Dai Dark T.1  

Autrice : Q-Hayashida
Editeur : Soleil Manga
Genre : Science-fiction
Sortie : le 16 mars 2022

Reconnaissons fièrement le grand talent de Q-Hayashida à éveiller notre intérêt pour ce puzzle SF d’outre-tombe. Des personnages aussi loufoques que démesurés, l’outrance et l’exagération allant bon train, main dans la main, vers une escalade déviante et provocatrice de créatures mortes, vagabondant dans les limbes de l’univers.

Avis de l’éditeur :

Sanko Zaha, un ado qui adore les spaghettis, voyage dans les ténèbres de l’espace infini. On raconte que ses os exauceraient n’importe quel souhait. C’est pourquoi les pires malfrats de l’univers veulent lui faire la peau ! Heureusement, toujours accompagné d’Avakian, son fidèle compère, il n’hésitera pas à désosser gaiement tous ses assaillants.

Mon avis :

Au fin fond de l’univers ère un être nommé Sanko Zaha avec, comme particularité, des os capables d’exaucer n’importe quel vœu. Un hôte à l’apparence humaine, bien qu’affaibli par ses nombreux combats, et son fidèle comparse Sakadoh qui, à maintes reprises, le sauve d’un bien triste sort. Les deux fonctionnent à l’unisson, tel le Yin et le Yang, et c’est en quelque sorte préférable, vu les nombreuses spéculations élaborées sur Sanko Zaha, le voyageur de l’espace infini. Plus d’un cherche à prendre possession de ses os, quête de graal absolue.

Dai Dark_T01_Q-Hayashida_Soleil Manga_Extrait

Celles et ceux qui connaissent l’univers de Dorohedoro savent pertinemment à quoi s’en tenir. Le style visuel de Q-Hayashida se démarque sur tous les fronts : un trait granuleux joignant le morbide aux dépouilles en tout genre, un style graphique qui patauge dans une semoule nauséabonde et visqueuse, subjuguant le regard ou répugnant celui-ci. Autant se l’avouer franchement : la ligne graphique de l’autrice, certes à succès, plaît d’entrée de jeu ou donne la nausée. Sacré coup de poker.

Et Dai Dark, nouvelle fabrique populaire du genre n’est pas épargnée, poignant dans les entrailles spatiales du vortex subliminal. Là où Dorohedoro avançait ses plates-bandes grâce à ses protagonistes reptiliens et sauriens, Dai Dark se concentre aux ossatures en tout genre. Si les squelettes ne vous font point fantasmer, évitez toute souffrance inutile, à moins d’être masochiste. Car en matière de carcasses, vous serez servi à raison de bonnes bouchées sans moelle page après page, sans temps mort.

Ceci dit, reconnaissons fièrement le grand talent de Q-Hayashida à éveiller notre intérêt pour ce puzzle SF d’outre-tombe. Des personnages aussi loufoques que démesurés, l’outrance et l’exagération allant bon train, main dans la main, vers une escalade déviante et provocatrice de créatures mortes, vagabondant dans les limbes de l’univers. Le résultat est juste bluffant et tétanisant, d’une précision millimétrée prenant aux tripes (si ils vous en restent un tant soit peu après ce mets onctueux), nous ramenant des contrées en arrière au stade de fossiles végétatifs, voire sous aspects de cyanobactéries.

La messe est dite et néanmoins, on suppose déjà le lecteur, avide de tels récipients hors normes, de quémander la suite au plus vite. Car sait-on jamais, avec un brin de bonne chance, qu’une étoile bienfaitrice nous porte sous son aile, que ce chemin si rocailleux imbriqué d’os sulfureux soit notre prochaine destinée, vers un oubli dimensionnel sans fond.

Coq de Combat

3 commentaires sur “Dai Dark T.1  

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