Yasuko T01

Un nouveau départ

Scénario : Julien Frey
Dessin : Baptiste Pagani 
Éditeur : Ankama
Date de sortie : 28 août 2026
Genre : jeunesse, aventure, mythes et légendes

« Tengu : Ben voyons, il réfléchit. Bétobéto san, chaque yokai de la forêt rouge…
Bétobéto : Doit aider un humain avant ses 848 ans. C’est sa mission. S’il ne la remplit pas, il est banni de la forêt…
Kitsune : et condamné à errer dans le monde des humains. »

Présentation de l’éditeur :

Tokyo, 1962. Yasuko travaille dans un restaurant au lieu d’aller au collège. Il faut que ça change ! Elle décide alors de partir toute seule… retrouver son père aux États-Unis. Au même moment, dans la Forêt rouge, Béto, un yokai sympathique mais paresseux, est envoyé malgré lui dans le monde des humains pour aider Yasuko. Il ne pourra retourner chez lui que s’il remplit sa mission. Mais sur leur route, Béto et Yasuko attirent l’attention de deux yakuzas, prêts à tout pour prouver l’existence des yokai…

Et si l’aventure extraordinaire de nos héros ne les emmenait pas seulement aux États-Unis ? Et si la Forêt rouge leur réservait quelques mystères ?

Mon avis :

Aaaaah les Yokai dans le folklore japonais ! On en sait à la fois tant et si peu à leur sujet, comme de vagues pokémons nés il y a des centaines d’années. L’occasion pour Julien Frey de s’attaquer au registre “jeunesse” (déjà abordé dans “après l’école” dont j’ai reçu récemment le deuxième tome) mais loin, bien loin de la France dont il maîtrise les codes langagiers.

Si le récit de Yasuko est poignant, avec le décès de sa maman six mois plus tôt, le départ de son père aux États-Unis et sa tante qui la met au travail plutôt qu’au collège ; le scénario manque de l’âme nippone que les puristes aiment retrouver quand ils lisent une aventure au pays du soleil levant, même si ce n’est pas un manga.

Abstraction faite de ce léger, mini, petit, rikiki détail (qui a son importance, en tout cas pour moi) : on s’attache rapidement à notre duo improbable composé d’une collégienne fugueuse décidée à rejoindre les USA et un Yokai indescriptible, loin des légendaires Kitsune, Kappa, Tengu et autres créatures de l’autre côté du voile (ou ici dans la dite “forêt rouge”) qu’on retrouve brièvement quand Bétobéto est envoyé dans le monde des humains.

Baptiste Pagani s’est d’ailleurs employé à les retranscrire comme on se les imagine, d’après les œuvres souvent caricaturales de ces créatures dans la pop culture japonaise. Appâtant par la même occasion les amoureux de ce pays. C’est toutefois le duo principal qui réussira à maintenir l’intérêt graphique, l’artiste n’ayant pas beaucoup changé de style depuis “Les lames d’Ashura” avec un trait un peu brouillon et difforme pour le reste des intervenants, dont les mafieux à la poursuite de notre yokai.

C’est donc une appréciation en demi-teinte, avec un scénario qui tient la route malgré les codes langagiers français plutôt que nippons, et un graphisme entre bonnes bouilles et dynamisme face à certaines distorsions anatomiques. Réussiront ils le pari de rehausser la barre lors des trois prochains tomes ? Wait & See ~

ShayHlyn.

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

En savoir plus sur SambaBD

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture