Scénario : Jeph Loeb
Dessins : Jim Lee
Encrage : Scott Williams
Couleurs : Alex Sinclair
Editeur : Urban Comics
ISBN : 979-1-0268-5384-8
DL : 09/2026
NB pages : 176
« Satisfaction garantie. »
Version Originale « Batman: H2SH » publiée aux USA chez DC Comics (Batman #158 à 163).
Résumé éditeur :
Il y a des années, Batman et ses alliés ont soudainement été assaillis par tous leurs ennemis, jusque dans leur vie civile. Derrière cette attaque se cache un mystérieux adversaire masqué se faisant appeler Silence, directement lié à l’enfance de Bruce Wayne et connaissant tous les secrets de la Chauve-Souris. Alors que la menace semblait enterrée, Silence semble pourtant de retour, plus dangereux que jamais et décidé à mener sa guerre contre la bat-famille jusqu’au bout…
Plus du vingt ans après Silence (Hush en VO), Jeph Loeb et Jim Lee remettent le bleu de chauffe. Sur le papier, difficile de ne pas saliver : Loeb au scénario, Lee aux crayons, Hush (Silence chez nous) qui revient et toute une galerie de personnages iconiques.
Côté scénario, Loeb ressort les ingrédients qui avaient fait le succès du premier Silence : mystère, révélations, confrontations et gros coups de théâtre. Le problème, c’est qu’en 2026, la recette a forcément un goût de déjà -vu. Il y a vingt ans c’était un maxi bestof des persos liés à Batman et cette fois aussi, mais cela semble aujourd’hui un peu mécanique, voire artificiel. Les personnages servent régulièrement le spectacle plutôt que l’inverse.
Et pourtant, difficile de bouder complètement son plaisir. Silence 2 assume tellement son côté blockbuster qu’il finit par devenir une généreuse machine à fan-service. Ça pose, ça cogne, ça pose, ça balance une punchline (non, pas le perso crée par Jimenez), et ça pose encore. Jim Lee fidèle à lui-même envoie du lourd à chaque page. On peut certes lever les yeux au ciel devant certaines facilités, mais on est obligé d’apprécier et de tourner frénétiquement les pages. Faut dire qu’on ne le voit plus souvent ce brave homme de Lee de nos jours, trop occupé qu’il est (il cumule les postes de Président de DC Comics, Éditeur / Directeur de la publication et de Directeur de la création) alors on en profite.
Le vrai problème (comme la vérité) est peut-être ailleurs : cette première partie donne surtout l’impression d’une introduction. Les six épisodes réunis ici installent beaucoup de choses et laissent le lecteur attendre la suite. Impossible donc de savoir pour le moment si Loeb est en train de construire une véritable suite ou simplement de prolonger la nostalgie.
Silence 2 est un magnifique spectacle qui aurait gagné à avoir quelque chose de neuf à raconter. Jim Lee justifie à lui seul quelques arrêts sur image, mais Loeb lui, devra convaincre pour la suite. Pour l’instant, c’est davantage un retour aux sources luxueusement emballé qu’une nouvelle référence du Chevalier Noir.



Un mot sur l’édition, vous avez l’édition qui accompagne cette chronique, on va dire l’édition classique type TPB d’Urban en couleurs à 19,43€ et une édition fragmentée avec les six singles US en version N&B, à ranger dans un coffret vendu avec le premier single. Ce qui revient donc à 39.85€ pour l’ensemble (5.59*5+11.90). Dans l’édition TPB de cette chronique, l’habituelle galerie de couvertures en fin d’album. (Les couvertures alternatives connectées de Dell’Otto sont du plus bel effet.)
Ca n’a donc pas rocker mon world scénaristiquement parlant, mais je paye quand même pour voir la suite… pour Jim Lee.
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JaXoM




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