Scénario : Dan Panosian
Dessin : Dan Panosian
Couleurs : Fabiana Mascolo
Éditeur : Delcourt
76 pages
Date de sortie : mai 2023
Genre : anticipation ; science-fiction
» Tu as parlé au gouvernement, et ils n’ont pas cru à la théorie des points sensitifs atmosphériques. Et tu es surpris ? «
Présentation de l’éditeur
Belgrade sous les bombes. L’organisme de la petite Katya rejette sa récente greffe de rein. Son père, Alexsander, cherche un supercalculateur pour déterminer les coordonnées terrestres exactes d’où provoquer la formation d’un épais brouillard. Pour donner le répit nécessaire au rétablissement de sa fille, pour sauver leurs vies… Les premières coordonnées indiquent le désert malien…

Mon avis
Voici dans cette 12è adaptation des futurs de Liu Cixin, la version de la théorie du battement d’aile de papillon revisitée. Ce fameux effet papillon qui veut que « Le battement d’ailes d’un papillon au Brésil peut-il provoquer une tornade au Texas ? », autrement dit, une modification infime des conditions initiales à un endroit pourrait provoquer des bouleversements conséquents et durables à l’autre bout de la planète.
Pour illustrer cette théorie, Liu Cixin met en scène Alexsander, un mathématicien à Belgrade en pleine guerre des Balkans. Sa petite fille fait un rejet de sa récente greffe de rein. Pas facile d’assurer le traitement médical avec sérieux quand la ville est la cible permanente de bombardements. Alexsander a écrit un programme informatique très complexe qui pourrait l’aider à faire stopper les bombardements. Ce programme permettrait de contrôler la théorie du chaos et d’anticiper les effets papillons en compilant les données météo mondiales. Pour cela il faut un supercalculateur capable d’ingurgiter des milliards de données dans un temps record et de régurgiter les endroits sur la planète ou il faut agir. L’idée est simple : en mettant Belgrade sous une chape de brume permanente, les bombardements deviendront impossibles. Alexsander se transforme donc en globe trotter pour appliquer ses effets papillon.
Le pitch hyper attractif pique la curiosité. Malheureusement, l’effet a du mal a prendre pour cause de narration un peu lente et virant au larmoyant avec le drame que vit la fillette. Du coup, on du mal à croire au projet d’Alexsander et à s’y attacher.
Côté dessins, on voit bien l’origine comics de Dan Panosian. La mise en page hyper simple (4 cases sur la largeur) et la sur utilisation de gros plans n’aspirent pas à dynamiser la narration déjà lente. Dommage, parce qu’il me semble que l’histoire proposée revêt un caractère d’urgence et donc demande du rythme dans la narration. Mais sinon, le dessin est quand assez chouette !
Loubrun

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