Je veux un bébé tout de suite! – Tome 2: L’échelle de Richter.

Je veux un bébé tout de suite!,n Merris, Hugo Desinge, 8/10, humour, famille, 05/2015.Je veux un bébé tout de suite!,n Merris, Hugo Desinge, 8/10, humour, famille, 05/2015.Dessin  & scénario: Juliette Merris

Sortie : 21/05/2015

Editions Hugo Desinge

128 pages – Broché

Humour, famille.

 

 

 

 

Résumé (de l’éditeur) Avoir un enfant, est-ce vraiment la chose la plus naturelle du monde ?  » Je veux un bébé tout de suite « , c’est l’histoire d’une aventure semée d’embûches, un vrai parcours du combattant, dès lors que l’idée, l’envie et le désir (voire l’obsession) d’avoir un bébé naît et grandit. Et quand le bébé arrive, après bien des problèmes, la galère continue. Il y a l’accouchement, un grand moment intense que seule une femme peut connaître, et l’apprentissage (ça, ça se partage) des premiers moments comme le changement de couches, les biberons toutes les quatre heures et les cris non-stops qui vous transforment en pur zombie en trois mois à peine.

 

 

Du témoignage vécu drôle et méchant, raconté sans la moindre concession…

 

 

Mon avis : Après le succès rencontré par le tome 1 déjà chroniqué sur Samba BD, voici le tome 2 qui raconte la suite du tome 1. Juliette Merris nous parle de la période allant de zéro à 1 an.  Quoi de plus logique et normal. Il suffit de lire sur certains sites les réactions de lectrice (en priorité des femmes) pour comprendre que dans cet album, il n’y a que du vécu traité à la sauce humoristique.

Rappelons que Juliette Merris est une graphiste, un métier qu’elle pratique suite à ses études de dessin. C’est pour elle une passion depuis qu’elle est toute petite. C’est en voyante le blog de dessin de l’illustratrice Margaux Motin qu’elle a eu l’envie d’ouvrir le sien en janvier 2009. Son blog a pour sujet la maternité. Vu le succès remporté par son blog,  elle publie en janvier 2015 le premier tome, déjà suivi par le tome deux en mai 2015. On ne traîne pas en cours de route chez Hugo & Desinge !

Le titre du second tome « L’échelle de Richter » fait référence à l’échelle sismique de référence instaurée en 1935 qui évalue l’énergie dégagée au foyer des séismes par la valeur de la magnitude. Il s’agit d’une échelle logarithmique. L’auteure avait voulu au départ l’appeler « Big Bang » mais le titre était déjà pris. L’échelle de Richter n’a pas de limite supérieure et c’est ce que Juliette Merris a voulu souligner via ce titre. C’est aussi le manque de repère tant psychologique que physique pour la jeune et nouvelle maman lors de l’expérience de la première naissance.

Il s’agit ici d’un album qui parait dans la mouvance des blogs à tendance féminine. Place à l’humour et au vécu, ce qui crée rapidement un lien de complicité entre l’auteure et les  lecteurs/lectrices.

 

 

 

Moyenne: 8/10

 

 

Liens vers la chronique du tome 1 sur samba BD : ICI.

Lien vers le blog de Juliette Merris : ICI.

 

 

Capitol.

 

Je veux un bébé tout de suite!,n Merris, Hugo Desinge, 8/10, humour, famille, 05/2015.

 

Maîtres inquisiteurs T2 :Sasmaël.

Dessinateur : Paolo Deplano.

Scénariste : Nicolas Jarry.

Editeur : Soleil (héroic fantasy)

Sortie : 3 juin 2015

Genre : HF de 56 pages

 Le résumé.

Dans la cité de Destrion, le maître inquisiteur Sasmaël enquête sur le massacre de tous les occupants d’un palais appartenant à la famille de Tyr. Le meurtrier semble être Fendraël, le mentor de Sasmaël, mais celui-ci ne croit pas en sa culpabilité.

