L’Enfer pour Aube – T01 – Paris Apache

Scénario : Philippe Pelaez
Dessin : Tiburce Oger
Éditeur : Soleil
Date de sortie : 02 mars 2022
68 pages
Genre : Aventure

« Vous n’avez pas connu la Commune, Gosselin, vous ne savez pas de quoi sont capables les hordes désoeuvrées ! »

Présentation de l’éditeur

L’Enfer pour Aube, au titre tiré d’un poème de Victor Hugo, se déroule dans un Paris en pleine transformation, sur fond de Commune, d’idéal révolutionnaire, et de désenchantement face au modernisme.

Dans le Paris du début du vingtième siècle, des notables sont éliminés les uns après les autres par un étrange Inconnu au visage recouvert d’une écharpe rouge. Celui-ci, qui n’oublie jamais de laisser un Louis d’Or près de chacune de ses victimes, œuvre de concert avec les redoutables Apaches pour semer la terreur dans la capitale. Dans quel but ?

Mon avis

Nombre d’historiens ne font pas spécialement correspondre les siècles avec les dates rondes. Par exemple, le XIXème siècle est un peu décalé puisqu’il commence vraiment en 1815 avec la chute de Napoléon et se termine en 1914 au début de la Première Guerre Mondiale. Donc, malgré une action se déroulant en 1903, c’est bien d’un XIXème siècle finissant dont nous parlent les auteurs. Et même, plus précisément, des conséquences sociales et politiques de la Commune de Paris (et d’autres villes françaises d’ailleurs…) où la Réaction a remis « à sa place » le petit peuple, c’est à dire dans la misère et la fange d’où il n’aurait jamais dû avoir l’outrecuidance d’essayer de sortir, le tout dans une violence extrême.

Après, les capitalistes aiment à dire que tout se paye… Et c’est exactement ce qui arrive dans cette magnifique BD. Je dis magnifique car le dessin de Tiburce Oger est véritablement splendide. Entre les cadrage, la gestion du mouvement, le trait et les couleurs, le dessinateur virtuose coche décidément toutes les cases ! Mais revenons au scénario qui, s’il n’est pas d’une originalité exceptionnelle – récit d’une vengeance et flic « torturé » (par la maladie) qui court après le vengeur masqué…- se laisse néanmoins lire très facilement. Il faut dire que c’est bien construit et très bien rythmé, notamment par la présence de unes de journaux elles mêmes magnifiquement illustrées. Et puis, justement, le mélange entre injustice sociale, la canaille et la vengeance personnelle rend le tout très plaisant.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai vraiment bien aimé ce premier tome que je vous recommande clairement en attendant le deuxième avec impatience.

ScénarioDessinico_Album
coeur_trois_et_demicoeur_quatre_et_demicoeur_quatre

Odradek

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