Scénario : Tony Lourenço
Dessin : divers artistes
Éditeur : petit à petit
176 pages
Date de sortie : 16 octobre 2024
Genre : document, société
…Born…Born…Born to be alive !

Présentation de l’éditeur
Entre les sequins, les pattes d’eph’ et les chaussures à plate-forme, l’histoire du disco débarque sur le dancefloor !
De prime abord, évoluant en marge d’une société peu ouverte aux exubérances, le disco a su se placer au plus haut des charts internationales et faire groover tous les pays du monde. Entre bandes dessinées vibrantes et pages documentaires multipliant anecdotes et iconographie, découvrez pages à pages, chapitre après chapitre, les noms de celles et ceux qui ont porté ce mouvement explosif, coloré et dansant aux oreilles et aux yeux de tous !
Mon avis
A la mi-années 70, le mot Disco signifiait pour moi (à l’instar de Patrick Hernandez) un gros mot ! Car je ne jurais que par le Rock’n Roll. Puis, fan de cinéma, je suis tombé dans la tornade « Satuday Night Fever » (La fièvre du samedi soir – 1977) et j’ai commencé à aimer le rythme endiablé de ces chansons et intrumentaux qui n’avaient qu’un but : faire danser et s’amuser en discothèque (mais rassurez-vous, Rock’n Roll for ever !).

L’éditeur petit à petit nous propose cet album qui reprend l’historique du phénomène en parcourant la vie de quelques artistes, icones de l’époque. Le Disco est né aux États Unis au début des années 70, issu des ghettos et des quartiers pauvres, exactement comme le Rock’n Roll deux décennies avant. Le livre retrace les débuts avec des artistes comme Barry White, Giorgio Moroder (tiens il a fait aussi des musiques de film celui-ci !), Earth. Wind & Fire et, bien sur les Bee Gees. Mais l’apogée du Disco trouve naissance en Europe et plus particulièrement en Allemagne où des producteurs au nez fin vont créer de toutes pièces des groupes de gens qui ne faisaient que mimer des paroles chantées par des artistes de studio (vous connaissez Boney M ?) ou se trémousser habillés de manière très sexy comme Silver Convention et leur tube Fly, Robin fly.
D’autres groupes européens connaîssent une gloire éternelle comme les suédois de Abba (que certains puristes refusent d’intégrer dans la mouvance disco). Mais le Disco a aussi le mérite d’être né au moment de la libération des mœurs ce qui permettra à deux petits français en quête de succès, d’inventer le groupe Village People avec des artistes (pas tous gays) habillés dans les standards du machisme homo américain (cow-boy, indien, biker, ouvrier, motard de la police), à des chanteuses de talent comme Donna Summer (lancée aussi en Allemagne) de gémir de plaisir pendant 16 minutes en fredonnant Love to love you Baby et à d’autres artistes résolument gays de vivre leur vie pleinement comme le grand Sylvester (You Make Me Feel).

D’autres artistes et groupes incontournables sont cités dans l’album comme Amanda Lear (Follow Me), Gloria Gaynor (I Will Survive), Amii Stewart (Knock On Wood), Thelma Houston (Don’t Leave Me This Way) ou encore la star française du Disco, le grand (pas par la taille) Cerrone et bien d’autres. Un chapitre est consacré aussi aux artistes français qui ont relancé ou « boosté » leur carrière en faisant du Disco comme Sheila, Dalida, Patrick Juvet et, bien sur, Claude François. Et une mention honorable à l’homme d’un seul succès qui le fait vivre encore maintenant : Patrick Hernandez et son Born to Be Alive (d’après les dires de l’artiste, le titre lui rapporte entre 800 et 1500 € par jour).
Cependant, comme d’habitude avec ces DocuBD de l’éditeur, si le texte et les pages documentaires sont très intéressantes, on a, selon les goûts, du mal avec l’art de certains illustrateurs. Bien que, s’agissant du Disco, le visuel artistique des dessinateurs ayant participé à l’album s’accorde souvent assez bien au thème.
Enjoy !
JR

Ah toute une époque…alors si je devais choisir , ce serait the trammps , disco inferno
https://www.youtube.com/embed/u5lSeYd_riw?si=UNPoTENfrZePTdi0
Très bon morceau ! Pour ma part j’adorais Anita Ward pour « You can ring my bell :
Ah les années disco !… avec les pattes d’Eph serrées aux cuisses et qui recouvraient les godasses de la pointe aux talons et les cols de chemises pelles à tarte !🤣… c’était le bon temps, surtout pour Saturday night fever, les Bee Gees et Patrick Hernandez qui avait touché le jack pot !