« Vous ne pouvez l’ignorer ».

Lire la suite « Maîtres inquisiteurs T2 :Sasmaël. »

HARLEY QUINN – TOME 1 – Complètement marteau

HARLEY QUINN TOME 1 –  « Complètement Marteau«  – A. Conner et J. Palmiotti

URBAN COMICS – COLLECTION DC RENAISSANCE – LE NOUVEL AGE DES SUPER HEROS

232 PAGES – 19 EUROS – SORTIE LE 03 JUILLET 2015 – EAN : 9782365777681 

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Résumé de l’éditeur:

L’ancienne psychiatre Harleen Quinzel n’est pas le genre de femme à se satisfaire d’une vie convenable et tranquille. Elle fuit la routine comme la peste et cherche par tous les moyens à faire de sa vie une aventure. Sa toute fraîche installation à Coney Island est donc l’occasion rêvée d’en commencer un nouveau chapitre ! Avec son entrée fracassante dans l’équipe locale de roller derby, l’approche de la Saint-Valentin et la découverte d’un contrat mis sur sa tête, la pétillante Harley Quinn aura beaucoup à faire.

urban comics,harley queen,conner,palmiottiHarley Quinn, la jolie et pétillante psychiatre devenue complètement folle (et amoureuse) après avoir tenté de soigner LE JOKER, revient dans des nouvelles aventures.

Le premier chapitre de l’album est une entrée en matière qui nous présente la belle comme un personnage réel qui s’ennuie fortement dans son « chez soi » et ne converse que avec son castor en peluche! elle se dit vouloir être un personnage ayant sa propre BD et s’ensuit un dialogue avec ses scénaristes; (Amanda Conner et Jimmy Palmiotti) afin de savoir quel serait le meilleur dessinateur pour dépeindre la mignonne petite « barjot ». 

urban comics,harley queen,conner,palmiottiNous avons donc droit à de nombreuses pages « exemple » dessinées par une pléthore d’artistes prétendants dont, au hasard, Jim Lee, Walter Simonson, Bruce Timm, Adam Hugues, Dan Panosian, etc.

Puis, une fois que la vedette et les scénaristes se sont mis d’accord l’histoire commence; Harley Quinn apprend qu’elle a hérité (grâce à un ancien patient de l’asile d’Arkham) d’un immeuble dans la ville de Conney Island.

Harley s’y rend donc pour apprendre que les gains de l’immeuble, dont la moitié des locataires ne paye pas les loyers, ne suffiront pas à payer les taxes et qu’elle devra trouver des fonds supplémentaires! Bonne fille, Harley accepte – surtout que tout le dernier étage de l’immeuble est son logement et que sa copine Poison Ivy lui a carrément refait une décoration « forestière ». Elle va d’ailleurs trouver un emploi de thérapeute au cabinet « Esprit Libre ».

Cependant Harley, qui s’est fait un ami en la personne du « nain » Big Tony, constate aussi qu’on a mis un contrat sur sa tête et que dans l’ombre quelqu’un surveille ses faits et gestes.

Puis l’histoire s’emballe et devient aussi barge que son héroïne: Harley s’étant inscrit à un club de Roller défonce l’équipe adverse avec sa voiture, Harley écoute une vieille pensionnaire d’Esprit Libre qui se plaint de ne jamais voir sa famille et kidnappe cette dernière pour la sermonner, roués de coups le père, le mère et le fils lui apprennent qu’ils vont voir la vieille très souvent mais que cette dernière est…. alzheimer! Quand elle revient à son travail, son dernier patient, lui dit qu’il connait sa vraie identité et qu’il est un ancien agent secret qui n’a pas terminé sa mission; contre son silence il propose à Harley d’éliminer ses ennemis avec lui. Il lui promet même de trouver le tordu qui a mis sa tête à prix!

