Sœurs des vagues.


Scénario : Tristan Roulot.
Dessin : Mikaël.
Éditeur : Le Lombard (Signé)
Sortie : 30 janvier 2026.
102 pages.
Genre : thriller, polar.

« Puisse cette bougie le guider à travers les ténèbres jusque chez lui. »

Le résumé éditeur.
1914, en Nouvelle-Écosse, loin des tranchées dans lesquelles les nations d’Europe vont bientôt s’enliser, le petit port côtier de Peggy’s Cove attend le retour des hommes, qui tardent à rentrer de leur dernière campagne de pêche au large de Terre-Neuve. Ne restent que les femmes, les enfants et quelques vieillards.
Une nuit sans lune, un mystérieux naufragé s’échoue sur le rivage. Couvert de tatouages de marin, il semble avoir perdu la mémoire… ou bien joue-t-il la comédie ? Bientôt, ce sont deux négociants armés, venus d’Halifax, qui arrivent à leur tour pour enquêter sur un navire disparu. Face au tourbillon de violence qui menace de s’abattre sur le village, cinq femmes réunies par un lourd secret vont tout risquer pour protéger leur communauté.
Quand le loup cogne à la porte, il ne s’attend pas à ce que le diable vienne lui ouvrir…

Mon avis.
Messieurs, un petit conseil, ne laissez pas vos femmes seules à la maison pendant que vous chassez la morue. Vous n’imaginez pas le nombre de bêtises à l’heure qu’elles arrivent à faire surtout si un spécialiste des naufrages retentissants arrive dans votre village perdu avec ses beaux yeux bleus et son corps d’athlète.
On court à la catastrophe moi je vous le dis ! En plus, on oublie d’allumer la lampe du phare. Et puis, on s’étonne que les ténèbres tombent sur votre petite bourgade de pêcheurs. Fatalement, la cargaison des bateaux naufragés attire un peu trop les convoitises. Le destin de ces personnages se croise, se confronte et tout par en couilles si vous me permettez cette expression.
L’immersion graphique est réussie (fatalement on parle de naufrage !!) dans cette communauté faussement accueillante. Un vrai « magasin général » mais à la sauce piquante pour son âpreté et son atmosphère tempétueuse.
Il se passe beaucoup de choses dans ce bled perdu, un peu trop même pour la crédibilité du récit mais bon, il faut bien corser l’affaire pour tenir le lecteur en haleine.

Interlude : aujourd’hui le professeur Samba va vous expliquer l’origine de cette expression.

Étymologiquement, le mot « haleine » provient du latin « halitus », qui signifie « souffle ».
Dans son utilisation actuelle, l’expression évoque l’idée de maintenir quelqu’un dans un état d’attente ou d’excitation, souvent en rapport avec un récit ou une situation qui suscite l’intérêt.

Fin de l’interlude sponsorisée par la galerie Dufays à Glons !

Les sœurs des vagues est au final une lecture distrayante et clairement dépaysante. Ce n’est pas tous les jours qu’on se retrouve en Nouvelle-Écosse en 1914. Il ne manquait que quelques cornemuses ! Ça vous dit une petite parade ?

SAMBALAMER.

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