Gabin
Scénario : Carbone & Cee Cee Mia
Dessin : Paolo Voto
Colorisation : Maureen Casulli
Éditeur : Jungle
55 pages
Date de sortie : 20 août 2026
Genre : jeunesse, aventure, fiction historique
« Vous gardez notre petit secret. Nous, on veille sur le chantier et on démasque votre homme. Qu’en dites vous, Mme Claire ? »
Présentation de l’éditeur :
Dans un Paris en ébullition qui s’apprête à accueillir l’Exposition universelle, Gabin, un gamin des rues, survit tant bien que mal dans un des gangs de Montmartre. Aidé de Violette, Paulo, Ficelle et Charlotte, ses compagnons d’infortune, Gabin tente de ramener chaque jour de quoi rendre Hector, leur violent tortionnaire, satisfait. Un jour, leur larcin les mène à dérober la montre d’un jeune bourgeois… qui n’est autre que le fils de Gustave Eiffel ! Une rencontre qui va changer leur vie et les faire devenir les protecteurs de la Dame de fer. Mais Hector n’a pas dit son dernier mot !

Mon avis :
Dans la même veine que “Les enfants perchés de la Révolution” aux éditions Casterman, “Les phénix de Paris” met en scène des gamins de la rue dans un contexte historique. Ici, la construction de la Tour Eiffel, rien que ça ! Ils sont cinq, inséparables et habitués à arpenter les rues de la grande ville des Lumières… généralement pour fouiller les poches des badauds. Or, Gabin n’est pas doué. Tant et si bien qu’il finit par rendre son larcin et se lier d’amitié avec sa victime, qui n’est autre que le fils du grand Gustave Eiffel.
Un contexte qui permet à Carbone & Cee Cee Mia de développer leur scénario dans le registre de l’aventure, mais également dans l’Histoire, avec un grand H, sans même que les jeunes lecteurs ne réalisent qu’ils apprennent tout en s’amusant. Il faut dire que ces deux artistes excellent dans ce domaine, en notant les “Complots à Versailles” en duo, ou respectivement : “Les petits voyageurs de l’art” pour l’une et “Evolution Z” pour l’autre, pour ne citer que ces titres là.
Aux commandes graphiques, un autre duo s’illustre avec un dessin contemporain, tout en rondeurs et expressivité. La colorisation, comme chaque ouvrage où Maureen Casulli a mis les pages en couleurs (par ex.: “Je suis un dragon” ou “les passeurs du temps”), est naturelle ; permettant aux lecteurs de mieux se fondre dans le récit. Tandis que la tendance à faire ressortir les personnages des cases, sous la plume de Paolo Voto(je n’ai aucun titre de référence pour lui, désolée ;-)), pourrait déconcerter. On s’attend à ce genre quand l’album se veut purement didactique avec des héros qui racontent l’histoire, moins quand ce sont eux qui la vivent. Ce premier tome n’en reste pas moins plaisant et palpitant. Car le danger rôde quand on quitte une bande de voyous pour tenter de renaître de ses cendres au cœur de Paris ! Enjoy ~
ShayHlyn.







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