Basara T02 Star Edition

Autrice : Yumi Tamura
Éditeur : Kana
320 pages
Date de sortie : 3 juillet 2026
Genre : aventure, guerre, drame

« ShidĂ´. Tu ne te poses pas la question ? Tu ne te rends vraiment pas compte ? Le gouvernement de Tokugawa… Hitler… Saddam Hussein… Ne se sont-ils vraiment rendu compte de rien ? N’entends-tu pas… Le signal d’alerte qui rĂ©sonne pour Tatara et toi ? Ne l’entends-tu pas ? »

Présentation de l’éditeur :

Dans un Japon ravagĂ© dirigĂ© par un roi tyrannique, une prophĂ©tie annonce la naissance d’un « enfant Ă©lu » capable de changer le destin du pays. Au village de Byakko naissent des jumeaux, Tatara et Sarasa. Lorsque Tatara, dĂ©signĂ© comme l’Ă©lu, est tuĂ© par le redoutĂ© Roi Rouge, Sarasa dĂ©cide de reprendre son identitĂ© et de devenir le symbole de la rĂ©bellion.

En chemin, elle rencontre Shuri, sans savoir qu’il est le Roi Rouge : un amour puissant naĂ®t entre eux. Ils ignorent qu’ils sont ennemis jurĂ©s et qu’ils vont devoir s’affronter.

Entre aventures, intrigues politiques et romance tragique, Basara est une saga culte portée par la force de ses personnages et la puissance narrative de Yumi Tamura. Elle aborde sans mièvrerie , mais avec émotions, tous les aspects de la vie, du plus sublime au plus laid, à travers des personnages profonds et attachants.

Mon avis :

Sachant que “Basara” est paru initialement entre septembre 1990 et juin 1998, aucun doute qu’il s’agit d’un classique dans le genre. D’ailleurs, il ne suffit que de quelques pages pour comprendre l’impact que ce titre a eu sur les plus jeunes mangaka, qui ont suivi la trame narrative de Yumi Tamura, avant de parvenir à tracer leur propre voie. Je pense, notamment, à “Freya, dans l’ombre du prince” d’Ishihara Keiko, aux éditions Doki Doki, dont l’héroïne a suivi, bien malgré elle, la même lancée en incarnant un prince dont elle était le portrait craché.

Le graphisme laisse aussi deviner l’époque des premières Ă©ditions, des visages allongĂ©s comme ceux qu’on retrouve dans “Ken le survivant”, de grands yeux Ă©tincelants Ă  l’instar d’hĂ©roĂŻne d’antan comme Candy ou Georgie, sans oublier une androgĂ©nie poussĂ©e parfois Ă  son paroxysme pour troubler les lecteurs par des personnages charismatiques et attirants, peu importe leurs attributs et l’orientation du public. Un trait qu’on retrouve Ă©galement dans les premiers titre Yaoi et Yuri, soit dit en passant…

Un combo scĂ©naristique et graphique qui dĂ©montre, s’il Ă©tait encore besoin, la force de ce rĂ©cit, dans un Japon qui semble moyenâgeux et pourtant, presque post-apocalyptique en mĂŞme temps… Ă  moins que les devins sachent dĂ©jĂ  les grands noms de tyrans dans l’histoire, comme Hitler et Saddam Hussein mentionnĂ©s dans ces pages Ă  titre d’exemples Ă  ne pas suivre.

On imagine alors les lecteurs de l’époque qui devaient attendre avec impatience le prochain tome, tout comme c’est le cas pour les nouveaux lecteurs. Quand nos deux amants vont-ils réaliser qui ils sont réellement l’un pour l’autre ? Quel impact cette révélation aura sur la guerre en cours ? Et s’ils n’étaient pas les ennemis jurés l’un de l’autre, mais bien destinés à un avenir bien plus grand ? Tout est envisageable pour ceux qui ne connaissent pas encore ce classique. Et silence à ceux qui en savent déjà plus que nous ! Enjoy ~

ShayHlyn.

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