fomentés par une poignée de nostalgiques du IIIe Reich. Et qui mieux que Guy Lefranc est capable de leur porter l’estocade en infiltrant une base secrète aménagée dès les années 1930 en Nouvelle-Souabe. Pour atteindre cette région du continent Antarctique, au climat particulièrement hostile, le reporter prend la place d’un pilote nazi émérite chargé de finaliser les essais du Haunebu, une soucoupe volante aux performances exceptionnelles. Un jeu dangereux qui risque bien d’être mis en péril par le plus fidèle ennemi de Guy Lefranc, allié de circonstance dans cette grande aventure, mais dont les véritables intentions sont troubles.
Mission Antarctique renoue avec le grand récit d’aventure teinté de science-fiction qui a fait le succès de la série Lefranc dès ses débuts, en 1952, avec La Grande menace. Le célèbre journaliste du Globe retrouve le major Cunningham, croisé dans Londres en péril, ainsi que le général von Graf, laissé pour mort dans Le Maître de l’atome. Pour sauver le monde libre, il va également devoir malgré lui faire alliance avec son ennemi de toujours, Axel Borg, venu en Nouvelle-Souabe pour s’emparer de quelques-unes des oeuvres d’art volées par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale, et entreposées dans cette base secrète dans l’attente vaine de la renaissance du IIIe Reich. Dans une atmosphère rétrofuturiste, qui fait autant référence aux thématiques chères à H. P. Lovecraft qu’aux Wunderwaffen imaginées par des savants fanatiques dans une Allemagne nazie d’ores et déjà vaincue, Mission Antarctique se présente comme un grand récit d’espionnage classique, avec ses faux-semblants, ses rebondissements et ses coups d’éclat. Pour son premier essai sur Lefranc, Christophe Alvès livre une copie impeccable, respectant l’esprit graphique de la série tout en lui insufflant une touche de modernité et de fluidité qui rendent la lecture de cet album particulièrement trépidante.
Mon avis :
Sur un schéma classique, mélange de recherches historiques et d’élucubrations, le scénario de François Corteggianni jongle habilement avec les codes narratifs de cette série culte tout en rendant un bel hommage aux héros de l’Ecole de Bruxelles : Hergé, Martin et Jacobs. Pour le lecteur averti, la lecture est tout simplement jubilatoire. Pour les autres, l’occasion de se familiariser avec cet univers est à ne pas manquer.

Cette 26ème aventure de Lefranc compile absolument tous les ingrédients qui ont fait le succès de cette saga depuis les années 5O. Le casting est complet : Axel Borg, l’ennemi intime, intervient ici sans sa barbe mais toujours avec son élégante mèche blanche, l’inspecteur Renard et Jeanjean apparaissent même furtivement dans quelques cases pour encadrer une cascade d’enlèvements, de poursuites, d’évasions, de mitraillages et d’explosions. Ce cocktail invraisemblable de guerre froide, de science-fiction, d’aventure, d’espionnage avec un vernis pseudo-historique donne au final un récit très fluide et très agréable à lire.
Cette aventure où tout semble vrai, mais tout est faux, selon les propres paroles de François Coteggianni, a pris quatre années de travail aux auteurs. L’énorme recherche de documentation, le souci du réalisme et le soin apporté aux détails techniques rappellent le pointillisme de Jacobs. Le dessinateur, Christophe Alvès, a ainsi reçu un projet très complet de son scénariste : planches découpées, pré-dessinées et coloriées. Mais sans son talent époustouflant, l’album n’aurait pas atteint cette quasi-perfection. C’est que son dessin a un côté magique comme si Hergé, Jacobs et Martin s’étaient réincarnés dans sa plume. Sa ligne est claire, voire limpide et c’est un régal de détailler chaque case. Un exemple ci-dessous, un magnifique hommage à Hergé à la page 19. Vous vous rappelez ? Non ? L’enlèvement de Tintin à Haïfa dans Au pays de l’or noir. Mais oui, bien sûr.

Un autre exemple de référence, citation, mise en abîme ci-après. Vous la voyez ? Hé oui, dans cette librairie de Prague où on ne vend que des livres rares, c’est l’album de ses propres aventures, La grande menace, que Lefranc tient dans ses mains.