 

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S’en suit une suite de meurtres commis par Hartley et le vieil espion, Syborg, au cours desquels le sang coule à flots….Nous assistons à nouveau à une série d’actions plus déjantées les unes que les urban comics,harley queen,conner,palmiottiautres où Harley s’en donne à coeur joie.

Mais les tueurs sont toujours aux trousses de notre folle dingue de choc! Qui peut bien mettre sa tête à prix sur le net? et pourquoi? En attendant, à chaque nouvel échec sanglant d’un tueur, les enchères montent!

Poison Ivy, aidée par Syborg, finit par comprendre qui est à l’origine de cette chasse à la tête de notre chère déjantée aux cheveux bicolores….. la surprise sera de taille et le final une apothéose de tripes et de sang! On n’est pas une groupie du JOKER pour rien! 

Voici donc un album désopilant, complètement dingue et crade qui devra plaire à tous les inconditionnels de la belle HARLEY QUINN et à tous les amoureux du JOKER. Le dessin est superbe et les couleurs agressives donnent à l’ensemble une éclatante saveur sucrée.

En fin de tome les auteurs nous laissent sur une suite qui viendra dans l’album suivant ( qui est donc le mystérieux personnage qui espionnait notre belle fofolle? ). En bonus, une histoire intitulée AINSI NAQUIT HARLEY nous en dit plus sur le personnage. L’album se termine par une série de dessins de recherche du personnage de Harley Quinn par le dessinateur CHAD HARDIN.

 

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Les couvertures de tous les épisodes de la série US ont été dessinées par le grand LEE BERMEJO.

Que dire d’autre?… Que du bonheur, Enjoy! 

JR

Ma note:

SCENARIO: 

DESSIN:       

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Bibule

bibule,legendre,kramiek,humour,potache,gags,strip,510,062015bibule,legendre,kramiek,humour,potache,gags,strip,510,062015Auteur  : Marc Legendre

Éditeur : Kramiek

48 pages

date de sortie : mai 2015

genre : humour

 

 

 

 

Apparu dans les années 90 sous le trait et la plume de Marc Legendre (que nous avons vu récemment avec le reload de Bob et Bobette) dans la version néerlandophone de Spirou, Bibule (ne pas confondre avec Bidule, le neveu de Cubitus !) est un petit garçon hyperactif au crâne d’oeuf affirmé. Entouré de Reggie qui à l’air un peu idiot et de Doro sa meilleure amie, il traverse tout un tas de péripéties dans une succession de gags en trois cases. L’alchimie de ces trois personnages aux tempérament différents – l’hyperactivité de Bibule, le franc parlé de Doro qui rembarre franchement les garçons et la naïveté empreinte de bon sens de Reggie – contribue à créer des situations plus ou moins drôles.

 

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Humour potache s’il en est, je le qualifierais pour ma part d’humour absurde de bon sens. Un peu comme le Chat de Geluck, mais en moins drôle. Ainsi Bibule d’annoncer à Reggie avec force joie l’acquisition d’un tandem, et qu’ils pourront par conséquent s’asseoir et pédaler à deux. Et Reggie de répondre : « je préférais ton ancien vélo… On pouvait aussi s’asseoir à deux, mais tu étais le seul à pédaler … »

 

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J’avoue avoir plus souvent souri que ri malgré quelques bonnes réparties. Mais le problème n’est pas tant dans l’humour plus ou moins bon de chaque strip, ni dans ce style d’humour que d’aucuns qualifierons de simpliste. La mécanique du strip en trois case est bien maitrisée (si ça n’était pas le cas, Marc Legendre n’en aurait pas fait plus de 2000 ! ), mais cette technique narrative ne me semble pas adaptée au format album. 46 pages, 4 strips par page, il y a un effet de saturation et de rengaine qui s’installe, et au bout du compte le ressort comique fonctionne moins bien. Le strip est parfait pour un périodique dans lequel on sait exactement ou le trouver, et qui peut servir de porte d’entrée d’un magazine ou d’un quotidien et faire office d’entame à la lecture du journal. En album, ça passe plus difficilement.

