Autrice : Lucie Albrecht.
Editeur: Casterman.
Sortie: mars 2026
208 pages.
Genre: société.
« Nous avons besoin de vos empreintes buccales pour la suite du séjour. »

Résumé éditeur.
Dans un monde prônant la perfection, jusqu’où iriez-vous pour devenir enfin la plus belle version de vous-même ?
Une mystérieuse clinique promet d’effacer tous les complexes de ses patients en seulement cinq jours. Mais cette promesse n’est-elle pas trop belle pour être honnête ?
Avec Le Complexe, Lucie Albrecht imagine une dystopie glaçante où le corps devient marchandise et terrain d’exploitation.
Inès, Nadège et Toni réussiront-ils à s’extraire de ce jeu toxique et capitaliste ?
Mon avis.
La dictature du « paraître » n’a jamais été aussi forte qu’actuellement. Il suffit de voir le nombre d’influenceurs qui sévissent sur le net pour nous imposer leurs standards de beauté.
C’est un peu le créneau de cette BD avec comme apothéose un complexe pseudo hospitalier où tout votre corps peut être retravaillé vers la perfection. Un complexe qui génère des gains colossaux car la machine humaine veut toujours plus et n’est jamais satisfaite. Nos trois héros qui ont une conception différente pour leurs changements évoluent comme le dessin, parfois très cru, parfois chirurgical ou métaphorique. Parfois le trait vire au gore avec tout ce sang, tous ces organes ou ces liquides exposés. Et comme la coloration est quasi essentiellement rouge orangée, vous aurez l’impression que cet album dégouline même hors de ses pages.
L’autrice avoue s’être inspiré de Black Mirror avec des dérives vers notre future bien plausibles. Vous y verrez aussi toutes les stratégies marketing actuelles » parce que vous le valez bien ».
A bien des égards, ce complexe est flippant et très loin du bonheur ultime annoncé. Une lecture préventive ou illusoire ?
Samba.







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