Plus jacobsien encore comme référence cette vue de la forteresse d’Orlik, cette petite ville de Bohême qui existe vraiment. Ou encore ce qui suit, un superbe travail hergéen, martinien, sur les silhouettes et les ombres.

Un scénario inspiré, un dessin troublant de précision, un respect total des codes martiniens, un album vintage qui a sa place aux côtés des grands classiques du genre. Vous l’aurez compris, je pense qu’on tient là un objet qui réjouira les plus puristes des amateurs du genre et une splendide entrée en matière pour les lecteurs de la jeune génération. Du plaisir à l’état pur.
Dessin
Scénario
Moyenne
Le site internet des Editions Casterman : ICI
Le site internet de Christophe Alvès : ICI
Cette chronique doit beaucoup à l’agréable entrevue que j’ai pu avoir avec François Corteggianni et Christophe Alvès dans les locaux des éditions Casterman le vendredi 06 novembre 2015. Encore bravo les artistes.
Skippy
Dessinatrice : Béatrice Tillier.
Scénariste : Jean Dufaux
Editeur : Dargaud.
Sortie : 30 octobre 2015.
Genre : Héroic-fantasy
Résumé
Dans ce troisième cycle, très justement intitulé « Sorcières », la forêt cache une demeure fantomatique, une forteresse émerge du bord de la mer, et le décor est planté pour assister à une terrible course au trône. Tandis que, dans l’ombre, s’affrontent les sorcières, à coups d’amulette maléfique, de magie noire ou blanche…
« Mais le silence est mère de toutes les interprétations »
Lire la suite « La complainte des landes perdues : Les sorcières T1 »
Dessin : Marc Jailloux
48 pages – cartonné
Editeur : Casterman
Sortie : 04 novembre 2015
Aventure – Historique
Présentation de l’éditeur :
Fils d’Adréa et d’Héraklios, derniers souverains de Sparte disparus dans des circonstances tragiques, le jeune Héraklion traverse une grave crise identitaire. Alix, son précepteur, semble impuissant devant ses fugues à répétition qui sonnent comme autant d’appels à l’aide. Après avoir découvert qu’Héraklion entretenait une correspondance avec Astyanax, Alix décide d’emmener le jeune orphelin en Numidie, où l’ancien général de la Garde noire de Sparte, devenu mercenaire, a pris la tête de la puissante armée du roi Juba Ier. Ce dernier, allié de Pompée, s’apprête à attaquer les troupes de César à Thapsus. En organisant une rencontre entre Héraklion et Astyanax, Alix espère provoquer un choc émotionnel chez l’adolescent, le réconcilier avec son passé, et lui permettre d’entrevoir la vie sous un nouveau jour. Après La Dernière conquête et Britannia, qui entraînaient leurs protagonistes respectivement en Bactriane et en Bretagne, Marc Jailloux et Mathieu Breda envoient à nouveau leurs héros vers des horizons lointains.
C’est cette fois la Numidie, théâtre des derniers affrontements sanglants de la guerre civile entre César et Pompée, qui sert de décor à une grande aventure humaine. Car dans Par-delà le Styx, les auteurs s’attaquent pour la première fois aux origines de la mythologie « alixienne ». Comme Alix, le jeune Héraklion est orphelin. Et comme lui, il est forcé de s’intégrer à une société nouvelle qui est, en partie, à l’origine de ses malheurs. Le tout à l’adolescence, un âge où les repères deviennent flous, et où l’instinct prime souvent sur l’acte réfléchi.
Comme pour mieux renforcer la dimension patrimoniale de ce nouvel album, Marc Jailloux et Mathieu Breda multiplient par ailleurs les références à certaines aventures d’Alix devenues mythiques. Ils remplissent ainsi certains vides laissés dans Le Dernier Spartiate, Le Dieu sauvage, ou encore Le Cheval de Troie. Et apportent, eux aussi, leur pierre à l’édifice patiemment bâti par Jacques Martin et ses collaborateurs depuis près de 70 ans.
