Scénario : Ozanam
Dessin : Marco Venanzi
Éditeur : Glénat
56 pages
Date de sortie : 18 février 2026
Genre : Histoire
« … Au départ, on avait bien l’idée de s’en occuper, de ce gamin. »
Présentation de l’éditeur
Un secret trop bien gardé
La France, dans les années 50. La guerre est terminée, mais la mission de Samuel continue. S’il sillonne la campagne française c’est parce qu’il fait partie des anciens scouts juifs regroupés sous le nom de « dépisteurs ». Leur travail consiste à partir à la recherche des enfants juifs cachés dans des familles d’accueil pendant la guerre, dans l’espoir de les ramener auprès des leurs. En arrivant au village de Saint-Cirq-Lapopie, Samuel commence une épineuse enquête… Il compte bien découvrir ce qui est arrivé à la petite fille qui avait 1 an en 1943. En l’absence de documentation, Samuel se tourne vers les témoignages du voisinage. Mais il commence à comprendre qu’un lourd secret pèse sur les habitants de ce village. Quelqu’un a-t-il livré l’enfant ! Déterminé, Samuel va aller jusqu’au bout de sa mission et voir ressurgir les fantômes de son douloureux passé. Dans un élan désespéré, il décide de consulter l’unique personne qui pourrait détenir la vérité, le curé du village. Mais le silence est opaque… Il semblerait que tout le monde ait quelque chose à cacher ! Bientôt Samuel va découvrir une histoire faite de peurs et de trahison qu’il aurait voulu ne jamais déterrer.
Antoine Ozanam et Marco Venanzi s’appuient sur des faits historiques pour nous entraîner dans une incroyable aventure humaine à travers ce diptyque, qui bien que fictionnel rend bien compte du travail de ces dépisteurs dans une France encore rurale où la solidarité et l’ignominie se côtoient.

Mon avis
J’avais hâte de connaître le dénouement de ce diptyque et je dois dire que, côté scénario, je n’ai pas été déçu. Les auteurs n’ont pas hésité ici à nous transmettre toute la tension dramatique de la période. En effet, et sans divulgâcher, les secrets des villages où ont été cachés ces enfants pour les protéger ne sont pas faits pour nous rassurer sur l’humanité des uns et des autres. Et même s’il est toujours facile de juger depuis le confort d’un pays en paix, sans l’envahisseur barbare parmi nous, on peut tout de même espérer que l’on n’aurait pas agit de la sorte si l’on avait été confronté à ces dilemnes.
Quoiqu’il en soit, cette BD me laisse un goût un peu étrange, et c’est principalement dû au personnage de Samuel que je trouve clairement trop « mou » au regard du rôle qui lui est attribué. Bien sûr, après avoir survécu et être revenu des camps, on n’a sans doute plus trop la volonté de vivre, et on peut avoir un tel détachement par rapport aux évènements qu’on a l’impression que plus rien ne nous touche, mais, pour le coup, il me semble que le rôle d’un enquêteur à la recherche d’enfants déracinés doit plutôt échoir à quelqu’un de solide d’une manière générale. Et là, ce n’est pas vraiment le cas…

Globalement, les 2 tomes restent intéressants car ils abordent un sujet très (trop !) rarement évoqué, et ils le font plutôt bien.
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Odradek




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