 

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Alors la meilleure façon d’aborder cet album et d’en apprécier les gags, c’est de ne point trop en abuser en le laissant trainer sur le coin d’une table et d’y jeter un œil de temps à autres.

 

 

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Loubrun

 

 

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Journal de spirou: numéro spécial Waterloo!

Communiqué de Presse:

 

 

Il ne reste que quelques jours pour tout connaître sur la bataille de Waterloo. Pour cela, les Éditions Dupuis et Spirou vous proposent :

 

Un numéro impérial : Spirou spécial Bicentenaire 

 

Le numéro sera en kiosque le 17 juin. 

C’est Ruben del Rincon qui a fait la couverture et raconte en 14 planches, la bataille de Waterloo vue par les yeux d’un enfant tambour.  Fred Neidhardt révèle en 3 planches pourquoi Napoléon a ressenti le besoin d’envahir le monde. Certaines animations sont aussi dans le thème (édito, bon d’abo, animal lecteur, marges de Sti sur la page 12bis). 

 

 

L’Intégrale de « La Bataille » par Ivan Gil et Richaud, d’après Patrick Rambaud.

 

Publiée à l’occasion du bicentenaire de la bataille de Waterloo, cette intégrale comprend un dossier inédit spécialement conçu pour cette édition. À noter que la bande dessinée a reçu le prix Historia 2014 de la meilleure BD historique. Au début des années 1830, Balzac travaille à un ouvrage : les Scènes de la vie militaire, scènes parmi lesquelles il place un récit se situant à Essling. « Là, j’entreprends de vous initier à toutes les horreurs, à toutes les beautés d’un champ de bataille… » Mais Balzac ne nous donnera jamais sa bataille. On a émis beaucoup d’hypothèses pour expliquer cet échec. La vérité, c’est que le dimanche 17 mars 1839, lisant le supplément du journal Le Constitutionnel, Balzac tombe sur un extrait de La chartreuse de Parme, le prochain roman de Stendhal à paraître. Et devant ce long passage qui raconte les aventures du héros, Fabrice del Dongo, emporté sur le champ de bataille de Waterloo, les bras lui en tombent. Il écrit aussitôt à Romain Colomb, le cousin de Stendhal : « J’ai été saisi d’un accès de jalousie à cette superbe et vraie description de bataille que je rêvais pour les Scènes de la vie militaire, la plus difficile portion de mon oeuvre, et ce morceau m’a ravi, chagriné, enchanté, désespéré. » Balzac ne s’en remettra jamais. Les canons de Waterloo ont écrasé les siens avant même qu’il ait eu le temps de les mettre en place. Essling ne restera, pour lui, qu’une demi-ligne au dos du manuscrit du Médecin de campagne.  Voici, illustrées par Ivan Gil, et à l’heure où l’on célèbre le bicentenaire de la bataille de Waterloo, les pages de Stendhal qui ont tant impressionné Balzac et qui, l’empêchant d’aller au bout de son oeuvre, ont permis à Patrick Rambaud d’accomplir la sienne.

 

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La cité des esclaves Tome 4

Auteurs : Ooishi et Okada.

Editeur : Casterman.. ga

Sortie : 10 juin 2015.

Genre : fantastique.

 

Le résumé.

Plongez dans le passé de Ryûô, alias Jamaïque de Printemps, le personnage qui tire les ficelles du jeu mortel auquel se livrent les personnages ! Découvrez quelles motivations secrètes l’ont poussé à devenir le maître machiavélique qu’il est désormais, remontez dans le passé jusqu’à sa première rencontre avec Julia ! Les plus curieux se verront enfin satisfaits en découvrant l’origine scientifique du SCM !