Mon avis :
Le Styx, c’est le fleuve qui, dans la mythologie gréco-romaine, sépare les enfers du monde terrestre. Par-delà le Styx, titre de ce dernier album des aventures d’Alix, peut s’interpréter de diverses manières : ce fleuve infernal a été traversé il y a longtemps par un héros mort au combat, Heraklios, le père d’Heraklion, le jeune Spartiate rencontré par Alix qui est devenu son tuteur. L’ombre d’Heraklios plane sur le destin de son fils tourmenté. De Par-delà le Styx, nous parvient encore l’écho de la voix de Jacques Martin, l’un des maîtres de l’école de Bruxelles avec Hergé et Jacobs.
Le pari n’est pas évident : comment conserver l’héritage de Jacques Martin tout en insufflant un nouveau souffle à sa série-phare : Alix ? Comment satisfaire un public de lecteurs de trois générations différentes ? En opérant des choix. Evidemment, mais lesquels ?
Au niveau du scénario, on retrouve donc ici des personnages d’histoires précédentes : Le dernier spartiate, Le dieu sauvage et Le cheval de Troie, ce qui atteste d’une fidélité à la mythologie alixienne, pour reprendre la savoureuse expression que Marc Jailloux a utilisée lors de notre rencontre. Le cahier des charges a été respecté : une aventure personnelle pour Alix, un grand voyage, un contexte historique essentiel. De mon point de vue, il est indispensable de lire ou relire Le dernier spartiate pour apprécier toute la finesse du récit. Mathieu Bréda a construit son histoire autour de cet album et a rempli ainsi certains vides, comme en témoigne l’épisode de la construction de la Citadelle spartiate de la reine Adrea. C’est d’autant plus important que le prochain Alix senator évoquera le même sujet. Pour les fans de la série, le plaisir est certain. Pour ceux qui la découvrent, c’est un tout univers narratif complexe qui s’ouvre à eux et l’occasion de se plonger dans l’histoire antique. Avec Alix, le lecteur peut rencontrer de grandes figures : Marc-Antoine, Metellus Scipion, Caton, le mercenaire Publius Sittius. On finirait presque par regretter le nombre de 46 planches, la nostalgie des 54 ou 62 planches reste forte tellement les intrigues, les émotions et les aventures paraissent riches de potentialités.
Après un album d’Orion et deux d’Alix, le dessin de Marc Jailloux est bonne voie vers la maturité. Il repose sur une solide documentation ce qui donne une cohérence historique à la série. Pour cet opus, il a soigné en particulier les costumes militaires, la forme des épées et l’architecture. Regardez attentivement les cases ci-dessous qui mettent en valeur les ex-voto du temple d’Asclépios. Tout est reproduit d’après des vestiges archéologiques.
Marc Jailloux travaille sur du papier de format 35X67, il encre à la plume et à l’encre de Chine dans la plus pure tradition. Son implication dans la conception scénaristique est manifeste d’une étroite collaboration avec Mathieu Bréda. Le tout se fait sous la supervision de la fondation Martin qui lui fourni d’ailleurs ce fameux papier. Observez ci-dessous l’art subtil de la citation : un petit cheval de Troie proche de la main d’Enak figure à la devanture du sculpteur.
Quelques mots à propos de la couverture : ce premier projet a été abandonné jugé peu conforme au contenu, le côté onirico-fantastique n’ayant que peu de rapport avec le réalisme assumé par la série.
Le côté vintage de l’album et du dessin, les rebondissements de fin de page qui dynamisent le récit, les références à cette fameuse mythologie alixienne, le respect des exigeants codes martiniens, font de ce livre une réussite. Ce qui aura le mérite de concilier les attentes de plusieurs générations de lecteurs des aventures d’Alix.
Dessin
Scénario
Moyenne
Le site internet des Editions Casterman : ICI
Le blog de Marc Jailloux : ICI
Cette chronique a été rédigée suite à une rencontre avec Marc Jailloux dans les locaux des Editions Casterman le vendredi 06 novembre 2015.
Skippy
Dessin : Ullcer
Éditeur : Delcourt
116 pages
date de sortie : octobre 2015
genre : humour, adaptation tv, guerre
Présentation de l’éditeur
Août 1944. Une compagnie ruine la force de frappe de l’armée américaine. Quatre guignols qui risquent à chaque mission de foutre la guerre en l’air ! Seule solution : les envoyer très loin du front ! Chester et ses hommes se retrouvent donc au Tibet, persuadés d’avoir été choisis pour une glorieuse mission. Ascension périlleuse et monstres millénaires sont les ingrédients de cette comédie d’aventure déjantée !
