Tarzan T2

Au centre de la terre

Œuvre originale : Edgar Rice Burroughs
Scénariste : Christophe Bec
Dessinateurs : Rob de la Torre & Stefano Raffaele
Editeur : Soleil
Genre : Aventure
Sortie : le 10 novembre 2021

L’art de s’interroger face à une toile de maître, de lire des encyclopédies ethnologiques  et surtout : de s’adonner à la luxure dont l’unique but consiste à oublier, rêvasser, prendre du plaisir là où il se présente, tout vivre et tout oublier afin de ne pas songer à la jungle et ce qui lui manque tellement.

Avis de l’éditeur :

Parti en expédition à la recherche de la légendaire cité d’Opar et de ses trésors, Tarzan va vivre l’une de ses plus palpitantes aventures. Elle le mènera à bord d’un zeppelin jusqu’à Pellucidar, la terre creuse, monde souterrain préhistorique regorgeant de dangers dont il pourrait bien ne pas revenir indemne.

Mon avis :

A bord d’un paquebot au  cœur de l’Atlantique, Lord Greystoke, sous le pseudonyme de Johnny Grey, occupe son temps pour éviter de penser à Jane Porter, dorénavant loin derrière lui. D’interminables soirées à jouer au poker qui lui réussissent sur le plan financier mais qui le mettent en rogne, jugé par des snobinards écervelés pour son manque de tact lors de soirées mondaines.

N’en pouvant plus face à ces taquineries mal placées, il quitte l’équipage direction Paris et profite de mille plaisirs offerts en abondance. Une soirée à l’opéra le ramènera toutefois à la réalité des choses : la comtesse de Coude fort attirée par l’homme, l’invite dans son domaine. Mais la situation décline et tourne au carnage avec le mari qui l’affronte quelques jours plus tard lors d’un duel meurtrier.

Le mal du pays contraint Tarzan à quitter l’Europe et revenir parmi les siens, au cœur de la jungle. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il réapprend les rouages de sa véritable existence,  de ses fiers amis tels que Karnath, et affronte le lion querelleur s’associant avec Busuli de la tribu Waziris.

Ensemble, ils franchissent les montagnes afin de découvrir un trésor inestimable. Mais la grotte renferme plus que de l’or. L’endroit y sert aux sacrifices et rituels humains, menés par des prêtres hallucinés munis de sceptres colorés …

Depuis la création de  Tarzan – l’homme de la jungle par Edgar Rice Burroughs en 1912, on ne compte plus les adaptations en tout genre, de la BD au cinéma. Certaines indémodables et révélatrices, d’autres n’apparaissant que le temps d’un instant.

Tartan_T02_Au centre de la Terre_Edgar Rice Burroughs_Christophe Bec_Rob de la Torre_Stefano Raffaele_Soleil edition_extrait

Cette version signée Christophe Bec restera sûrement parmi ces incontournables, prenant le lecteur aux tripes, synonyme de révélation bienfaitrice et répondant aux attentes du lectorat. L’intérêt probant ne se résume guère uniquement aux épisodes se déroulant dans la jungle mais bien au-delà, immortalisant ce héros incarné d’une part par Lord Greystoke, fin connaisseur et diablement réputé et instruit, et à fortiori, sa véritable nature : l’extravagance et la puissance hors normes d’une force bestiale autant capable de briser la chair que de rallier à sa cause prometteuse et bénéfique quiconque reconnaîtra sa valeur, d’homme libre et compatissant.

Au fil du récit, on ne peut que s’enthousiasmer pour la caricature reproduite par Christophe Bec, par cette trame riche et ouvrant la gueule béante vers l’infini de possibilité. Cette interprétation de Tarzan se veut magnétique, prononcée par un trait exemplaire, du moins pour la première partie marqué du sceau de Rob de la Torre. Un trait viscéral, d’outre-tombe, et également lumineux, raccordant minutieusement les extrêmes. Une richesse visuelle sans pour autant sombrer vers le superflu, Rob de la Torre affine son trait, et véhicule un diaporama de croquis qui expriment tant. Sans racoler le lecteur, il l’accompagne de manière exquise et sensitive.

Ce n’est malheureusement pas le même constat pour son collègue Stefano Raffaele, qui propose une œuvre davantage classique, loin de jouer les réservistes certes, mais qui ne parvient hélas pas à faire trembler les rétines. Le passage entre les deux artistes laisse un vide, un blanc qui perd en armurerie.

Quoi qu’il en soit, cette version de l’homme de la jungle vaut agréablement le détour, et permet de s’immiscer de manière accessible vers les contrées aventureuses de l’être farouche mais juste. A l’instar de Conan ou Rahan, ces guerriers ont la dent dure, nous comble encore et toujours et cognent au moment opportun !

Coq de Combat

Total : ?

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :