Auteur : Vincent Turhan.
Éditeur : Sarbacane.
Date de sortie : 3 septembre 2025
160 pages
Genre : roman graphique.
« T’en fais des caisses, c’est pas si important. »

Attrape-moi si tu peux !
L’été touche à sa fin et les vacanciers désertent au fil des jours la station balnéaire où Alma et Rio tiennent un vieux cinéma d’art et d’essai. Gravitent autour du couple, Luz, la jeune ouvreuse et Scardo, le barman, qui n’a d’yeux que pour cette dernière. Tout ce petit monde se prépare à l’événement de la rentrée, la rétrospective pour les cinquante ans de Saudade, le film qui a particulièrement marqué la vie d’Alma, et continue de la ramener à son passé de réalisatrice.
Non loin de là, les lieutenants ripoux, Ramos et Leone, viennent de commanditer un braquage à deux briscards. Il y a Cisco, gringalet nerveux, et Misha, grand type peu bavard. Le casse a lieu, Cisco trahit ses complices et tout s’emballe. En cavale, il se réfugie dans le cinéma d’Alma et planque le sac plein de billets dans la régie. À sa sortie, il est arrêté et mis sous les verrous. S’installe alors un suspense insoutenable, entre les manigances des deux flics pour retrouver le butin, l’insouciance d’Alma et de ses amis, et le retour vengeur de Misha, bien décidé à récupérer ce qui lui revient…
Mon avis.
L’air de rien, tout est dit dans le résumé, un peu trop même car vous avez là ¾ de l’histoire.
Ma première envie après avoir lu ce roman graphique, c’est de savoir si le film Saudade existe vraiment ? Allez un tour chez Google ou un autre moteur de recherche d’ailleurs, pourquoi toujours utiliser ce monopole américain d’ailleurs ?
Alors, j’ai bien un film mais de 2011 et japonais, ça ne colle pas du tout à celui projeter dans cette BD.
Un autre film de 2013 mais ce n’est pas le bon réalisateur. J’affine ma recherche : je tape en plus Michelangelo Tetro. L’espoir fait vivre ! Ah non, là c’est mort, c’est bien une fiction ce film.
Dommage car j’y croyais vraiment à ce film vu le descriptif assez poussé des scènes proposées. Comme quoi Vincent Turhan a pas mal d’imagination pour créer un univers si pointu et immersif.
Il accompagne ce titre qui sent bon la nostalgie des cinémas d’antan, d’un trait nerveux et virevoltant. A noter aussi sa colorisation qui suit souvent l’intensité des actions, plutôt douce quand il s’agit d’amour et tonitruante quand on sort les armes.
Perso, j’y ai surtout senti du Tarantino comme atmosphère. On croit avoir droit à une bande de bras cassés au début d’album mais la fin est sans concession. J’ai trouvé cette approche assez déroutante mais comme j’aime est surpris, c’est plutôt positif.
Allez, action on tourne !
Samba de Palma.







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