Premier jam
Scénario : Cédric Mayen
Dessin : Yann Cozic & Hapé
Colorisation : Yann Cozic
Éditeur : Jungle
Date de sortie : 23 avril 2026
Genre : jeunesse, tranche de vie, sport
« Tout ce que je dis, c’est que tu ne devrais pas prendre de risques avec tes rollers, alors que tu joues ton avenir. Tu as vu qui sera dans le jury ? Que des médailles olympiques ! »
Présentation de l’éditeur :
Jeune prodige du patinage artistique, Lison a tout pour réussir mais étouffe entre la pression de sa mère, ancienne championne, et le harcèlement qu’elle subit de la part de Cassandre, sa rivale. Grâce à Una, une joueuse de Roller Derby rencontrée au skatepark, Lison va découvrir un sport qui répond enfin à toutes ses attentes. Mais l’ombre de Cassandre plane, bien décidée à ne pas laisser Lison trouver sa voie.

Mon avis :
Après un début un rien inquiétant, en voyant la mère de Lison projeter ses espoirs déçus sur sa fille qui a, semble-t-il, hérité de son talent de patinage artistique, Cédric Mayen nous rassure sur ce point : cette maman n’est pas aussi toxique qu’il y paraît. Ouf ! Le vrai danger est ailleurs… dans l’œil de la rivale sur la glace. Une petite pimbêche qui ne supporte ni le talent de Lili, ni qui elle est, la rabaissant autant que possible, voire pire ! On le comprend d’ailleurs bien en fin d’album : même si notre héroïne change de discipline, ce n’est pas ce qui va arrêter Cassandre, loin de là…
Un scénario somme toute assez classique, avec un joli clin d’œil à Surya Bonaly et son salto arrière légendaire que Lili reproduit dans un même contexte : quitte à perdre, autant le faire avec style ! D’autant que sur cette défaite, Lison va pouvoir rebondir et tenter son “premier jam”, dans une équipe de Roller Derby (vous savez, le sport un peu fou sur patins à roulettes, où quasi tous les coups sont permis, comme le prouve fort bien Harley Quinn dans une autre série… un peu moins pour (pré)adolescents).
Ça promet ! Bien que classique dans le genre sportif et évolution personnelle quand on est au début de l’adolescence, “Lison” se laisse lire, certainement comme le premier arc dans cet univers, dédié quant à lui à Erwann, talentueux sur un skateboard qu’on retrouve de temps en temps au fil des pages.
Toutefois, le scénario comme le dessin sont presque “simplistes”, tout ce qu’il y a de banal et quelques fois même : prévisibles. Trait épais, sans véritable profondeur dans les décors et les reliefs anatomiques, pas spécialement de jeux d’ombres et de lumières, ni de contrastes… ça reste, dans tous les cas, gentillet. Même si la fin présage quand même d’un niveau d’intrigue et de fourberie un brin trop adulte pour tenir la cadence. À voir ce que cela donnera… Wait and see, comme on dit.
ShayHlyn.







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