« si on fait des champs de mines, c’est pour y foutre les mines ! Merde ! Quand on fait un champ de patates, on va pas planter une patate dans le chemin ! C’est débile ! »
Si comme moi vous n’aviez jamais entendu parler de la Lazy Company, sachez que cette équipe de bras cassé vit depuis 2013 sur la chaine OCS des aventures guerrières totalement burlesques. Dans des épisodes de 25 mn, on y suit les déboires de 4 pauvres gars qui apporteront malgré eux leur contribution à la libération de l’Europe du joug Nazi. L’humour volontairement potache, décalé, parfois anachronique, a fait le succès de cette série française qui en est à sa troisième saison.
La BD n’est pas à proprement parler une adaptation, puisqu’il s’agit d’une histoire totalement inédite écrite par le co-scénariste de la série télé, Samuel Bodin. Les personnages et le ton délibérément débile sont donc on ne peut plus fidèles à l’œuvre d’origine. La BD a cependant cet avantage sur le cinéma de tout sepermettre à moindre frais. Si le scénariste veut envoyer ses personnages se crasher en avion sur l’Himalaya, découvrir d’horribles monstres dans une base secrète nazie enfouie dans la montagne, eh bien il suffit de l’écrire et de le dessiner ! C’est donc qu’ont fait à merveille Samuel Bodin et Ullcer (Harley et Davidson, vents contraires) qui donnent à cette histoire un souffle beaucoup plus épique que dans la série télé.
Mélangeant le burlesque à l’aventure et au fantastique, on y retrouve un habile et curieux mélange d’Indianna Jones, de la 7e compagnie, de Kaamelottet de Band of Brother !
Ce cocktail d’humour est superbement mis en image par Ullcer. Dans un format comics, son dessin semi réaliste est autant dynamique qu’expressif et donne un rythme effréné à cette aventure loufoque.
Les fans de la série télé devraient trouver leur compte dans cet album, et les fans de BD ont l’occasion de découvrir une série télé totalement déjantée. Et par les temps qui courent, faut pas se priver d’une bonne tranche de rigolade.

Loubrun
Le blog du dessinateur : http://ullcer.blogspot.fr/

Dessin et scénario : Jean-Yves Delitte.
Editeur : Glénat collection Grafica
Date : 30 septembre 2015
Résumé.
La forêt d’émeraude… Black Crow et son équipage sont à présent aux Amériques, en quête de l’or des jésuites et de la légendaire cité d’El Dorado. Mais après les périls de l’océan les attendent ceux du fleuve Amazone et de la luxuriante jungle sud-américaine… Que ce soit par la maladie, par les créatures féroces qui rôdent ou par la main de l’homme, nombreux sont ceux qui ont déjà succombé dans cet enfer vert. En spécialiste incontesté du genre, Jean-Yves Delitte nous embarque avec son personnage fétiche Black Crow à bord d’une grande fresque pirate, superbement dessinée, balayée par les vents du large et le souffle de l’aventure.
Mon avis.
Chacun sait que j’ai toujours bien aimé ce que réalise Jean-Yves Delitte, peintre officiel de la marine belge .Il faut préciser belge car certains français croient que la mer n’existe qu’en France …
Il continue de raconter pour mon plus grand plaisir les aventures d’un corsaire amérindien appelé « Black Crow » à la fin du XVIIe siècle. En tant que navigateur amateur, je retrouve certains éléments vécus lors de navigation avec mon club que ce soit sur les rives de la Manche, près des îles anglo-normandes ou en Écosse et en Norvège. Une vie exaltante mais aussi exigeante qui demande précision et endurance.
Nous retrouvons Black Crow et ses compagnons en quête de l’or des jésuites et de la légendaire cité d’El Dorado. Ce périple les amène sur le fleuve Amazone et sa jungle environnante assez menaçante.
