Autrice : Kiko Urino
Éditeur : Glénat
Respectivement 208 & 160 pages
Date de sortie : 20 mai & 26 août 2026
Genre : tranche de vie
« Je suis fatiguée. Comment nommer ce que je ressens ? »
Présentation de l’éditeur :
Sur le point d’entrer au collège, Alice est une jeune fille intelligente mais “semilingue” : née de parents japonais mais ayant grandi à l’étranger, elle ne maîtrise aucune des deux langues, que ce soit le japonais ou l’anglais. C’est alors qu’un camarade de classe lui promet de l’aider à réaliser son rêve : devenir astronaute pour “ressentir” la présence de ses parents dans l’espace. Commence alors pour la jeune Alice un périple autant scolaire qu’humain, pour devenir la première astronaute japonaise capitaine de vaisseau spatial…

Mon avis :
Kiko Urano. Voilà un nom qui m’était familier. De même que ce style graphique à la fois léger, des traits fins et parfois maladroits, alternés avec une minutie dans certains détails (comme des oiseaux, un appareillage de fusée, …). “Alice au-delà des étoiles” fut donc un titre qui me parut à la fois totalement nouveau, mais dans un atmosphère connu, doux, apaisant. Ce qui est, finalement, la marque de fabrique de l’autrice à qui on doit déjà “De neiges et de flammes” ou encore “Internet love”.
Comme à son habitude, l’autrice nous présente une héroïne un brin ingénue. Alice, du haut de ses 12 ans, a déjà parcouru le monde sans jamais vraiment se poser jusqu’au décès de ses parents. Ce n’est qu’une fois au Japon, chez sa grand-mère, que sa vie se stabilise et qu’elle découvre avec un profond malaise, qu’elle a tellement bourlingué, sans jamais pouvoir apprendre une langue correctement, qu’elle en a de sacrées lacunes. Elle est ce qu’on appelle une “semilingue” : avec les bases de quelques langues mais jamais suffisamment pour les parler correctement. Pourtant son rêve est grand : devenir commandante astronaute !
Aidée par son parfait opposé, un étudiant à la limite du génie, la voilà qui reprend tout depuis le début, se fixant des objectifs toujours plus grands pour réaliser ses objectifs. Mais c’est également un véritable parcours entre initiatique et humain. Car celle qu’on prend pour le “gentil bébé de la classe” n’est pas si “bête” et celui qu’on surnomme le “briseur de rêves” n’est pas si vaniteux. Chacun apprend de l’autre, chacun évolue et c’est presque un enchantement de voir toutes les étapes de leurs transformations. Pour un peu, j’ai ressenti la même émotion tendre que celle éprouvée lorsque j’ai regardé le film “Miracle en Alabama” sur la vie d’Helen Keller (née sourde et aveugle, mais qui apprend les mots non sans difficulté).
Autant dire que malgré le ton léger apporté par le style graphique de l’autrice, malgré l’air ingénu d’Alice et l’assourdissant savoir de son ami et mentor : on a envie de savoir et découvrir quelle jeune femme elle va devenir ! Enjoy ~
ShayHlyn.







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