Mon âme vagabonde

Chroniques de Tel-Aviv

Autrice : Tohar Sherman-Friedman
Éditeur : Delcourt Encrages
152 pages
Date de sortie : 6 mars 2024
Genre : autobiographie

« J’ai peur, j’ai peur de me remettre à hurler, de tout casser, de faire mal, de te mentir, de me mentir, d’arrêter de me taire ou de trop me taire. »

Présentation de l’éditeur :

Ce récit dans la veine des Filles sages vont en enfer mais cette fois-ci la réflexion de l’autrice est moins axée sur son rapport à la religion mais bien plus sur sa propre introspection, sa place en tant que femme dans le monde.

Le livre s’ouvre sur une discussion avec le meilleur ami de Tohar, qui va peu à peu se transformer en monologue dans lequel l’autrice abordera de nombreuses questions existentielles et générationnelles. Elle partagera ses peurs et ses pensées les plus intimes. Véritable voix pour sa génération, Tohar trouve les mots justes pour décrire ce que l’on peut ressentir avec la sincérité qui la caractérise.

Mon avis :

Que signifie être une femme de nos jours ? Avec les mouvements féministes, #MeToo et autres actions pour obtenir une égalité entre Hommes et Femmes, on est en droit de se poser la question. Un doute existentiel qui nous fait nous plonger en nous-même pour y chercher une réponse. C’est le cas de Tohar Sherman-Friedman qui nous dévoile, sans fard, sa perception de la vie.

Celle qui débute en ne sachant pas par où commencer, incapable de savoir quoi dire exactement, va déballer presque toute sa vie à un microphone tandis que son meilleur ami promet de rester silencieux pour ne pas interrompre son flot d’idées. L’identification de soi au sein de sa famille, dernière de 7 enfants, à travers le regard de son compagnon. Mais également entre amis, au travail et même face aux autres femmes de son entourage.

Se comparer, souvent. S’énerver, encore davantage. S’identifier, parfois. Être soi, être une femme, ce n’est pas évident. Et l’autrice ne le sait que trop bien. Elle nous en parlait déjà dans son précédent titre “Les filles sages vont en Enfer” où elle était en dissonance avec la religion de son pays, Israël.

Toujours avec son style graphique personnel (qui me rend curieuse de voir son travail de tatoueuse) et réaliste, Tohar Sherman-Friedman nous embarque à nouveau dans une quête intérieure pour s’épanouir pleinement à l’extérieur. Avec ses hauts et ses bas, ses travers et ses déceptions, mais également ce souffle d’espoir qui doit forcément mener quelque part. Que faut-il, finalement, pour être heureux ?!

ShayHlyn.

2 commentaires sur “Mon âme vagabonde

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  1. Une chronique de Tel Aviv que tu chroniques très bien !😉

    Elle me rappelle un peu son pendant masculin « KO à Tel Aviv » de Asaf Hanuka.

  2. Et dieu sait que ce ne doit pas être évident pour les femmes israéliennes et juives en général, du moment qu’elles ne sont pas soumises par la religion et leur mari ou compagnon !

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