L’avantage avec Delitte, c’est qu’il a une capacité de travail étonnante et sa vitesse de production mérite le respect ? Plusieurs albums sortent sur l’année et celui-ci en est un parmi d’autres…
Mais la qualité du dessin reste une constante tant au niveau des décors que des personnages et des bateaux, son point fort. La construction des planches reste toujours très libre et très agréable à lire. On sait qu’au-delà de la trame historique, il y a une solide documentation. Mais Black Crow reste en fin de compte sa série la plus romancée, sa façon la plus libre de raconter une histoire sur fond historique. J’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture de cet album. Je vous laisse découvrir les péripéties pour récupérer l’or. L’aventure continuera dans un prochain tome, je vous rassure.
Je rappelle également que J-Y Delitte réalise aussi d’autres séries telles que « Belem », « U-boot » ou « Black Crow raconte », toutes consacrées à la navigation que ce soit à la voile ou sous-marines.
Bonne lecture.
Capitol.
Dessin
Scénario
Global
Illustrations : Jérémie Almanza
Éditeur : Soleil
216 pages
date de sortie : octobre 2015
Comment d’un simple morceau de bois dont le destin était de devenir un bête pied de table, Carlo Collodi fit un des contes fantastique les plus connu au monde ? Écrit à la fin du XIXème siècle, Pinocchio est un monument de la littérature Italienne et est parait-il le deuxième livre le plus vendu en Italie après La Divine Comédie de Dante.
Traduit en 240 langues, Pinocchio est mondialement connu et doit aussi certainement sa renommée aux multiples adaptations au théâtre, bande dessinée et cinéma. La plus célèbre reste sans doute celle de Walt Disney dont la puissance graphique animée de l’œuvre marque à chaque fois des générations. Pourtant, les versions de Disney prennent beaucoup de liberté avec les œuvres originales. Ainsi nous découvrons ici les très nombreux déboires du pantin de bois au nez qui s’allonge. Véhiculant des valeurs universelles et intemporelles comme la famille, l’éducation, le travail et l’amour du métier, Pinocchio aura laissé son empreinte dans le langage commun envers les enfants : « tu mens ; je vois ton nez qui s’allonge ! » ou » si tu ne travailles pas à l’école, tu auras deux grandes oreilles d’âne…«
Jérémie Almanza nous propose ici non pas une version BD du conte, mais une version illustrée reflétant sa propre interprétation du texte original. Cette édition inédite traduite en 1985 et revue en 2002 nous plonge dans l’univers fantastique de Collodi. Qu’ils soient immergés dans le texte ou en pleine page, les dessins de Jérémie Almanza font écho au texte de Collodi sans l’édulcorer. L’univers cartoonesque et léger côtoie des décors et des ambiances parfois assez sombres.
J’ai pris beaucoup de plaisir à lire cette vieille histoire même si j’avoue avoir eu un peu de difficulté avec le style des illustrations, bien que celles-ci collent plutôt bien au texte de Collodi. Les personnages volontairement disproportionnés et les ambiances aux allures inquiétantes sont à mille lieues de l’imagerie à laquelle Disney nous a habitués, mais sont peut-être plus proches de l’univers imaginé par Collodi.
Ce Pinocchio est un très beau livre pour tout public et trouvera sa place aussi bien dans la bibliothèque des enfants que dans celle des parents.

Loubrun
Auteurs : Juliette Fournier et Jean-Gaël Deschard.
Editeur : EP
Sortie : 26 aout 2015
Genre : jeunesse
Le résumé.
Diosphère, un univers poétique, étrange et inquiétant… Un monde souterrain habité d’espèces parfais accueillantes et parois effrayantes. A peine sortis de « l’oeuf », ignorants de ce qui les entoure, Aaran et Norodji partent à la recherche de leurs semblables… Une exploration initiatique pour ces êtres naïfs qui ont tout à apprendre dans 1a découverte de ce nouveau monde.

Dessin et Scénario : Chanouga
Éditeur : Paquet
Sortie : Septembre 2015
Nautisme, aventure, voyage, voiliers
Le 30 septembre 1858, à 14 ans et 9 mois, Narcisse Pelletier, mousse de Saint-Gilles-sur-Vie, meurt sur les plages du Cap direction, pour laisser place à Amglo, aborigène Uuntaalnganu.
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