 

« Une aiguille pour le piercing. Tu vas t’en faire un »

Lire la suite « La cité des esclaves Tome 4 »

SECRETS – Cavale – Tome 3/3.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014Dessin : Magda – Scénario: Frank Giroud et Florent Germaine

Sortie : 07/11/2014

Editions Dupuis

48 pages – Cartonné

Polar, thriller, banditisme, drame, famille,

 

 

Résumé (de l’éditeur) Nadia a maintenant découvert le secret de sa naissance. Avec l’aide de Léa, elle réussit à duper sa mère pour mettre en place son plan : retrouver son père, ex-braqueur en fuite, et l’aider à passer en Italie. Mais « la Tinosa » n’est pas femme à reculer face aux dangers. Elle se lance à la poursuite de sa fille alors que l’étau policier se resserre autour des bandits…

 

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

 

 

«  Arrête ton cirque ! Moi non plus, je ne suis pas née de la dernière pluie ! Qu’est-ce que vous avez manigancé toutes les deux ?! »

 

 

Mon avis : Salon BD d’Hanret en Belgique, dernière ! Alors que j’avais lu les deux premiers tomes de cette trilogie, je me suis mis en tête d’acheter le tome 3 que je n’avais pas encore lu et de le faire dédicacer par Magda qui devait être présente l’après-midi. Manque de chance pour moi, je n’ai pas eu le courage d’attendre et je suis rentré  plus tôt que prévu dans mes pénates. Reste à lire et chroniquer le livre pour le bonheur de tous les lecteurs de Samba BD que cela intéresse.

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Il est parfois intéressant de relire ses chroniques, de voir son cheminement personnel sur la trilogie en fonction des avis donnés au fur et à mesure de la sortie des tomes respectifs. Dès le départ, j’avais regretté le titre « Cavale » qui m’en disait déjà beaucoup trop sur le contenu du scénario. Le premier tome était plutôt basé sur le côté psychologique de la jeune Nadia, le personnage central du récit, ce que j’avais apprécié. Le tome deux révèle les secrets personnels de Nadia qu’elle découvre sur le tard. La vérité sur sa naissance, l’identité de son père, le passé tumultueux de ses parents et enfin pour terminer l’album, l’évasion et la cavale de son père.On rentre dans le concret. Reste le tome 3 qui va raconter la rencontre entre Nadia et son père, pistés par la police. Les personnages passent à l’action ! Je laisse au lecteur le soin de découvrir toutes les péripéties.

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Magda est une figure bien connue de la BD. Après des études artistiques et avoir travaillé au studio d’Edouard Aidans, elle se lance dans des projets plus personnels. La série qui la fait vraiment connaître est la série fantastique « Charly » scénarisée en collaboration avec Denis Lapière. Germaine est un scénariste qui a fait son écolage auprès de Frank Giroud, travaillant en parallèle dans des magasins spécialisés BD. Il assiste Giroud sur les séries « Louis Ferchot » (Glénat) et « Quintett » (Dupuis) avant de cosigner « L’écorché » dans la série « Secrets » chez Dupuis.

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Le dessin de Magda est dans le style réaliste avec une base « ligne claire ». Le dessin est précis, dépouillé. Les décors sont détaillés, bien rendus, les personnages et leurs expressions également. C’est vraiment un plaisir de lire une histoire racontée graphiquement par Magda.

Le scénario de Germaine rend bien compte de la psychologie des personnages et de l’impact des événements sur ceux-ci. C’est le point fort du récit. Le côté polar est bien développé même si parfois la succession des développements est un peu téléphoné, prévisible. Reste la fin de l’histoire, qui est plus douce, plus constructive que la furie de la fin de la cavale.

