Là où danse le vent

Scénario : Enora Boutle
Dessin : Enora Boutle
Éditeur : Glénat
Date de sortie : 13 mai 2026
144 pages
Genre : Chronique familiale

« Tes choix ne me regardent pas Solenn. Mais peu importe ce que tu décides, tu mérites d’être heureuse autant que n’importe qui. « 

Présentation de l’éditeur

Tandis que les parents de Yaëlle se déchirent, l’adolescente est envoyée chez son grand père. Le temps de cette séparation, elle va devoir vivre au rythme des marées, loin des siens… Incomprise et en colère, la jeune fille qui a depuis sa plus tendre enfance tissé un lien fort avec cet homme silencieux et attentif, trouvera à ses côtés un refuge et une écoute. Au fil de leurs échanges, il va lui transmettre un héritage invisible : celui des silences qui apaisent, des vagues qui racontent et du vent qui emporte les douleurs. Dans la maison des Landes bretonnes, bercée par les embruns et les souvenirs, ils vont partager un temps suspendu qui va donner de l’élan à la jeune fille et la transformer durablement. Car il faut bien retourner à l’école et reprendre sa vie en ville auprès d’une mère marquée par l’épreuve. Quand des années plus tard, son grand-père faiblit, Yaëlle ressent le besoin de revenir en Bretagne, auprès de ce vieil homme qui lui a tant apporté. Peut-être qu’elle pourra, à son tour, être une source d’apaisement pour lui…
Véritable ode à la transmission, à la beauté des liens, à la force des mots tus et des gestes tendres, Là où danse le vent est l’œuvre d’Enora Boutle, jeune artiste, qui entre au catalogue Glénat avec un album sensible, poétique et lumineux aux dessins délicats et expressifs et nous livre un récit qui célèbre la vie dans ce qu’elle a de plus simple et de plus vrai. Un bel album et un beau moment de lecture.

Mon avis

Enora Boutle signe, dans « Là où danse le vent », le scénario, le dessin et la couleur. Il s’agit de son premier album et il est très réussi.

De jolies couleurs douces sont utilisées pour dépeindre un décor breton qui revêt, dans cette histoire, une certaine importance. Pas de localisation précise, une maison pas loin de la mer, et c’est bien l’essentiel. Un cadre marin avec des vagues et du vert, éléments naturels qui ont, chez Yaëlle, une dimension surnaturelle filiale. L’autrice dessine des gens, avec des traits tout en rondeurs, sans appuyer sur les détails, avec de grands yeux de personnages de manga qui sont très expressifs.

Il y a peu de mots le long de ces 144 pages, pas mal de respirations, de non-dits, d’implicite. A l’image du grand-père, homme taiseux mais à la présence et au charisme incroyables qui renvoient de la force et de l’assurance autant que de la douceur. C’est la relation qu’il construit avec sa petite fille qui est en fil rouge. On la voit grandir, être témoin de tensions entre ses parents, surmonter l’épreuve de l’adolescence.

Ce qui saute aux yeux c’est l’authenticité des personnages et la justesse de leurs relations. On s’interroge sur le regard porté par un père sur la fille de son fils. Il est question de transmission intergénérationnelle, de moments et de souvenirs partagés, d’échanges frontaux ou à distance. Ça m’a d’ailleurs donné envie d’envoyer des lettres à ceux que j’aime. Les regrets et les remords ont aussi évidemment leur place car ils font partie de la vie.

De belles tournures de phrases complètent ce tableau plein de bienveillance, de tolérance qui invite au regard, à l’écoute. « Là où danse le vent » m’est apparu comme simple, sincère et « duveteux ». L’album s’adresse à notre sensibilité familiale, au besoin de vivre au présent et de profiter de ceux qui nous sont chers.

ScénarioDessinico_Album
coeur_quatrecoeur_troiscoeur_trois_et_demi


Petitgolem13

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

En savoir plus sur SambaBD

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture