Scénario : Pascal Bresson
Dessin et couleurs : Giulio Salvadori
Éditeur : La boîte à bulles
160 pages
Date de sortie : avril 2024
Genre : Histoire
Le 6 avril 1944, un détachement de la Wehrmacht mené par la Gestapo arrête les 45 enfants de la colonie d’Izieu et les 7 adultes.
Présentation de l’éditeur
Début 1943, Sabine et Miron Zlatin créent à Izieu, dans l’Ain, une colonie pour accueillir et protéger des enfants juifs, en zone italienne. Mais le 8 septembre 1943, l’armée italienne capitule face aux Alliés et laisse sa place aux troupes allemandes dans le Sud-Est de la France.
Début 1944, les signaux d’alarme se multiplient avec des arrestations à Chambéry et aux alentours et avec le remplacement du sous-préfet de Belley, protecteur de la colonie. Mais avant que la colonie ne soit effectivement dispersée, débarque, le 6 avril 1944, un détachement de la Wehrmacht et 3 officiers SS qui embarquent sans ménagement les quarante-cinq enfants et les sept adultes de la colonie.
Seul échappe à la rafle Léon Reifman qui a pu sauter par la fenêtre et trouver refuge chez les voisins, les Perticoz. Ces derniers ont eux-mêmes assisté, impuissants, à la rafle… Ils ne comprennent pas : pourquoi s’en prendre ainsi à des enfants ? Qui a bien pu attirer l’attention de Klaus Barbie et de ses sbires sur cette paisible colonie ? Y aurait-il eu dénonciation ? Pendant ce temps, les enfants sont emmenés à Lyon puis Drancy avant leur déportation et leur extermination.

Mon avis
Encore une histoire tragique de la seconde guerre mondiale, comme on peut hélas en compter des centaines. Une histoire moins connue que d’autres, en tout cas moi je ne la connaissais pas. D’où l’utilité de cet ouvrage qui participe au travail de mémoire, pour que ne soient pas oubliées les victimes de la folie nazie et particulièrement ici, les 45 petites victimes de la colonie d’Izieu.
A l’occasion du 80ème anniversaire de cette rafle, Pascal Bresson la met intelligemment en lumière en exposant les faits puis les témoignages des deux seuls survivants et des divers témoins oculaires. Des récits puissants et bouleversants. Il aborde aussi le rôle de Klaus Barbie dans la déportation de ces 45 enfants juifs et 7 adultes de la colonie d’Izieu en évoquant rapidement son procès. Enfin, sur un ton légèrement polar, il évoque l’éventuelle complicité d’un habitant du village qui aurait facilité le travail de Barbie et de la Gestapo.
Après avoir raconté la vie de Simone Veil, le destin des trois sœurs Jacob et la traque de nazis par le couple Klarsfeld, Pascal Bresson apporte une nouvelle fois sa pierre à l’édifice mémoriel de la seconde guerre mondiale avec ce récit puissant, émouvant et nécessaire.
Loubrun

Le triste dans tout ça c’est que l’Humanité n’en a tiré aucune leçon. Cela s’est déjà reproduit ailleurs et cela se reproduira encore dans pas longtemps…