D’Or et d’Oreillers

Scénario :Flore Vesco
Dessin : Mayalen Goust
Éditeur : Rue de Sèvres
Date de sortie : 18 septembre 2024
184 pages
Genre : Conte pas pour enfants

« Je reste ! Moins pour le lord que pour vous prouver qu’une femme de chambre vaut bien une lady. »

Présentation de l’éditeur

Lord Handerson, un riche héritier, a conçu un test pour choisir au mieux sa future épouse. Chaque candidate est invitée à passer une nuit à Blenkinsop Castle, seule, dans une chambre au centre de laquelle se trouve un lit d’une hauteur invraisemblable. Pour l’heure, les prétendantes, toutes filles de bonne famille, ont été renvoyées chez elles au petit matin, sans aucune explication. Mais voici que Lord Handerson propose à Sadima de passer l’épreuve. Robuste et vaillante, simple femme de chambre, Sadima n’a pourtant rien d’une princesse. Et pour cause, l’histoire que va vivre cette dernière, si elle s’apparente bien à de l’amour, est loin d’être un conte de fées…

Mon avis

Cette adaptation du roman de Flore Vesco est tout simplement superbe. Tout est beau dans les dessins et les couleurs de Mayalen Goust. Les lieux, les personnages, leurs mouvements, le découpage des planches sont magnifiquement représentés dans un album des plus intrigants.

Très rapidement, les codes des contes traditionnels sont mis en lumière, le récit est plein de sous-entendus qui en disent beaucoup plus qu’il n’y parait. L’auteure met en avant le personnage de Sadima, exceptionnelle d’intelligence, de beauté, de force de caractère et de finesse. Le mystère qui entoure le Milord tient en haleine tout au long d’une lecture aussi captivante qu’envoûtante. Les planches renvoient ici de la volupté, là de l’érotisme, et plus loin encore du fantastique mêlant gothique et…psychédélique.

L’histoire d’amour entre Sadima et Adrien se construit doucement alors même que le poids et l’influence du château s’intensifient. Les lieux jouent un rôle prépondérant dans un décorum qui est des plus fascinant et installent une atmosphère des plus lourdes. La personnification du château saute d’ailleurs aux yeux dés les premières pages, elle devient, au fil du récit, écrasante et renvoie une omniscience destructrice.

D’or et d’Oreillers n’est pas une BD pour les plus jeunes. La finesse des dialogues, et la place de l’implicite en font un album d’une intelligence et d’une élégance à part. Coup de cœur à s’offrir à Noël.

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Petitgolem13

2 commentaires sur “D’Or et d’Oreillers

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