Rue de la Grande Truanderie – T.1 Une enfance au familistère

Scénario Jean-David Morvan
Dessin : Romain Rousseaux Perin
Colorisation : Hiroyuki Ooshima
Éditeur : Grand Angle
Pages: 64
Date de sortie : 02/04/2025
Genre : Utopie sociale, famill
e

Résumé de l’éditeur:

Il voulait fournir l’équivalent de la richesse à la classe ouvrière.

Elle voulait une utopie durable.

Jeune indigente parisienne, Glannes a été adoptée par Jean-Baptiste Godin à Guise, dans son Familistère, un établissement dans lequel les ouvriers de son usine et leurs familles vivent en communauté dans un confort qui leur était jusqu’alors inaccessible.

Mais en grandissant, la jeune femme pressent que la fin de cette utopie réalisée est inévitable, car le progrès technique finira par rendre les poêles obsolètes, et les profits en baisse marqueront la fin de ce formidable modèle de société.

En butte avec les intégristes du lieu, elle est renvoyée à Paris, où elle retrouve ses compagnons d’infortune : prostituées, mendiants, voleurs, travailleurs journaliers… Pour aider les habitants de l’ancienne cour des miracles, Glannes décide de mettre en pratique les idées que son mentor, Godin, lui a inculquées, en utilisant les “métiers” de ces rebuts de la bonne société. Car leurs activités à eux sont éternelles.

Mon avis:

J’ai éprouvé quelques difficultés à rédiger cette chronique, tant le sujet est profond et vaste, alors c’est surtout son cadre qui l’est et pour mieux l’appréhender, il a fallu que je m’informe sur ce qu’est le familistère. Fondé par Jean Baptiste André Godin, le familistère De guise est un lieu d’habitation collectif et communautaire, à savoir, les ouvriers de son usine. Des magasins coopératifs y sont créés afin de pouvoir se fournir tout le nécessaire pour vivre. Là ou le bât blesse, c’est que le familistère dépend des revenus de l’usine pour pouvoir se maintenir à flot et comme les ventes vont en diminuant, le chiffre d’affaire également et de fait la subsistance du familistère.

Glannes est consciente de cette fin inéluctable et avant qu’elle n’arrive et qu’elle ne se retrouve encore une fois indigente, elle décide de retourner à Paris et d’y fonder son propre familistère. Quoique un brin différent, ici ce ne sont pas des ouvriers ou des travailleurs classiques. Oh non, il s’agit de voleurs, détrousseurs, coupe-jarrets et autres truands, le titre est donc parfaitement en corrélation avec l’activité de ce lieu. Et rien n’arrête ces professions, il y aura toujours du travail !

Pour la petite anecdote, le familistère De Guise a réellement existé et vous pouvez aller le visiter, vous trouverez une partie des informations en cliquant sur ce lien: Le Familistère De Guise

L’histoire qui nous est donc proposée ici est inspirée du familistère, pleine de rebondissements et rocambolesque. Nous suivons les aventures de Glannes durant sa jeunesse et sa vingtaine. Les dessins sont beaux, très travaillés et les couleurs plaisantes. C’est un très bel album, mais je n’ai pas tant apprécié que ça le récit, à voir avec le tome 2 mais les idées en tout cas sont intéressantes.

Sandra/ Ithilwen

3 commentaires sur “Rue de la Grande Truanderie – T.1 Une enfance au familistère

Ajouter un commentaire

  1. Très intéressant la familistère. Je vais creuser aussi. Ca titille ma curiosité

    1. J’ai placé un lien si tu veux dans la chronique qui devrait te donner des infos

Laisser un commentaire

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

En savoir plus sur SambaBD

Abonnez-vous pour poursuivre la lecture et avoir accès à l’ensemble des archives.

Poursuivre la lecture