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

Pour clôturer cette chronique et la trilogie « Cavale », j’estime que le scénario a une bonne assise psychologique mais que les différents événements qui jalonnent l’histoire sont parfois attendus et ne m’ont pas beaucoup étonnés. C’est dans la suite logique d’une cavale. Reste que l’album est servi par un excellent graphisme de Magda. Les amateurs de récits psychologiques et de polar apprécieront.

 

 

a08-3e78906.gifDessin

 

a07-3e78901.gifScénario

 

a07-3e78901.gifMoyenne

 

 

Liens vers la fiche technique de l’album chez Dupuis : ICI.

Lien vers la chronique du tome 1 sur Samba BD : ICI.

Lien vers la chronique du tome 2 sur Samba BD : ICI.

 

 

Capitol.

 

Secrets, Cavale, Magda, Germaine, Dupuis, 7/10, polar, thriller, drame, famille, 11/2014

 

 

Un certain Cervantès

un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015un certain cervantès,lax,futuropolis,don quichotte,littérature,adaptation,chronique sociale,road movie,injustice sociale,910,042015Auteur : Lax

Éditeur : Futuropolis

208 pages

date de sortie : avril 2015

genre : comédie dramatique, chronique sociale

 

 

 

Résumé

Pour fuir la police après avoir fait quelques bêtises, Mike Cervantès s’engage dans l’armée et part combattre en Afghanistan. Prisonnier des Talibans, il réussit à s’échapper mais est vite repris par ses bourreaux. Il est alors torturé et perdra la main gauche.

De retour au pays, Mike est déboussolé et sombre dans la dépression et la violence. Révolté contre la société ultralibérale qui broie les plus pauvres, il décide de lutter contre les injustices, ce qui le mènera en prison. Il y découvrira le roman d’un homonyme, un certain Miguel Cervantès dont la vie présente de curieuses similitudes avec la sienne, et dont le Don Quichotte sera pour lui une véritable révélation. Se sentant investit d’une mission, il s’identifiera pleinement au héros et partira en lutte contre toutes les formes d’injustices et dérives de la société contemporaine, qu’elles soient politiques, sociales, religieuses, économiques ou intellectuelles… Idéaliste jusqu’au paroxysme, c’est à bord de sa Ford Mustang qu’il accomplira sa mission et partira en guerre contre la société.

 

« – Oh ! c’est vous Miguel, quel bon vent ?

– Le vent de la révolte, Amigo. Celui qui vous porte. Le même qui m’a poussé à écrire Don Quichotte de la Mancha. L’Histoire bégaye »

 

On ne présente plus Christian Lacroix, plus connu sous le pseudo de Lax, tantôt dessinateur, tantôt scénariste, parfois les deux et dans tous les cas toujours pour le meilleur. Sa production n’est pas pléthorique mais tous ces albums sont d’une grande qualité. Aussi à l’aise dans le polar avec le Choucas que dans des romans graphiques sur fond historique comme les oubliés d’Annam et Azrayen scénarisés par Giroud, Lax a le don de sortir des albums toujours captivants. Sa dernière production, l’écureuil du vel d’hiv, date de 2012 et clôturait une trilogie consacrée à l’univers du cyclisme.

 

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Avec ce nouvel album, il change complètement de registre et s’attaque à un monument de la littérature. Pas besoin d’être une pointure en ce domaine pour que le nom de Cervantès nous évoque quelque chose. Qui n’a jamais entendu parler de ce Don Quichotte se battant contre les moulins à vent ? L’expression est devenue populaire et ce héros, un symbole des justiciers autoproclamés et autres doux idéalistes, combattants acharnés des injustices de ce bas monde.

Lax nous propose une vue originale de cette œuvre maintes et maintes fois adaptée au cinéma, théâtre, et même en BD. Mais plutôt que de mettre simplement le texte original en image, il le transpose à notre époque et fait un parallèle entre la propre histoire de Miguel Cervantès et le personnage de Mike dont la vie est très similaire à celle de l’auteur Espagnol : vétéran d’une guerre, pris en otage et libéré contre rançon, perte de la main gauche, désillusion et révolte contre la société.

