Dehors

Scénario : Joël Hemberg
Dessin & Colorisation : Dan Verlinden
Éditeur : Kennes
112 pages
Date de sortie : 15 octobre 2025
Genre : aventure, science-fiction, jeunesse

« Dehors ! Ce simple mot de six lettres était devenu le premier tabou de notre communauté. »

Présentation de l’éditeur :

La surface de la Terre n’est plus qu’une vaste banquise. Sous les ruines englouties d’une ville dont on a oublié le nom, une communauté survit depuis plusieurs siècles dans une cité froide et sombre dont la seule issue est un tunnel qui donne accès à un océan devenu toxique. Dans cet univers clos, trois membres d’une famille rêvent à leur façon, d’évasion et de liberté. Chacun porte en lui un secret aussi profondément enfoui que l’endroit où ils vivent. En une nuit, leur destin va basculer.

Dehors est une BD de science-fiction tout public, accessible dès 12 ans, qui se distingue par un mélange étonnant et maîtrisé : un dessin rond, lisible et coloré, dans la lignée de l’école de Marcinelle, associé à un univers post-apocalyptique sombre et glacial. Un contraste fort, qui rappelle la mécanique de la série SODA, où légèreté et humour se frottent à une réalité beaucoup plus dure et dramatique.

Mon avis :

À la vue de la couverture, un sentiment familier s’empare du lecteur. Ça fleure bon le Dupuis d’antan, pourtant c’est signé Kennes. Il faut dire que le dessin, je cite “rond, lisible et coloré, dans la lignée de l’école de Marcinelle” est du à un habitué de Spirou & Co. C’est donc avec plaisir qu’on retrouve Dan aux commandes graphiques de ce scénario sommes toutes classique, mais dirigé de main de maître par Joël Hemberg.

À l’instar du film “La cité de l’ombre” sorti en 2008, “Dehors” reprend le thème d’enfants qui vivent dans un ville ayant été conçue pour survivre à la fin des temps. Si au cinéma, l’aventure se déroulait sous terre, ici : nous sommes à bord d’un titan sous-marin nommé “Maman”, ancré par-dessus une ville dont le nom à, depuis longtemps, été oubliée. La survie de cette dernière population dépend d’un ingrédient que seuls les enfants peuvent aller récolter, transporté par des hydronefs, dans des combinaisons de plongées.

Mais une fois la puberté atteinte, la “blanche” comme cet aliment est surnommé non sans faire penser (du moins aux lecteurs plus âgés) au nom attribué à une drogue dure… la blanche, donc, donne des visions et ceux qui étaient encore des gamins la veille, deviennent des adultes qui vont devoir, encore et toujours, subvenir au bon fonctionnement de “Maman”, selon les lois dictées par un culte sombre et étrange qui gouverne la ville.

Un contexte plutôt sombre, dans lequel évolue une poignée de gamins prêts à tout pour briser les tabous et aller voir par eux-mêmes si le monde est véritablement dévasté. L’occasion pour les lecteurs de s’étourdir entre l’innocence de la jeunesse et la dureté de l’existence. Des décors sombres où des visages pleins d’espoir s’illuminent encore un peu et une fin ouverte qui donnera sûrement envie à chacun de vérifier la tranche de l’album pour s’assurer qu’il y aura une suite… ou pas. Enjoy ~

ShayHlyn.

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