Scénario : Philippe pelaez
Dessin & Colorisation : Alexis Chabert
Éditeur : Grand Angle
72 pages
Date de sortie : 25 février 2026
Genre : polar
« Contrairement à ce qu’affirment les philosophes, la mort n’a rien d’exemplaire… Il faut vivre, et vivre encore, tant qu’on nous en laisse la chance. »
Présentation de l’éditeur :
Dans le Paris de la Belle Époque, être un survivant du Bazar de la Charité n’est pas sans risque…
Paris, 1897. Quelques semaines après l’incendie du Bazar de la Charité, les survivants meurent dans d’étranges circonstances, victimes d’hallucinations terrifiantes. L’inspecteur Amaury Broyan, flic brisé, opiomane et hanté par la mort de sa fille, est chargé de l’enquête. Des salons de la haute société aux bas-fonds de la capitale, il s’enfonce dans un mystère où science, culpabilité et vengeance s’entrelacent. Sa rencontre avec Blanche Dambreville, fascinante entomologiste, pourrait bien faire basculer l’affaire… et sa propre raison.

Mon avis :
Après l’automne chroniqué par maître Samba, l’hiver par Messire Loubrun, voici “Le printemps à la Charité” par votre dévouée chroniqueuse. Mais comme dirait un célèbre suricate dans la grande franchise de la souris américaine : “C’est terrible, c’est affreux !” car si vous lisez la présentation de l’éditeur, vous comprendrez vite les tenants et aboutissants de cette nouvelle aventure de l’inspecteur Amaury Broyan.
Alors faisons comme si nous n’avions rien lu. Même si Philippe Pelaez fait quelques références aux titres précédents, le lecteur peut d’emblée se sentir happé par ce récit à la belle époque, dans la ville des lumières. Rien que la couverture d’inspiration “art nouveau” qu’on retrouve d’ailleurs plusieurs fois dans l’album, et la bobine du commissaire qui ressemble à Hercule Poirot de la série anglaise : nous y sommes, à Paris, en 1897. Le bazar de la Charité a brûlé il y a seulement trois semaines de cela et on se souvient encore des gros titres accusant nombres de gentilshommes d’avoir roué de coups les femmes et les enfants pour s’échapper en priorité, survivant là où tant de malheureuses ont péris dans les flammes.
À présent, certains de ces mêmes hommes décèdent dans d’étranges circonstances. Tous perturbés par des hallucinations tellement intenses qu’ils s’en donnent la mort ! Pourquoi ? Comment exactement ? Cela serait trop vous en dire... Mais le scénario tient la route… Un brin cousu de toiles fils blancs, comme la chevelure de l’intrigante Blanche en couverture. Les dialogues sont savoureux tant ils sonnent justes pour l’époque.
Quant au graphisme d’Alexis Chabert : un régal à quelques distorsions anatomiques près. On retrouve d’ailleurs les artistes et les œuvres qui l’ont inspiré en fin d’album, nous confirmant que nous avons bien cru percevoir un hommage à Claude Monet, à Mucha, Gustave Caillebotte, et tant d’autres. De sorte que le scénario, qui brille davantage par ses dialogues que son intrigue, se retrouve magnifié par un graphisme approprié et élégant. Enjoy ~
ShayHlyn.



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