Gargantua

D’après l’œuvre de François Rabelais

Scénario : Marielle Faucheur
Dessin : Jean-Luc Loyer
Colorisation : Parada
Éditeur : Jungle
76 pages
Date de sortie : 29 septembre 2022
Genre : adaptation, légende

« La nuit, ils observent le ciel, les comètes, la position des astres. Gargantua progressait de jour en jour. La méthode, bien qu’apparemment difficile au commencement, fut à la longue si douce, légère et délectable qu’elle ressemblait plutôt à un passe-temps de roi qu’à l’étude d’un écolier. »

Présentation de l’éditeur :

Un classique adapté et mis à hauteur des jeunes lecteurs !

Au royaume d’Utopie, la famille royale s’agrandit, Grandgousier et sa femme Gargamelle accueillent leur fils. Après onze mois de gestation, la reine donne naissance – par l’oreille ! – à Gargantua, un géant, comme ses parents. François Rabelais conte la vie « très horrifique » de ce géant, en décrivant son enfance, son éducation, son séjour à Paris et ses exploits guerriers. En effet, Gargantua s’illustre lors de son combat acharné aux côtés du Frère Jean pour sauver le royaume de son père, envahi par Picrochole. La victoire sur l’ennemi est célébrée à l’abbaye de Thélème.
Gargantua_Francois Rabelais_Faucheur_Loyer_Parada_Editions Jungle_extrait

Mon avis :

Si les termes relatifs à ce héros sont monnaie courante dans notre jargon, son histoire l’est nettement moins. Trop longtemps confondu, pour ma part du moins, avec l’œuvre « Saturne dévorant son fils » de Francisco de Goya : cette nouvelle lecture simplifiée (tout en usant des phrases mêmes de François Rabelais autant que faire se peut) remet directement Gargantua dans son contexte !

Avec ce personnage, l’auteur se permet, avec une bonne touche d’humour, de remettre en question des préceptes bien établis à son époque. Notamment l’éducation ! Après des années à passer de grands maîtres en grands maîtres, Gargantua ressemble davantage à un benêt qu’à un érudit alors qu’en adaptant son enseignement, en le faisant réfléchir à ce qu’il étudie tout en maintenant une forme et une santé de fer, le voilà prêt pour régner à la place de son père.

Pourquoi avec humour ? Parce qu’en parlant trop franchement, François Rabelais a subit la censure de l’Église même avec ce titre… Mais revenons-en à cette adaptation ! Marielle Faucheur a réussi à scinder l’œuvre de l’auteur en chapitres qui se suivent tout en nous évitant la longue pagination du roman. Mais plus encore que de citer Rabelais, quelques pages sont de son cru et ramène encore une touche drôle en voyant Rabelais expliquer chaque passage à son chien très concentré.

Le dessin de Jean-Luc Loyer est également tourné à l’humour avec des visages très expressifs, même avec un trait simple ou quand le sang gicle. Quant à la colorisation de Parada, celle-ci se veut harmonieuse, tantôt multicolore dans les aventures de Gargantua, tantôt en sépia pour revenir auprès de Rabelais ou dans des souvenirs lointains.

Une chouette façon de découvrir ce héros débonnaire, intelligent – même s’il aura fallu le temps – et fin stratège en compagnie de son précepteur Ponocrates, son page Eudémon, son coach Gymnaste et Frère Jean, un curieux moine viril, musclé et finalement très attachant !

ShayHlyn.

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