 

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Le parallèle et la mise en abyme de l’œuvre est très habilement mené. Comme une vision hallucinatoire et servant de guide au héros, Lax fait intervenir dans sa narration le vrai Miguel du 16è siècle. Petites pauses amenant quelques pistes de réflexions sur la censure, l’injustice sociale et le contrôle de plus en plus oppressant de la société par les instances politiques et financières, cette trouvaille scénaristique donne une dimension de satire sociale et d’analyse politique à ce road movie animé. Elle permet en plus, pour qui comme moi n’aurait jamais lu le roman, d’y mettre un orteil et de bien saisir tous les parallèles entre l’histoire imaginée par Lax et le roman chevaleresque satirique de Miguel Cervantès. Les rapprochements avec le roman sont subtiles et parfois drôles ou pathétiques, comme la monture attribuée à Mike : une Ford Mustang dont l’emblème est un cheval galopant.

 

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Graphiquement, Lax nous livre un album flamboyant et des planches majestueuses reflétant une Amérique profonde, crasse et poussiéreuse. Son trait délicat, rehaussé de lavis dans les tons gris/ocres/noirs crée des ambiances très suggestives dans toutes les situations.

Dans des décors de road movie américain, le Don Quichotte de Lax évoque des sujets graves et contemporains en les abordant sous un angle tragi-comique où douceur, violence, bêtise et bon sens se côtoient à chaque page.

 

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Loubrun

 

 

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Chaque soir à onze heures

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatChaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, GlenatScénario : Eddy Simon
Dessin / couleurs: Camille Benyamina
Adapté de : Malika Ferdjoukh
Dépôt légal : 04/2015
Editeur : Casterman
Planches : 94

Un soir dans Paris des années 2010, Willa, la narratrice de l’histoire, est invitée pour une soirée cocktail dans un hôtel particulier. Elle y rencontre un grand jeune homme mystérieux, Edern. L’alchimie de l’amour et ses contradictions fait son œuvre ….. Invitée par ce dernier à jouer du saxophone avec sa sœur aveugle, la vie de Willa va prendre une drôle de tournure. Chaque soir, dans le manoir d’Edern, des choses étranges se passent à 23 heures….

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

Le scénario est une adaptation libre (mais très fidèle) du livre éponyme de Malika Ferdjoukh. Pour cela, le duo Simon Eddy / Camille Benyamina a été sollicité. Ces auteurs ne sont pas inconnus dans le monde de la BD. En 2014, ils avaient publié chez le même éditeur « Violette Nozière, Vilaine Chérie » revisitant, en bande dessinée, le plus célèbre des faits divers des années. Malika Ferdjoukh est une auteur prolifique. Elle a écrit ce roman sur un projet des éditions Flammarion : choisir un sentiment exacerbé autour duquel il faudra construire un récit (joie, folie, haine, dégoût, honte, passion…). Et c’est ainsi qu’est né «Chaque soir à onze heures ». Ainsi, le roman de Malika Ferdjoukh se décline autour de l’amour. Diable ! Que voilà un ambitieux programme ! Comment extraire de ce thème un scénario lisible et original (tout en évitant les écueils incontournables) ? Et c’est la tout le talent de Malika Ferdjouk. Tout en parlant de sentiments et de passion, l’auteur introduit des éléments policiers et de mystère. Il en ressort un thriller romantique, un conte sophistiqué de la (haute) bourgeoisie bohème. Le choix du milieu social permet de « ouater » l’ambiance. Même si la mort plane, le cadre chaud permet de se projeter au mieux sur les éléments sociaux et les sentiments (ou tares, c’est selon) terriblement humains. Cette comédie humaine joue sur les différences entre les protagonistes : le garçon taciturne versus le garçon le plus populaire du lycée, la fille invisible mais au talent et à l’aura en devenir versus la demoiselle aveugle mais terriblement attachante et perspicace, les différences sociales. Le tout compose une palette de personnages intrigants ou juste de passage alimentant le scénario. Cela sonne juste. Le coté romantique est un peu « too much » mais plaira à un public dédié.

