Scénario : Luca Blengino
Dessin : Roberto Ali
Colorisation : Angelo Iozza
Éditeur : Delcourt
Pages: 48
Date de sortie : 14/05/2025
Genre : Biographie, Histoire, Aventure
« Mais seuls nous autres, les descendants de la Gens Julia, pouvons nous vanter d’avoir un sang… Non humain dans les veines, nous seuls sommes d’ascendance divine. »
Résumé de l’éditeur:
L’histoire d’une jeune femme bien décidée à ne pas laisser les hommes décider de son destin. Premier volet de la trilogie consacrée à l’une des souveraines les plus redoutables qu’ait jamais connu la Rome antique.
En l’an 19 la mort d’Auguste a plongé Rome dans le chaos. Deux factions se disputent le pouvoir. D’un côté le préfet Séjan, de l’autre la Gens Iulia, un clan dont fait partie la jeune Agrippine Mineure qui baigne dans les complots politiques décimant sa famille. Mariée de force à un homme qui la répugne, la jeune femme attend patiemment son heure pour abattre sa fureur sur Rome.

Mon avis:
Redoutable Agrippine l’était, elle mérite bien sa place dans cette collection de reines de sang, car le sang elle va le faire couler et elle n’aura aucun scrupule. En même temps, elle ne fait que reproduire un schéma plus que normal dans les lignées impériales romaines. Tous s’accordent à dire que c’était un nid de vipères et c’est encore trop gentil au vu des nombreux assassinats qui ont émaillé les règnes des empereurs. J’imagine aussi qu’elle devait avoir une grande soif de vengeance, la plupart de sa famille a été décimée par Tibère. Elle est l’est l’une des rares survivantes avec son frère, le futur et très cruel empereur Caligula et deux autres de ses sœurs.
Pour l’heure, au début de cette histoire, elle n’est qu’une enfant, mais très vite, les meurtres vont commencer et ce par son père. Sa mère va tenter de s’immiscer dans la politique et une fois l’héritier de l’empereur mort (tiens donc…), ses fils seront désignés comme prince et de fait hériteront du trône impérial. Malheureusement, l’empereur Tibère veut éliminer la famille Julia, il veut un sang neuf et surtout diluer ce soi-disant sang céleste ! Ainsi, seul Caligula trouvera grâce à ses yeux et quant aux filles et bien elles seront mariées à des nobles de rang très inférieur aux leurs. Mais Agrippine hérite d’un époux certes laid mais complaisant, s’abîmant dans les études des lois de Rome, elle prépare sa vengeance et son instrument sera son fils…
Je n’en dis pas davantage, ça serait gâcher la suite de l’histoire de cette femme puissante, mais si vous avez envie de vous plonger en avance dans sa vie, je vous invite à découvrir l’émission Secrets d’Histoire qui lui est consacrée en cliquant sur ce lien: Agrippine: tu seras un monstre mon fils
Graphiquement je n’ai rien à dire, c’est totalement le style que j’adore et personnellement, je trouve que les dessins et couleurs se prêtent magnifiquement à l’époque, aux ambiances et à l’intrigue. J’ai vraiment hâte de lire et de découvrir le tome 2 et 3.
Sandra/ Ithilwen







Une série très intéressante « Les reines de sang ». J’aime bien le style de dessin aussi…
Merci pour cette belle chronique.
Ce qui me parle le plus ici, c’est justement le lien entre la tension du récit et l’impact du dessin. On sent que l’univers visuel joue un vrai rôle dans la perception du personnage d’Agrippine et de son ambition.
Cela m’a d’ailleurs fait penser à certaines analyses qu’on retrouve sur Dessindigo sur la façon dont le dessin peut soutenir une narration forte.
En tout cas, votre avis donne envie de découvrir cet album.
Je vous remercie pour ce retour positif concernant ma chronique. J’avoue ne pas avoir analysé autant que vous les liens entre le récit et les dessins. Je tenterai d’y prêter davantage attention lors de prochaines lectures. Cela dit, je suis ravie de voir que cela a suscité votre envie de découvrir cette BD. Je chroniquerais bientôt le tome 2 🙂