Dessin : Emmanuel Despujol.
Scénario : Eric Corbeyran.
Éditeur : Soleil.
Date de sortie : 15 mai 2024
56pages
Genre : fantastique.
«Je te propose un dernier marché : la vie de ton fiancé contre ta soumission. »

Le résumé éditeur.
À l’aube du 2e siècle de notre ère, en Calédonia, les tribus scots sont confrontées à une invasion romaine.
Lucius, centurion romain et commandant en chef de la lXe légion, retient en otage Leta, fille du puissant chef de clan scot Galam . Entre haine et passion, leur relation toxique va conduire Leta à trahir celui qui avait fini par lui accorder sa confiance, précipitant les légions romaines vers une défaite cuisante face aux tribus scots et leurs alliés mythologiques, les géants Fomôrés.
Mon avis.
Désolé mais je ne serai pas tendre pour ce titre !
C’est dans un grand moment d’égarement que j’ai plongé dans cet album attiré certainement par les légionnaires en couverture. Mais j’aurais déjà dû me méfier du nom du scénariste qui est pour moi synonyme de grandeurs et décadences. Mais soyons fou, pourquoi pas une rédemption, les miracles ça existe tout comme les créatures fantastiques … non ?
Je dois avouer que je m’attendais à une transposition historique un peu plus crédible mais on est clairement dans l’ésotérisme habituel du scénariste avec l’apparition de mystérieuses créatures venues de nulle part.
Lucius est le seul personnage qui a un peu d’envergure et de profondeur, les autres sont d’une triste banalité avec un comportement plus que binaire et sans surprise.
Le dessin aurait pu sauver un peu l’affaire en rendant cet ouvrage divertissant mais là aussi il y a des failles . Tout d’abord notons la colorisation clinique et vraiment trop moderne pour ce genre d’histoire. Ensuite les expressions sont souvent sans grande nuance et lorgnent souvent vers le caricatural. Et puis ce qui m’a réellement fait tiquer, c’est le manque de constance des personnages. On a en effet l’apparition ou la disparition sur les visages de peintures guerrières d’une case à l’autre…pas très sérieux tout ça. Il reste les scènes de combat qui donnent un petit souffle épique à l’ensemble.
Franchement, cette BD aurait été une première œuvre, j’aurais pu passer l’éponge mais là avec des auteurs aussi confirmés, ça sent vraiment la roue libre !
Samba.







Apparemment tu n’as pas aimé ! (même si le dessin « trop propre » aurait mérité un peu mieux)
Je me dis seulement que cette BD aurait pu être mieux fignolée car le début est correcte.