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

La langueur et le coté cocooning est sans nul doute dû au dessin de Camille Benyamina. Le niveau social élevé des protagonistes répond superbement à la rondeur des dessins, à la palette de couleurs chaude et lumineuse. Laissons Malika Ferdjoukh décrire cette transposition en dessin : « velouté des teintes, à la douceur des bleus, l’extraordinaire poésie des rues parisiennes, la grâce des obscur ». Tout est dit.

« Chaque soir à onze heure » en bande dessinée répond bien au roman et occupe l’espace d’un bon moment de lecture. Si on a peur, au début, de se plonger dans un roman à l’eau de rose, ce sentiment est vite balayé par la vitesse de l’histoire. Les personnages attachants et une intrigue passionnante donnent un récit suranné. Atypique ! 

Chaque soir à onze heures, eddy Simmon, Camille Benyamina, thriller romantique, Glenat

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Scénario a05-3e788c9.gif
Total a05-3e788c9.gif

Tigrevolant

 

Petit canard blanc

petit canard blanc,liu na,andrés vera martinez,urban china,chine,enfance,autobiographiepetit canard blanc,liu na,andrés vera martinez,urban china,chine,enfance,autobiographieScénario : Liu Na

Dessin : Andrés Vera Martinez

Éditeur : Urban China

108 pages

date de sortie : 12 juin 2015

genre : autobiographie, chronique sociale

 

 

 

Résumé

Dans la Chine des années 1970, le monde est en train de changer pour deux petites filles. Da Qin et sa petite soeur Xiao Qin vivent dans la cité de Wuhan avec leurs parents. Depuis des décennies, le pays est maintenu à l’écart du reste du monde. Mais à la mort du président Mao, de nouvelles perspectives commencent à s’ouvrir…

 « -Tu as écouté la leçon d’aujourd’hui sur Lei Feng ?

– Ouais. Et je veux être comme lui quand je serai grande. »

 

Liu Na est née en 1973 en Chine et a grandit dans la ville de Wuhan. En 1999 elle s’installe au Texas ou elle travaille dans un centre médical dans la recherche sur le cancer. Elle rencontre à Austin son mari, Andrés Vera Martinez, dessinateur.

Dans ce récit autobiographique, elle nous fait faire un voyage dans le temps dans la Chine des années 70 en nous racontant des petits épisodes de son enfance. C’est l’occasion de découvrir le quotidien d’une famille chinoise ordinaire vivant dans un pays sous la coupe depuis des décennies de la dictature communiste et qui commence à peine à s’ouvrir au monde. Liu Na partage ses souvenirs personnels sur les évènements qu’elle vit, comme le jour de la mort de Mao, les leçons de propagande autour du personnage de Lei Feng, son repas du nouvel an, ou encore la visite à ses cousins vivant à la campagne et la découverte d’un autre monde. Tout cela est raconté avec sa vision d’enfant accordant une égale importance à tout qu’elle vit. Si aucun des récits n’est vraiment approfondit, on finit malgré tout par s’intéresser et parfois même s’amuser des souvenirs de Liu Na.

 

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Son mari, Andrés Vera Martinez, met tout cela en scène de façon assez élégante, dans des grandes cases et quelques belles doubles pages. Le style est simple, efficace, et apporte une certaine tendresse aux récits, même les plus durs, rendant attachante la petite Da Qin.

 

Ce récit autobiographique est plaisant à lire mais ne marquera sans doute pas les esprits tant il souffre cruellement d’un manque de profondeur. Les histoires racontées sont un peu courtes et un sentiment de frustration m’a saisi à chaque fin de chapitre.

 

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Loubrun

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