« Ton fils t’a-t-il dit quelque chose sur ses agresseurs ? Quelque chose qui permettrait de les retrouver ? »
Scénario : Valérie Mangin
Dessin : Thierry Démarez
Éditeur : Casterman
48 pages
Date de sortie : 20 mai 2026
Genre : Aventures, Historique
Présentation de l’éditeur
Nouveau récit au cœur de l’Empire d’Auguste.
Alors que Rome célèbre la paix et la grandeur d’Auguste, Titus, le fils d’Alix, est enlevé et forcé de combattre dans des jeux clandestins organisés par des aristocrates masqués. Grièvement blessé, il survit grâce à l’intervention de Livie. Alix infiltre les bas-fonds pour retrouver les coupables et découvre que ces spectacles ont lieu dans un théâtre secret appartenant à Mécène. Livie fait arrêter les responsables mais les épargne pour mieux les contrôler. Mécène, principal coupable, est condamné à une mort discrète par le poison. Le scandale est étouffé, et l’ordre impérial est préservé.

Mon avis
Vous aurez remarqué que l’éditeur, cette fois, ne s’est pas contenté de planter le décor : son résumé raconte l’album de la première à la dernière page, dénouement compris. Voilà qui m’arrange, puisque je n’aime pas raconter les histoires, mais qui en dit peut-être long sur ce tome 17 : quand on peut résumer une intrigue entière en huit lignes sans rien trahir d’essentiel, c’est qu’elle ne devait pas comporter tant de mystères que ça.

Et c’est bien là mon souci avec ce Maître des masques. Tout y était pourtant : des aristocrates masqués qui s’encanaillent dans des jeux clandestins, un théâtre secret, les bas-fonds de Rome, le fils d’Alix en danger de mort… Sur le papier, de quoi tenir le lecteur en haleine pendant 48 pages. Dans les faits, l’enquête se déroule sans véritable obstacle, les masques tombent (c’est le cas de le dire) sans grande surprise, et le danger qui plane sur Titus ne m’a jamais vraiment stressé tant son trépas potentiel me paraissait un peu trop dramatique pour la série… D’autant qu’on sent tout de même venir au fil des épisodes une suite ou un spin-off avec ce même Titus comme héros…

Ici, on suit un Alix appliqué qui remonte tranquillement la piste, et tout se dénoue avec une facilité qui laisse un goût de trop peu. Seule Livie, plus manœuvrière et ambiguë que jamais, apporte un peu de ce relief qui manque cruellement au reste : sa façon d’épargner les coupables pour mieux les tenir vaut tous les combats d’arène de l’album.
Au final, un tome de routine, qui se laisse lire sans déplaisir mais qui s’oubliera vite. Les fidèles de la série suivront, les autres ne rateront pas grand-chose en attendant une suite que l’on espère tout de même plus rebondissante..
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Odradek




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